Ballet dansé dans la grande salle du Louvre le
16 février 1627, repris à l'Hôtel de Ville.
Quatre airs ont été conservés, sur
des textes de René Bordier, dont :
deux airs de Paul Auget : air pour les Falotiers de
Rouen : Amis de Caresme-prenant, Dont l'empire est si
permanent, et air pour le Sérieux : Le fils
aisné de la prudence, N'est point serieux comme moy ;
un air d'Antoine Boësset, pour le Corps de
musique qui précède le ballet : Que d'objets
d'amour De nuit allument le jour En cette Cour, tous inclus
dans les recueils d'Airs de cour à 4 [& 5]
parties (Ballard, 1628), d'Airs de cour avec la tablature
de luth d'Antoine Boesset (Ballard, 1628), d'Airs de cour
& de différents auteurs (Ballard, 1628), d'Airs
de cour à 4 [& 5] parties (Ballard, 1689) ;
un air de François Richard (ou d'Antoine
Boësset), pour les Guespins d'Orléans : Plus
contents que tous les humains De l'Ambassade qui nous meine, Nous
apportons les baise-mains Que la Loire fait a la Seine, inclus
dans les recueils d'Airs de cour d'Antoine Boësset
(Ballard, 1628), d'Airs de cour avec la tablature de luth
d'Antoine Boesset (Ballard, 1628), d'Airs de cour & de
différents auteurs ( Ballard, 1628), et d'Airs de
cour à 4 [& 5] parties, d'Antoine Boesset (Ballard,
1689).
Dans ce ballet, le roi jouait le
rôle d'une dame
sérieuse, et son frère
- Gaston d'Orléans - un de ces
bouffons grotesques qui, en forme de petits vieillards, entrent dans
des roulloires d'enfants.
Il y a une entrée de
bouteilles coiffées qui se changent en femmes et qui mettent
en fuite des Colonels suisses ; une entrée d'électrices
portant de grandes lunettes, des montres, des miroirs, des boites de
rouge ; une entrée de fallotiers de Rouen et de guespins
d'Orléans, etc.
La sérénade des
Grotesques se sonnait sur des vielles, des trompes marines, des
lanternes, des grils, des jambons et des pieds de pourceau.
On dispose du Programme du
ballet, édité par Mathurin Hénaut en 1627 ; des
Vers sur le sujet du Ballet du
Roy (le Sérieux et le
Grotesque) par le sieur de l'Estoille ; et des Vers dudit ballet, par le sieur Bordier, ayant charge
de la poésie près de Sa Majesté.