-
L'opéra baroque en livres-
de A à B
suite
- Académie royale
- L'Académie royale de musique au XVIIIe
siècle - Documents inédits découverts aux Archives
nationales - Émile Campardon -
Berger-Levrault - 1877 - réédition Slatkine Reprints
- 830 pages en 1 ou 2 volumes - 1970 - env. 112 €
d'occ.
- Académie royale
- L'Académie impériale de Musique de 1645
à 1855 - Castil-Blaze -
1855
- Académie royale
- Histoire du
théâtre de l'Académie royale de musique en
France depuis son établissement jusqu'à
présent - Jacques-Bernard Durey de Noinville - Louis-Antoine
Travenol - Duchesne - 1757 -
réimpression Editions Minkoff - 1972 - 584 pages - 93
€
"Fournit tous les textes
importants concernant les origines et le développement de
l’opéra français, les règlements en vigueur, des
notices biographiques sur les musiciens, les librettistes et les
interprètes, les distributions des principaux opéras et
de leurs reprises, deux catalogues, l’un chronologique, l’autre
alphabétique, des opéras depuis 1645."
(Présentation)
- Académie
royale - Valeurs morales et religieuses sur
la scène de l'Académie royale de Musique (1669-1737)
- Jean-Noël
Laurenti - 1er novembre 2002 - Edition
Droz - Collection Travaux du grand siècle - 118
€
- Air de cour
- L'Air de
cour en France - 1571 - 1655 -
Georgie Durosoir - Mardaga - avril 1995 - 462 pages - 42 €
- Air de cour
- Poésie, musique et société - L'Air
de cour en France au XVIIe siècle - Textes réunis par Georgie Durosoir - Mardaga -
collection Musique - Musicologie - 2006 - 345 pages - 45
€
La musique profane
chantée dans les milieux aristocratiques français au
temps d'Henri IV et de Louis XIII, ce vaste corpus que l'on nomme
« air de cour », est étudié par divers
chercheurs spécialisés en histoire, littérature,
décors et musique du XVIIe siècle. Chaque contribution
permet d'élargir la connaissance de cet art très
français, étroitement imbriqué dans la vie
sociale de l'élite aristocratique et intellectuelle du temps.
Les différents chapitres tentent de répondre aux
principales questions que pose ce vaste répertoire, en
évoquant tour à tour les lieux et les milieux qui l'ont
accueilli et qui ont favorisé son expansion, le
repérage et l'analyse des sources manuscrites et
imprimées, les impératifs théoriques face aux
usages et licences de la pratique, la prolifération de genres
dérivés, dont chacun a sa raison d'être dans la
société de cette époque.
Chercheur associé au
Centre de Musique Baroque de Versailles, Georgie Durosoir s'est
spécialisée dans la musique française et
italienne des XVIe et XVIIe siècles, et plus
particulièrement dans la chanson polyphonique, le madrigal et
l'air de cour. Elle s'est entourée des meilleurs
spécialistes afin d'approfondir l'étude d'un genre qui
concerne d'autres disciplines que la musique. (Présentation
éditeur)
Sommaire : Une
société et des lieux pour l'air de cour -
Jean-François Dubost : Musique, musiciens et goûts
musicaux autour de Marie de Médicis (ca 1600-1620) -
Françoise Bayard : Les financiers français et la
musique dans la première moitié du XVIIe siècle
- Giuliano Ferretti : Chanson et lutte politique au temps de
Richelieu - Tarek Berrada : Les lieux de l'air de cour
À la recherche des
sources et des messages poétiques - Stéphane
Macé : L'air de cour et l'esthétique du style simple -
Guillaume Peureux : Le destion des vers pour fêtes de cour :
hypothèses sur Motin, le Ballet des dieux marins (1609) et la
diffusion contrôlée des textes - Barbaro Nestola : Les
sources littéraires des airs de cour en italien
Imprimés et manuscrits
: que disent les recueils de musique ? - Laurent Guillo : État
des recherches sur le Corpus Horicke : Quatorze recueils d'airs et de
chansons notés sur vélin, illustrés de traits de
plume (Bruxelles, ca 1635-1645) - Franck Dobbins : Les airs de
Charles Tessier - Isabelle His : Air mesuré et air de cour :
pour un décloisonnement des genres - Jeanice Brooks : L'art et
