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LES FÊTES DE THÉTIS
ÉGINE / TITON ET L'AURORE
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COMPOSITEUR
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Colin de BLAMONT / Bernard de BURY
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LIBRETTISTE
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Pierre-Charles Roy
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ENREGISTREMENT
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ÉDITION
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DIRECTION
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ÉDITEUR
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NOMBRE
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LANGUE
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FICHE
DÉTAILLÉE
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2007
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2007
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Sébastien d'Hérin
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Musique du Baroque Français
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1
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français
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Ballet héroïque en deux actes et un
prologue, sur un livret de Pierre-Charles Roy (1683 - 1764),
représenté devant le Roi à Versailles, sur le
Théâtre des Petits Appartements, monté dans le
Grand escalier des Ambassadeurs, le 14 janvier 1750, repris le 22 du
même mois.
La distribution réunissait : Mme de Marchais
(Thétis), Mme Trusson (la Seine), le duc d'Ayen (Mercure) dans
le prologue, Mme de Pompadour (Égine), M. de la Salle
(Jupiter), M. de Clermont (Sisyphe) dans le premier acte, Mme de
Pompadour (l'Aurore), Mme de Marchais (Hébé), le
vicomte de Rohan (Titon), le marquis de la Salle (le Soleil).
Le prologue et le premier acte (Sisyphe amoureux
d'Égine) furent composé par Colin de Blamont, le
second acte (Titon et l'Aurore) par Bernard de Bury. Les
ballets furent réglés par Jean-Baptiste Dehesse
(*), que la marquise de Pompadour avait choisi pour les
spectacles des Petits Appartements.
(*) Jean-Baptiste Dehesse (ou De Hesse), né à
La Haye en 1705, mort à Paris en 1779. Il fut successivement
maître à danser à Valenciennes (1729 - 1734),
comédien (1734 - 1762) et maître de ballet (1738 - 1757)
à la Comédie italienne, maître de ballet pour le
théâtre de Mme de Pomapadour (1747 - 1753), et
attaché à l'Oréra Comique (1758 - 1779).
On trouva cet opéra froid et long comme s'il
avait cinq actes, mais le marquis d'Argenson, ennemi de la
marquise de Pompadour, jugea « qu'elle seule a pu amuser le
roi », jouant avec « des grâces qu'elle seule
a possédées ». La troupe s'empressa de
remonter une comédie, et une semaine après, on joua le
Préjugé à la mode de La
Chaussée.
L'acte Titon et l'Aurore fut repris
à l'Opéra le 18 février 1751, avec Mlle Lemierre
(Hébé), Jélyotte (Tiron), Mlle Romainville
(l'Aurore), Lepage (le Soleil).
Représentations
:
- Versailles - Galerie des
Batailles - 14 octobre 2007 - Les Nouveaux
Caractères - clavecin et direction Sébastien
d'Hérin - avec Karine Deshayes (Égine), Caroline
Mutel (Thétis), Arnaud Marzorati (Sisyphe),
Jean-Sébastien Bou (Jupiter )
"À partir de
1745, Madame de Pompadour règne à Versailles sans
partage. Mélomane et musicienne accomplie, elle distrait le
roi en donnant des représentations sur son
Théâtre des Petits Appartements, où elle
apparaît elle-même entourée de quelques-uns de ses
proches. Madame de Pompadour passe des commandes à
différents auteurs, dont François Colin de Blamont,
figure incontestée de l'art lyrique français.
Égine sera l'une des dernières œuvres du compositeur.
Impressionné par Rameau - dont il était un grand
admirateur - le vieux maître renouvelle son style et signe des
pages magistrales absolument inouïes. Alliant la mélodie
d'un Campra, le brio d'un Mondonville et l'harmonie travaillée
d'un Rameau, Colin de Blamont affirme ici tout son talent et sa
personnalité. "
"Découverte enfin, que
cette Égine de François Colin de Blamont – plus
exactement le prologue et le premier acte des Fêtes de
Thétis, complétés lors de la création le
14 janvier 1750 sur le Théâtre des Petits Appartements
de Madame de Pompadour, qui y tenait le rôle d’Égine,
par Titon et l’Aurore de Bernard de Bury. Respectueux du
modèle ramiste, et toujours attrayant, Blamont n’en surprend
pas moins l’aventure d’Egine et Jupiter par des pointes d’harmonies
audacieuses et de tendresses préclassiques.
D’une beauté
allégorique, la Thétis de Caroline Mutel illumine le
prologue de ses aigus d’étincelle, quand l’Égine souple
et claire de Virginie Pochon enchante. Toujours excellent diseur, le
Jupiter claironnant de Jean-Sébastien Bou tend à
disparaître dans le bas de la tessiture, mais le Sisyphe
d’Arnaud Marzorati timbre jusqu’aux abysses de la jalousie avec
délectation.
Peut-être la fougue de
Sébastien d’Hérin friserait-elle l’agitation si elle ne
se traduisait chez ses Nouveaux Caractères par une
sensualité aussi urgente, mais elle incarne à merveille
l’esprit de ces célébrations profuses, fastueuses,
juste reflet d’une musique baroque française en
perpétuelle reconquête."
- Opéra Magazine -
décembre 2007
"Destiné au
Théâtre des Petits Appartements de Mme de Pompadour,
Égine soutient l’intérêt. Moins ambitieux que
Rebel et Francoeur, Français Colin de Blamont s’attache
à une fidèle mise en musique du livret. Le récit
est composé avec vivacité et sensibilité, tandis
que la part instrumentale assure pleinement sa tâche imitative.
Là encore, le modèle ramiste s’impose et Colin de
Blamont s’y assujettit volontairement.
Dirigeant l’ensemble Les
Nouveaux Caractères, Sébastien d’Hérin a voulu
que cette redécouverte nme avec vie dramatique. Noble
préoccupation qui nous a permis d’écouter un propos
musical sans cesse animé, presque trop, au risque
d’entraîner les instrumentistes dans des
hétérogénéités et des
duretés inutiles, et de conduire les chanteurs à la
lisière de la surexpressi. Bien entendu, Karine Deshayes
dispose des moyens pour répondre à de telles
sollicitations (diction impeccable, voix longue, présence
magnétique) et elle campe avec classe une troublante
héroïne. Amaud Marzorati, au timbre sombre et à la
diction efficace, se tient à sa hauteur."
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