VENUS AND ADONIS

Masque for the entertainment of the King

Venus et Adonis - Le Titien

COMPOSITEUR

John BLOW
LIBRETTISTE

anonyme

ENREGISTREMENT
EDITION
DIRECTION
EDITEUR
NOMBRE
LANGUE
FICHE DETAILLEE
1951

Anthony Lewis
L'Oiseau Lyre
1 (LP)
anglais
1984
1990
Anthony Rooley
DHM
2
anglais
1988
1992
Charles Medlam
Harmonia Mundi
1
anglais
1992
1992
Philip Pickett
Decca
1
anglais
1992
2008
Philip Pickett
L'Oiseau Lyre
1
anglais
1998
1999
René Jacobs
Harmonia Mundi
1
anglais
1998
2008
René Jacobs
Harmonia Mundi
1
anglais
2010
2011
Elizabeth Kenny
Wigmore Hall
1
anglais

2011
Paul O'Dette/Stephen Stubbs
CPO
1
anglais

Masque pour le divertissement du roi, en un prologue et trois actes, sur un livret d'auteur inconnu, créé devant la cour d'Oxford au cours de l'été 1681.

Le rôle de Vénus était chanté par Mary Davies, dite Moll, née en 1657, ancienne maîtresse de Charles II Stuart, et celui de Cupid par Lady Mary Tudor, leur fille, à peine âgée de neuf ans (1673 - 1726).

Lady Mary Tudor

Le livret fut publié en 1684, date à laquelle eut lieu une représentation au pensionnat de filles de Josias Priest à Chelsea, où devait être représenté, cinq ans plus tard, Dido and Aeneas de Purcell.

Toùmbée dans l'oubli, l'oeuvre ne fut exhumée qu'à la fin du XIXe siècle, et publiée en 1902.

 

Synopsis

Prologue

Cupidon apparaît au milieu de bergers et bergères, un arc dans la main et une flèche dans l'autre, et d'autres flèches autour de la ceinture. Cupidon chante son pouvoir et appelle à l'inconstance des amants, car seuls les sots, les laids et les vieux font preuve de fidélité.

Acte I

Vénus et Adonis sont assis sur un divan. Ils échangent des baisers et des mots d'amour. On entend des meutes de chasseurs. Adonis ne veut pas chasser, mais Vénus le presse de rejoindre les chasseurs, car "l'absence enflamme des désirs nouveaux". Des chasseurs s'approchent d'Adonis et le convient à chasser un puissant sanglier.

Acte II

Vénus et Adonis entourés de petits Cupidons. Cupidon demande des conseils à sa mère. Puis il fait la leçon aux petits Cupidons. Vénus teste Cupidon en lui demandant comment rendre Adonis éternellement fidèle. Elle rit beaucoup de la réponse de son fils : "fais-le beaucoup souffrir". Danse de Cupidon. Les petits Cupidons s'amusent entre eux, puis sont brusquement dispsersés par l'effroyable Cupidon masqué. Cupidon ayant fait appel aux Grâces, ils réapparaissent avec précaution et se joignent à elles en chantant. Danse des Grâces. Les Cupidons parent Vénus.

Acte III

Vénus apparaît, mélancolique. Affligé, un Cupidon traverse la scène et lui brandit une flèche. On amène Adonis qui a été blessé par le sanglier. Vénus pleure. Adonis meurt. Les Cupidons emportent Adonis dans les airs, pour qu'il trône dans les cieux.

 

 

 Représentations :

 

 

"Folie d’un riche Anglais au XIXe siècle, Sir John Hare, le château d’Hardelot – néo-Tudor et pré-disneylandesque – a été totalement restauré à l’initiative du Conseil Général du Pas-de Calais entre 2007 et 2009 et héberge désormais le Centre Culturel de l’Entente Cordiale.

L’an dernier naissait le Midsummer Festival d’Hardelot, manifestation partagée entre musique et théâtre autour de la rencontre entre les cultures britannique et française. Placée sous la direction artistique de Sébastien Mahieuxe, la manifestation doit une part de sa singularité au lieu dans lequel elle se déroule. A quelques pas du château est en effet installée spécialement pour le festival une Tour Vagabonde en bois, librement inspirée (en petit format) du Globe Theater de Londres (photo). L’intimisme de cette salle éphémère crée une proximité pour le moins unique entre la scène et le public. La soirée inaugurale de l’édition 2011, avec Philip Pickett et ses chanteurs et musiciens du New London Consort, a permis de s’en convaincre. (...)

L’ouvrage n’est pas souvent donné en France. Avec ce Masque for the entertainement of the King en trois actes (1683) on remonte à la source de l’opéra britannique. Sur un livret d’Anne Kingsmill, une demoiselle d’honneur de la Duchesse de York, Blow a signé un ouvrage séduisant par sa concision, sa variété, sa beauté mélodique et la gamme de sentiments qu’il explore, de la drôlerie (les irrésistibles Petits Cupidons à l’Acte II) au drame (la mort d’Adonis face une Vénus éplorée à l’Acte III). Un certain William Purcell, élève de John Blow, n’a pas manqué de méditer l’exemple de son maître…

L’atmosphère chaleureuse de la Tour Vagabonde s’avère idéale pour goûter un petit bijou lyrique donné dans une version mise en espace, avec le plus strict minimum d’accessoires, musiciens disposés sur scène côté jardin. Qu’importe la modestie de la réalisation, le charme opère immédiatement sous la conduite de Philip Pickett, familier d’une partition dont il soigne avec amour le relief et les coloris délicats."

Avantage aux dames dans une distribution d’où se détachent la sensuelle Vénus de Joanne Lunn et le piquant Cupidon de Juliet Schiemann. Plus qu’honorable prestation de Michael George dans Adonis, même si le baryton a plus le physique pour un rôle de père que pour celui qu’il tient là… Délicieux Petits Cupidons de Anne et Leo Bevan – une paire de jumeaux ou ça en a tout l’air -, jolie bergère de Julia Gooding, chasseurs non exempts de reproche pris individuellement mais satisfaisants dans les ensembles (Christopher Robson, Andrew King et Simon Grant)."

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  "Dans la mise en scène de Vénus et Adonis, l'équilibre est superbe entre l'émotion et l'humour, essentiel ici le prologue chantant les désirs amoureux est fort plaisant. On y voit de petits Amours voletant au loin transformés en écoliers anglais, dans la scène de la leçon, ils sont irrésistibles, surtout lorsque les adultes - Dominique Visse, en voyou oxfordien - se mêlent à eux, également en culottes courtes... les décors, les éclairages, élégants et envoûtants à la fois, et les superbes toiles peintes, sont finement exploités, autant qu'une chorégraphie, efficace... (Opéra International - octobre 1995)

 

  "En première partie, le chef ne trouve pas le ton juste dans Vénus et Adonis. Sa direction ne sait pas s'incliner devant l'apparente simplicité de la musique, afin d'en faire ressortir la richesse harmonique, elle se raidit trop souvent et le phrasé manque vraiment de souplesse. L'orchestre, the Age of En-ightenment, dans ses conditions, ne se présente pas sous son meilleur jour, tandis que la distribution paraît elle aussi un peu juste. Rosemary Joshua laisse ainsi une impression mitigée : l'autorité et la pétulance sont indéniables en Vénus, mais l'humour et la douceur font défaut. Constanze Baches incarne Cupidon d'une voix très "boyish", au charme piquant, mais avec les limites de timbre et d'intonation d'une voix de garçon ! Gerald Finley reste ce soir-là fixe d'émission, la justesse douteuse, sommaire en Adonis... (Opéra International - mai 1995)

 

 

 

 

 

 

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