Dramma comico
créé au Palais royal de Ribeira,
à Lisbonne, durant le carnaval de 1739.
"L'oeuvre suit les règles de la commedia per
musica du premier settecento napolitain sur un livret mettant en
relief un théâtre de situations : rôle du
travestissement par amour (Spinalba / Florindo), le vieillard
maniaque de mythologie (Arsenio), le couple maître-valet
(Vespina / Togno), le valet déguisé en médecin,
et le cercle implacable des amants que seul un lieto fine peut
boucler (Spinalba aime Ippolito ; Landra, Elisa; Elisa, Florindo;
Ippolito, Elisa...). Huit rôles aux difficultés
semblables, trois actes, vingt-huit airs, admirablement écrits
pour les voix et d'une très grande variété, une
instrumentation cristalline et transparente d'une belle invention."
(Opéra International - novembre 1993)
Représentations :
Berlin - 7 août 1996 (première) - Orchester
der Neuen Opernbühne Berlin - Ensemble ORIOL Berlin - dir.
Sebastian Gottschick - mise en scène Alexander Paeffgen -
décors Elli Strauven - costumes Regine Hilt -
lumières Andreas Greiner - dramaturgie Jochen
Breiholz
Lisbonne - Real Theatro de
Sao Carlos - 31 juillet 1993 -
à l'occasion du bicentenaire de la reconstruction de
l'opéra détruit par le tremblement de terre de 1755
- dir. Manuel Ivo Cruz - mise en scène, décors et
costumes Tito Celestino Da Costa - avec Helena Vieira (Spinalba),
Marina Ferreira, Inaki Fresan (Arsenio), Manuela Castani, Carlos
Guilherme, Rui Taveira, Miguelangelo Cavalcanti (Togno)
" La présente
production de Tito Celestino da Costa parvient à articuler
avec bonheur les différentes composantes de l'ouvrage. Sans
renoncer au giocoso, il évite à la commedia de sombrer
uniquement dans le bouffe, redonne aux grandes pages leur
caractère baroque...Manuel vo Cruz déçoit en
revanche : malgré une rigueur des articulations, un souci de
transparence et de raffinement, il n'évite pas toujours dans
sa direction un énoncé monochrome de la partition,
négligeant surtout l'importance des récitatifs (soumis
à d'im-placables ciseaux) et ne retrouve jamais la pulsation
et la continuité requises. Le plateau est souvent
étranger à l'esthétique baroque à
l'exception de Miguelangelo CavaIcanti qui, malgré des moyens
encore insuffisamment épanouis, fait preuve d'un sens du
phrasé, d'une franchise de projection, d'un contrôle du
souffle. Mentionnons encore la Spinalba d'Helena Vieira à
l'émission fière et à la musicalité
irréprochable mais aux intonations un peu alanguies et
à la vocalisation discutable, l'Arsenio bien dessiné de
lnaki Fresan, et la Vespina d'une extrême fraîcheur de
timbre d'Ana Ferraz." (Opéra International - novembre
1993)