la manière : ornementation et notation dans l'air de cour
à la fin du XVIe siècle
Le pourquoi et le comment -
Théodora Psychoyou : De la présence de l'air de cour
dans les écrits théoriques du XVIIe siècle : une
rhétorique de l'action - Gérard Geay : Contrepoint et
modalité dans les airs de Guédron en mineur - Marie
Demeilliez : De la tablature à la basse continue dans les
accompagnements des airs de cour : l'exemple du cinquième
livre d'Airs de cour avec la tablature de luth d'Étienne
Moulinié
L'air de cour et le
théâtre social - Marc Desmet : Les métamorphoses
de l'air de cour dans La Pieuse Alouette (Valenciennes, Jean
Vervliet, 1619-1621) - François-Pierre Goy : L'air de cour et
le répertoire soliste des instruments à cordes
pincées au temps d'Henri IV et de Louis XIII - Thomas Leconte
: La Comédie de chansons (1640) et son répertoire
d'airs - John S. Powell : L'air de cour et le théâtre de
collège au XVIIe siècle
Conclusion - Anne-Madeleine
Goulet : De l'air de cour à l'air sérieux : entre
ruptures et continuité
- Arnould - Sophie Arnould -
Guy et Madeleine de
Bellet - Collection « La Vie
amoureuse » - 95 pages - 1958 - env. 5 €
- Arnould - La Vie amoureuse de Sophie
Arnould - André Billy -
Flammarion - 1929 - 195 pages
- Arnould - Sophie Arnould ou le jeu de l'amour et du plaisir
- Janine
Brillet - collection « Les Amours
célèbres » - Gallimard - 188 pages -
1959
- Arnould - Arnoldiana ou Sophie Arnould et ses contemporaines
- Albéric Deville -
Gérard - 1813
- Arnould - Sophie
Arnould - Robert Douglas - traduction
de Charles Grolleau d'un ouvrage en anglais : Sophie Arnould, actress and wit - éditeur Charles Carrington- gravures d'Adolphe
Lalauze - 264 pages - 1868
- Arnould - Sophie Arnould, La plus spirituelle des bacchantes
- Mme Lucien Coulond, sous le
pseudonyme (Béatrix)
Dussane - Albin Michel - 1938 - 254
pages - env. 7 € d'occas.
- Arnould - Sophie Arnould d'après sa correspondance et ses
Mémoires inédits -
Edmond et Jules de Goncourt
- collection « Les actrices du
XVIIIe
siècle » - 1857 - Poulet Malassis et de Broise -
réédition 1877 - E. Dentu - réédition
1885 - 327 pages - G. Charpentier - réédition 1902 -
réédition augmentée G. Charpentier et E.
Fasquelle 1922 - 288 pages - réédition Les
Introuvables - 1985
- Arnould - Le roman de Sophie Arnould
- Actrice chantante et courtisane -
Catherine Guennec - JC Lattès - mai 2010 - 364 pages - 18
€
"Chanteuse et amoureuse.
Voilà le double destin de mademoiselle Arnould. « Une de
ces rares créatures, semées dans le temps à de
longs intervalles, écrivent les frères Goncourt, qui
vivantes sont le scandale d’un siècle et mortes son sourire…
»
Cette « sœur cadette de
Ninon » qui incarne à la fois l’esprit, l’âme, le
parfum d’amour et de musique du XVIIIe siècle en fut aussi la
plus grande soprano et la plus grande amoureuse. Pendant vingt ans,
elle reste l’une des femmes et artistes les plus adulées en
France et au-delà. L’Europe entière rêve de
l’écouter et de la voir sur scène.
Femme d’esprit, elle tient
salon où elle attire les plus grands noms du siècle.
Philosophes, scientifiques, gens de lettres… Elle recevait deux fois
par semaine, le jeudi étant réservé aux femmes.
Une innovation. Elle fut L’Eurydice du grand Gluck, mais aussi la
protégée de Marie-Antoinette et régna par ses
talents et son esprit qu’elle avait mordant. Elle plaisait comme elle
respirait et son tempérament de feu brûla les planches
et les hommes.
Ce « roman vrai »
nous entraîne dans les coulisses tumultueuses de sa vie, de
l’opéra jusqu’aux alcôves, son salon et ses foyers. Mais
sous le masque de « la Divine » perce la
vérité d’une femme, plus secrète, plus sensible
que ne le laisse supposer sa légende noire.
Cette histoire où la
musique et la passion tiennent le premier rôle est l’histoire
de sa vie, et d’un improbable mais indéfectible amour qu’elle
nous confie mezza voce… C’est la voix de Sophie qui revient, avec ses
rires, ses colères, ses peines, ses vérités.
Comme un message d’outre-tombe pour la ressusciter."
(Présentation de l'éditeur)
- Arnould - Une femme
libre - Sophie Arnould, chanteuse et courtisane - Isabelle Joz-Rolland -
France-Empire - 300 pages - mars 2007 - 19 €
- Arnould - Mémoires de Mlle Sophie Arnoult recueillis par
le Baron de Lamothe Langon -
Étienne Léon de
Lamothe-Langon - Allardon -
1837
- Arnould - Les grandes libertines - Le
roman de Sophie Arnould et Françoise
Raucourt - Michel Peyramaure - Robert
Laffont - fvrier 2009 - 345 pages
- Arnould - N'oubliez pas
Iphigénie - Biographie de la cantatrice et
épistolière Sophie Arnould 1740-1802 - Rodolphe
Trouilleux - Alzieu - Grenoble - 1999 -
350 pages
- Ballet - Naissance du Ballet -
Paul Bourcier
- Librairie de la Danse - juin 1995 - 239 pages
- Ballet - Le Ballet de Cour de Louis XIV (1643 - 1672)
- Marie-Françoise Christout - Picard - 1967 - réédition janvier 2006
- 292 pages - 38 €

- Ballet - Le Ballet de cour au XVIIe
siècle - Marie-Françoise Christout - Ed. Minkoff - mai 1987 - 66 €
- Ballet - Les ballets à la cour de France au
XVIIe
siècle - Georgie Durosoir - Editions
Papillon - collection Mélophiles - février 2004 -
13,95 €
"On les évoque avec
émerveillement pour aussitôt convenir que trop peu de
traces persistent pour réellement s'en faire une idée
claire : «les ballets du Roi-Soleil». La notation des pas
de danse n'existant pas à l'époque, la plupart des
partitions étant perdues, les costumes ayant disparu,
effectivement, appréhender la magnificence de ces
réjouissances s'avère quasiment impossible. Et
très peu d'ouvrages sont ainsi consacrés à la
question. C'est tout le prix du livre de l'éminente Georgie
Durosoir (musicologue, Paris IV, Centre de musique baroque de
Versailles, entre autres titres) de plonger dans son immense culture,
de recueillir tous les indices et éléments possibles
(témoignages, gravures, bribes de partition) pour reconstituer
ces festivités qui se déroulaient de minuit
jusqu'à l'aube devant les quatre milles spectateurs de la
grande salle des Tuileries. Un public qui pouvait admirer sur
scène le roi lui-même, sous ses traits ou, parfois, le
déceler sous ceux d'un simple paysan ! Jeu de plaisirs et de
masques, fête du goût et du raffinement, le ballet royal
portait le divertissement au plus haut point. Né sous Henri
IV, il s'établit sous Louis XIII et atteint son apogée
sous Louis XIV, c'est tout ce parcours que nous fait découvrir
avec clarté et une riche documentation (notamment nombre
d'illustrations) cet ouvrage essentiel et passionnant." (Concerto Net
- 19 février 2004)
"...C’est ce parcours original
et passionnant que nous conte ici Georgie Durosoir à travers
une étude qui associe idéalement les vertus de
l’érudition à celles d’un style délié,
accessible, parsemé d’anecdotes et de citations judicieusement
choisies. On y découvre bien entendu tous les acteurs d’une
histoire particulièrement riche, célèbres tels
les incontournables Benserade et Lully, ou plus discrets et moins
gâtés par les aléas de l’histoire qui ont vu de
nombreuses sources se perdre irrémédiablement. On y
voit évoluer les principaux protagonistes, au premier rang
desquels les rois de France eux-mêmes, grands ordonnateurs des
festivités et excellents pratiquants (chose
avérée en ce qui concerne Louis XIV, mais moins connue
dans le cas de Louis XIII) de cet art de Cour destiné au
départ aux seuls aristocrates, et qui privilégie en
conséquence l’élégance du maintien et des
postures en recourant à la danse “par bas”,
c’est-à-dire sans sauts, pleine de distinction et faite de pas
glissés qui composent au sol des figures symboliques visibles
depuis les gradins... Au gré d’un récit vif, nerveux et
excellemment documenté, l’auteur nous offre une belle vision
d’ensemble du genre lui-même comme des créateurs qui ont
concouru à le faire prospérer, le tout étant
agréablement complété par une liste des
principaux ballets du 17e siècle, un tableau synoptique et un
index des noms cités. Bref, voilà une lecture bien
passionnante pour qui veut se plonger dans la découverte d’un
genre qui traduit peut-être mieux que tout autre tant
l’expression des idéaux baroques que l’évolution
politique et philosophique du siècle." (Crescendo -
été 2004)
- Ballet - Ballets et mascarades de cour de Henri III à
Louis XIV (1582 - 1652) - recueillis
par Paul Lacroix - J. Gay et Fils - Genève - 1868 - 6 volumes -
réédition Slatkin Reprint - 1968 - 6 volumes -
256,10 €
http://books.google.fr/books?id=CJkZAAAAYAAJ&pg=PR31&dq=ballets+et+mascarades+de+cour&lr=#v=onepage&q=&f=false
- Ballet - Ballets, opéras et
autres ouvrages lyriques -
Louis César de La
Vallière - Bauche - 1760 - 298
pages - réédition en fac simile - Austin and Sons
Ltd - 1967 - env. 60 € d'occ.
"Il parait certain, selon
Fétis, que le duc de Lavallière, qui publia ce
dictionnaire de façon anonyme, eut recours à de
nombreux collaborateurs. Une courte section d'œuvres de date
incertaine précède le catalogue chronologique qui
constitue la partie principale de l'ouvrage. On y trouve les
détails des premières auditions des œuvres en question,
mais aussi de leurs reprises. Une caractéristique essentielle
de ce dictionnaire est qu'on y trouve les noms des éditeurs de
partitions, de livrets ou autres brochures, se rattachant aux œuvres,
source inestimable d'information concernant des publications dont on
ne trouve ailleurs aucune mention. Le dictionnaire de
Lavallière reste une source beaucoup plus sûre que la
Bibliothèque des Théâtres de Maupoint (1733), ou
les Anecdotes dramatiques de Laporte et Clément (1775)."
(Présentation)
- Ballet - L'art du ballet de cour en France (1581 - 1643)
- Margaret
McGowan - CNRS - 1978 - 345
pages
- Ballet - Le Ballet de cour en France avant Benserade et Lully,
suivi du Ballet de la délivrance de Renaud par Pierre
Guédron, 1617 - Henry Prunières - H.
Laurens - 1914 - 282 pages - réédition en fac simile
- Editions d'Aujourd'hui - 1982
http://www.archive.org/stream/leballetdecouren00prunuoft#page/42/mode/2up
- Baroque - Guide de la musique ancienne
et baroque - Ivan Alexandre - Bouquins -
Robert Laffont - novembre 1993 - env. 18 € d'occ.
- Baroque - La musique en France
à l'époque baroque de Beaujoyeulx à
Rameau - James R. Anthony - traduction
de Béatrice Vierne - Flammarion - collection Harmoniques -
556 pages - 1981 - env. 15 € d'occ.
- Baroque - Vous avez dit baroque
? - Philippe
Beaussant - avril 1994 - Babel - Actes
Sud - 7 €
- Baroque -
Manger baroque et rester
mince - Philippe Beaussant - Actes
Sud - novembre 1999 - 200 pages - 16,77 €
- Baroque - Le vocabulaire de la
musique baroque - Sylvie Bouissou - Minerve -
Musique Ouverte - 240 pages - juin 1996 / mars 2000 -
réédition - 252 pages - 2008 - 23 €
"Dans ce sixième volume
Vocabulaire, Sylvie Bouissou propose, à travers un parcours
des termes de la technique et de la pratique musicales, une rapproche
synthétique de la période baroque avec son foisonnement
d'innovations formelles (opéra, sonate, variation, etc.) et
d'œuvres de maîtres, de Monteverdi à Rameau en passant
par Bach, Vivaldi, Haendel… Le recours aux traités de
l'époque, mais aussi aux travaux les plus récents ainsi
que de nombreuses illustrations font de ce livre un instrument de
connaissance efficace, à la fois simple et rigoureux.240
pages, repères chronologiques, bibliographie, index"
(Alapage)
- Baroque - La musique
baroque - Manfred F. Bukofzer -
traduction par Claude Chauvel, Dennis Collins, Frank Langlois,
Nicole Wild d'un ouvrage en américain de 1947 - Jean-Claude
Lattès - 490 pages - 1982 - réédition Pocket
- avril 1992 - 9,15 €
- Baroque - Le baroque et la
musique - Clercx - 1948
- Baroque - Le langage musical
baroque - Laurent Fichet - Editions
Zurfluh - février 2000 -171 pages - 150 F
"Dans la formation d'un
musicien, le solfège est un passage obligé car il
permet de comprendre comment fonctionne la musique. J'ai donc
étudié le solfège, comme tous les musiciens,
mais je me demandais souvent d'où venaient certaines
règles, un peu comme un enfant venant d'apprendre que la gamme
compte sept notes et qui demanderait : "mais pourquoi sept ?". Posez
abruptement cette question à un musicien, il vous dira que
c'est ainsi et pas autrement, que cela vient de la culture
occidentale, etc. Par contre, certaines personnes se sont posé
sérieusement ces questions, depuis longtemps, notamment des
philosophes comme Descartes, qui ne pouvaient admettre par exemple
qu'on leur dise qu'il y avait la gamme majeure et la mineure, sans
expliquer pourquoi les autres avaient disparu. Dans ce livre je donne
donc quelques réponses en me basant sur des musiciens (Rameau,
Tartini...) ou des philosophes de l'époque baroque, car c'est
pendant cette période que la Tonalité s'est
formée et que c'est encore finalement le langage musical le
plus pratiqué actuellement. J'ai ajouté aussi des
idées personnelles, notamment sur le pourquoi de l'utilisation
de certains accords plus fréquemment que d'autres.
Globalement, on arrive ainsi à une description assez
complète des mécanismes du Langage Musical Baroque."
(Laurent Fichet)
"Le livre de Laurent Fichet
est un vade-mecum utile, tant au mélomane curieux et au
détenteur d'un savoir minimal en technique musicale
qu'à l'étudiant en musique. Par la clarté de son
exposé, il a d'efficaces vertus propédeutiques. Tout
juste déplorerons-nous que, ainsi que l'atteste son plan assez
traditionnel, il privilégie le fil chronologique et se situe
du côté des techniques d'écriture. il n'envisage
ni le geste créateur individuel, ni la question
esthétique, et n'aborde qu'à la toute fin, et en un
statut regrettablement accessoire, la musique telle qu'elle s'entend,
notamment par ses multiples échelles sonores. (Opéra
International - février 2001)
- Baroque - Chroniques musiciennes d'une Europe baroque
- Denis
Morrier - Fayard/Mirare - 2005 - 256
pages - 14 €
"Publié à
l'occasion de la « Folle journée de Nantes 2006 »,
ce petit ouvrage nous fait agréablement parcourir l'Europe
musicale des XVIIè et XVIIIè siècles. Aux
nécessaires fondamentaux historiques succèdent les
questions de style et de technique – sans préjudice d'un
survol du prodigieux foisonnement artistique et philosophique qui
caractérisa le siècle des Lumières.Sont
notablement célébrés les compositeurs : Bach et
Rameau, Almeida et Scarlatti, Seixas et Telemann, Couperin et
Haendel...Deux grands chapitres: les mots, les sens et les choses ;
Le temps, l'espace et les hommes."
(Présentation)
- Baroque - Les chemins du Baroque dans
le Nouveau Monde - De la Terre de Feu à l'embouchure du
Saint-Laurent - Alain Pacquier - Fayard - 392
pages - 1996 - 23 €
"Qui savait, il y a seulement
quelques années, que les chemins du baroque musical
s'étaient prolongés jusqu'au coeur de l'Amérique
latine ? Si les réalisations architecturales ou sculpturales
du temps des colonisations espagnole et portugaise sont bien connues,
seule une poignée de musicologues gardait en mémoire
les musiques de cette époque englouties par les turbulences de
l'histoire. C'est à la ténacité de ces
chercheurs que l'on doit le sauvetage des partitions de ce patrimoine
musical des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles demeurées,
jusqu'à un passé tout récent, enfouies au fond
d'archives inexplorées ou, pis, retrouvées à
l'abandon dans le recoin d'églises reculées d'Amazonie.
Témoins des fastes de
ce qui fut le plus vaste empire que le monde ait connu, supports
idéaux d'une évangélisation forcée, ces
musiques à caractère sacré sont nées dans
les intenses foyers créatifs que furent aussi bien les
orgueilleuses cathédrales de Mexico ou de Lima que les humbles
missions jésuites du Paraguay. Faut-il voir en cette
activité musicale l'arme idéale pour toucher le coeur
des populations indiennes et faciliter leur édification
spirituelle en même temps que la destruction de leurs anciennes
cultures inca et aztèque ? Doit-on n'y distinguer qu'un
instrument d'oppression doctrinale? Ne peut-on déceler
également les vestiges d'un rêve dans les sublimes
illusions de ces missionnaires franciscains ou jésuites qui
tentèrent de bâtir avec les Indiens l'utopie d'une
société directement inspirée des
Évangiles ? Parallèlement à ces interrogations,
on découvrira ce que fut, dans le cadre de cette
épopée colonisatrice, l'étonnant âge d'or
de la musique au Mexique, née de la collaboration de disciples
de Josquin des Prés avec les religieux et poètes
aztèques. On verra surtout comment derrière ce qu'on
peut appeler la " légende dorée " de Zipoli, le plus
célèbre compositeur du continent sud-américain
de cette époque, se cache sans doute la seule école
indigène de composition au monde. De la Terre de Feu à
l'embouchure du Saint-Laurent, cet ouvrage nous ouvre enfin aux
dimensions de ce que fut la grande fête du baroque universel
propagée à l'autre bout de la planète par les
conquérants venus d'Europe.
Journaliste et animateur,
créateur puis directeur artistique du festival de musique
ancienne de Saintes, Alain Pacquier est actuellement éditeur
discographique. Passionné par ce qu'il appelle les "
mémoires actives ", il sillonne depuis plus de dix ans les "
Chemins du baroque " en Amérique latine. (Fayard -
Présentation)
"L'intérêt
musicologique du livre d'Alain Pacquier, qui traite de la musique
baroque en Amérique au temps de la colonisation espagnole et
portugaise. est incon-testable. Mais comme l'étude de la
pratique musicale, des maîtres et des oeuvres est liée
à des événements historiques d'une importance
majeure tant pour les colonisateurs que pour les colonisés,
l'ouvrage ne s'adresse pas aux seuls lecteurs friands de musicologie
ou amoureux du baroque. En annexe, une discographie critique nous
guide à travers les oeuvres de Domenico Zipoli, Tomas de
Torrejon y Velasco, Juan de Araujo, Esteban Salas et quelques autres,
qui se mirent au service d'une Eglise conquérante qui triompha
en ce domaine pour avoir su s'adapter." (Le Monde de la Musique -
janvier 1997)
- Baroque - La musique
baroque - Claude Palisca - Actes Sud -
janvier 1998 - 368 pages - 27,44 €
"Prenant la relève du
livre de même titre de Bukofzer, déjà ancien
(1947), la présente publication, qui intègre le
résultat des plus récentes recherches, constitue une
incontestable référence. Mais, et le point a son
importance, une référence musicologique plus
qu'esthétique. L'auteur, musicologue américain
d'origine slave, part de postulats et de définitions sans
ambiguïté, qui ne flattent guère le dilettantisme
ambiant. L'ouvrage se divise en quinze chapitres - dont dix sont
essentiellement consacrés à la musique vocale -,
dessinant à la fois une progression chronologique et une
répartition du matériau musical en genres (Le style
récitatif, sonate, concerto et sinfonia, etc.)...L'auteur se
focalise sur quelques têtes d'affiche (Monteverdi, Purcell,
Lully, Haendel, Bach), pour lesquelles il ne cite exhaustivement,
à chaque fois, que deux ou trois oeuvres, parfois sans
même signaler les autres, et choisit d'écarter les
musiciens atypiques ou transitoires (Gesualdo, Marenzio, Buxtehude,
Campra, Mondonville sont, au mieux, évoqués). Enfin,
l'ostracisme stylistique de Palisca frappe intégralement, non
seulement des musiciens désormais "non baroques", tels
Pergolesi, Hasse, Jommelli et les fils de Bach, mais encore Telemann,
ce qui paraît un peu excessif...Près de 130 extraits de
partition assortis de commentaires concrets et de nombreuses
citations remettent quelques pendules à l'heure, en un temps
où le discours musicologique se pare souvent d'un complaisant
flou artistique. Un livre parfois aride, mais important."
(Opéra International - mars 1995)
- Baroque - Figurations de l'infini :
l'âge baroque européen -
Benito Pelegrin - Editions du Seuil - novembre 2000 - 469 pages - 26
€
- Baroque -
Les Baroqueux ou le Musicalement
correct - Jean-Paul Penin - Editions
Gründ - septembre 2000 - 270 pages - 14,95 €
"Jean-Paul Penin a visiblement
un compte à régler avec les "baroqueux"..."L'auteur
dénonce...les excès de cette mode érigée
en doctrine". (Crescendo -
décembre 2000/janvier 2001)
"Volontairement incorrect,
Jean-Paul Pénin s'en prend aux baroqueux...avec une verve qui
n'est pas dépourvue d'une certaine injustice." (Le Monde la
Musique - janvier
2001)
"Jean-Paul Penin emprunte
volontairement un ton vif, voire pamphlétaire, et se situe aux
antipodes du mouvement lancé par les Harnoncourt et autres
Leonhardt"..."Plutôt que de s'appuyer sur la pensée
manifestement phénoménologique qui l'a nourri,
Jean-Paul Penin demeure sur la plus étriquée des
attitudes défensives"..."Comment ne pas être
consterné que Jean-Paul Penin se tienne à mille lieux
de la réalité ?" (Opéra International
- février 2001)
- Baroque - Le Guide de la Musique
Baroque - sous la direction de
Julie Anne Sadie - traduction Marc Vignal - Fayard - Les indispensables
de la musique - 1995 - réédition janvier 1998 - 735
pages - 23 €
"A une première partie
importante, intitulée "lieux et personnages", qui
présente la création baroque et ses acteurs par zone
géographique, succède une seconde partie plus modeste
qui évoque les moyens et le vocabulaire de la création
baroque...Le produit se révèle hybride...Une mine de
renseignements fort utiles,...mais ce n'est pas ici le meilleur des
guides publiés par Fayard." (Crescendo - juin/juillet
1996)
Excellente idée des
éditions Fayard que de faire traduire, pour leur collection
Les Indispensables de la musique, le très
généreux "Companion to Baroque Music", paru il y a
déjà quelque temps chez nos voisins britanniques.
Indispensable, ce Guide de la musique baroque risque de le devenir
pour nombre de personnes intéressées par les musiques
composées au cours des XVIIe et
XVIIIe siècles....Plus qu'à la partie
"dictionnaire", de lecture utile mais fastidieuse, on sera
spécialement sensible à la clarté et à la
lisibilité des essais introductifs concernant la musique telle
qu'elle était pratiquée en France, en Italie, Europe du
Nord, Europe Centrale, aux lies Britanniques, aux Pays-Bas, dans la
péninsule ibérique et dans les colonies du Nouveau
Monde...Pour un prix somme toute assez modique, les curieux et les
spécialistes disposent désormais d'un outil pratique et
utile pour tous les jours. (Opéra International - septembre
1996)
- Baroque -
Musique du baroque -
Rémi Stricker - Gallimard - janvier 1969 - 176 pages - env.
16 €
d'occ.
- Baroque - Traité de chant et
mise en scène baroque -
Michel Verschaeve - Préface de Gustav Leonhardt - Editions Zurfluh
- Références musicales - janvier 1997 - 268 pages -
250 F
"Avec la récente
Musicologie, nous sommes devenus, en l’espace d’une cinquantaine
d’années, boulimiques de redécouvrir des œuvres que les
compositions du XIXe siècle avaient réussies à
nous faire oublier. Nos élans nous donnent cependant une
attitude parfois trop anachronique. Nous admirons ainsi une belle
voix, sans songer à la façon dont nos pères
chantaient réellement. Les écoles de chant se sont
éloignées du théâtre et des
différents rituels obligatoires à respecter pour
être dans la bonne époque au détriment des actes
de virtuosité, de tenues de notes ou de puissance. Les salles
de concerts sont devenues toujours plus grandes, dans le but de
rentabiliser la musique, et nous ont fait perdre la dimension humaine
des opéras baroques. Il ne s’agit certes pas de demander
aujourd’hui aux chanteurs de chanter moins fort mais bien
d’appréhender l’Art baroque avec ses abus et excès de
l’époque. Pour voyager dans le temps, il suffit d’entendre les
rares enregistrements de la grande Sarah Bernard pour avoir une
idée de ce que devait être une déclamation dans
une salle sans micro.
Au travers de ce traité
de Michel Verschaeve, nous apprenons que tout est extrêmement
pensé et ce dans les moindres détails — la gestique, la
position du corps, le regard — tout commence par le mot. La musique
doit coller à celui-ci pour lui donner un maximum d’effet et
le chanteur est au service de la musique. A l’heure actuelle et aux
antipodes de ce qui s’est fait pour les méthodes de violon,
nous ne connaissions pas de méthode de chant ayant
traversé le temps pour parvenir jusqu’à nous sans avoir
subit de transformations au cours du XIXe siècle et qui sache
nous apprendre comment chanter « à la manière
» du XVIIe ou du XVIIIe en nous faisant surtout
redécouvrir le mode d’emploi des « bonnes manières
».
De plus, la diversité
des diapasons dans toute l’Europe n’a pas permis non plus
d’établir un ordre cohérent des tessitures des voix
instrumentales ou humaines. Du Dessus en passant par la Haute Taille
et finir par la Basse Contre sans oublier le Baryton, uniquement
prisé en Angleterre… Le la de la tonalité de nos
téléphones, emblème de l’oreille absolue
à 440 Hz, redevient un son quelconque au travers des pages de
ce livre. Celui-ci nous apprend, entre autres, qu’au XVIIe
siècle ce fameux la battait les vibrations à 392 Hz (ce
qui veut dire qu’aujourd’hui il s’agirait d’un sol).
Ce livre est une
véritable enquête au sein des riches fonds
bibliothécaires, où l’on se plonge avec ravissement
dans les correspondances des noms les plus illustres comme Lully,
Rameau, Desmarest, Voltaire, etc. pour s’imprégner du
vécu sur la manière de chanter, danser, jouer. On
apprend qu’un chanteur est Acteur-Chanteur et qu’il est de ce fait
rendu responsable de son jeu sans même avoir à subir les
« élucubrations » d’un metteur en scène. Il
ne s’agit pas de détruire ce qui se fait de nos jours mais
bien de recadrer ce que l’on se doit de réaliser lorsqu’on
s’investit dans l’Art Baroque. Chanter, ce n’est pas seulement
l’expression humaine des notes sur une partition, mais bien une
exultation des sentiments. Aussi, ne pas se conformer aux
cohérences de l’époque lui retirerait un charme
certain.
Cet ouvrage imprimé en
édition cartonnée, de lecture agréable comporte
une trentaine de planches, dont certaines de partitions avec les
annotations originales des accentuations nécessaires à
une bonne exécution. La préface de Gustav Leonhardt
annonce un recueil pour amateurs avertis et chanteurs cherchant leur
chemin vers l’extase musicale baroque. Les chapitres sur la danse, et
la mise en scène en font un ouvrage très complet.
Cette véritable bible
des termes musicaux d’alors nous en propose tous les ornements.
Ainsi, lorsque les instrumentistes n’arrivent pas à se mettre
d’accord sur ce qu’est réellement un tremblement ancêtre
du vibrato instrumental – on découvre qu’en Italie, il s’agit
d’un Trillo et que les Français lui donne le nom de Cadence.
Voici un livre à consulter pour commencer à apprendre
à chanter et entendre un opéra véritablement
baroque à la française." (ResMusica - novembre
2003)
- Berain - Berain, dessinateur du Roi
Soleil - Jérôme de la Gorce - Editions Herscher - 160 pages - novembre 1986 -
68,60 €
"Eminent spécialiste de
cette époque, Jérôme de la Gorce rend hommage
à cette personnalité majeure...dessinateur de la
Chambre et du cabinet du Roi, (qui) conçoit les costumes et
les toiles de décors pour tous les opéras du
règne du Roi Soleil..." (Opéra International - mars
1987)
- Boismortier - Joseph Bodin de
Boismortier - Un musicien
lorrain-catalan à la cour des Lumières -
Stephan Perreau - collection Musique et Patrimoine en
Languedoc-Roussillon - Les Presses du Languedoc - 240 pages - mars
2001 - 22,87 €
- Bouffons -
La « Querelle des Bouffons »
dans la vie culturelle française du XVIIIe
siècle - Textes réunis et
présentés par Andrea
Fabiano - CNRS Éditions -
collection Sciences de la Musique - juin 2005 - 276 pages - 25
€
Sommaire : Le comique et
l’opéra à l’époque de la « Querelle des
Bouffons » - Sylvie Bouissou : Platée de Rameau, à
l’avant-garde d’une évolution du goût - Mark Darlow :
Vaudeville et distanciation dans l’opéra-comique des
années 1750 - Dominique Quéro : Rire et comique
à l’Académie Royale de Musique : la querelle du «
bouffon » ?
L’opéra des «
Bouffons » - Anna Laura Bellina : Considérations sur les
genres (« Mi trema un poco il core ») - