L'opéra baroque
Les
compositeurs
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Nicolas BERNIER
28 juin 1664 (Mantes) - 5 septembre 1734
(Paris)
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Nicolas Bernier fut, après Charpentier,
un des premiers compositeurs français à aller
étudier en Italie (avec - semble-t-il - Caldara à
Rome). Il fut maître de chapelle à la cathédrale
de Chartres, puis à Saint-Germain l'Auxerrois, et fit sans
doute partie du groupe de compositeurs qui dans les années
1690 expérimentaient à Paris les genres de la sonate et
de la cantate et fut, après le tournant du siècle, un
des premiers à publier des recueils de cantates. Bernier
était l'ami et le maître de Philippe d'Orléans
qui, en 1704, l'aida à succéder à Charpentier
comme maître de musique de la Sainte-Chapelle. Il épousa
en 1712 une fille de Marin Marais, Marie-Catherine, et, en 1723,
devint l'un des trois sous-maîtres qui
succédèrent à Lalande à la Chapelle
royale. À tous ces titres, il produisit une grande
variété de musique sacrée et un traité de
contrepoint à deux voix (Principes de composition). Son
Miserere et son Cum invocarem furent parmi les
premières oeuvres exécutées au Concert-Spirituel
(1725). (Guide de la Musique Baroque - Fayard)
"Né à Mante sur Seine le 28Juin 1664,
successivement Maître de Musique de l'église S. Germain
l'Auxerrois, de la Sainte Chapelle de Paris, et de la Chapelle du
Roi, mort à Paris le 8 Juillet 1734, inhumé en
l'église de S. Jean le Rond.
Il fut élevé Enfant de Choeur à
l'Église de Notre-Dame de Mante, où il apprit les
principes de la Musique, dans laquelle il vint se perfectionner
à Paris; il y fit en peu de temps de grands progrès, ce
qui lui donna dans la suite des Protecteurs de la plus grande
considération, dont M. le Duc d'Orléans, petit-fils de
France, voulut bien être du nombre. Ce Prince lui fit avoir en
1704, ~ la mort de Charpentier, la place de Maître de Musique
de la Sainte Chapelle de Paris, et Berier s'étant marié
quelque temps après à la fille de Marais,
célèbre Musicien dont nous avons parlé, le
Prince obtint du Chapitre, qu'il conserveroit sa place,
àcondition que sa femme n'habiteroit pas dans la maison
destinée au Maître de Musique ; exemple unique, cette
place ne pouvant être remplie que par un homme dans le
célibat avec l'habit Ecclésiastique. Bernier quitta
cette Maîtrise vers 1720, que M. le Duc d'Orléans, pour
lors Régent du Royaume, le nomma à celle de la Chapelle
du Roi. M. le Duc de Noailles, aujourd'hui Maréchal de France,
a donné aussi de grandes marques de sa protection à ce
Musicien.
Berier a fait connoître son sçavoir par
plusieurs Motets à grands Choeurs qu'il a fait exécuter
à la Sainte Chapelle, et à la Chapelle du Roi pendant
plus de trente ans. L'Abbé Garon ordinaire de la Musique du
Roi a été le Légataire de tous ces Motets, dont
la plus grande partie mériteroit d'être imprimée
ou gravee. Berier n'ayant pas fait cette dépense de son
vivant, s'est contenté de faire graver deux gros Livres de
Motets à une, deux et trois voix, dont quelques-uns avec
Symphonie ; le premier en 1703, et le second en 1713. Il en a
laissé un troisième commencé, et qui a
été achevé par l'Abbé de La Croix,
Prêtre et Maître de Musique de la Sainte Chapelle, auquel
il a laissé par son Testament les planches gravées des
deux premiers Livres ; le troisième Livre a été
gravé en 1741.
Les ouvrages de Bernier, qui sont les plus
répandus dans le monde, consistent en cinq Livres de Cantates
àune et deux voix, dont quelques-unes avec symphonie, qui sont
gravés ; le premier a paru en 1703, presque toutes les Paroles
sont de Rousseau ; il en a encore employées quelques-unes de
ce Poète dans ses autres Livres. Les Paroles du second Livre
sont presque toutes de Fuzellier, et ce Livre est plus rare que les
autres, les Planches gravées ayant tiré moins
d'Exemplaires ; il a composé encore un sixième Livre,
mais qui n'est que Manuscrit. Il a fait aussi la Musique de quelques
divertissements appelés les Nuits des Sceaux, pour les
fêtes que Madame la Duchesse du Maine a données pendant
quelques années, dans le Château et dans les Jardins de
Sceaux. Il a légué les Planches de ses Cantates
à M. Vanhoue son ami. On trouve encore dans une vingtaine de
Recueils d'Airs sérieux et à boire, imprimés
chez Christophe Ballard, plusieurs Airs à une et deux voix de
ce Musicien."
(Évrard Titon du Tillet - 1677 -
1762)
Pour en savoir plus :
- Musicologie.org
- biographies, oeuvres, références
http://musicologie.free.fr/Biographies/bernier_nicolas.html
- Musique Baroque
Versaillaise
http://www.baroque-versailles.com/biographies/Nicolas_bernier.html
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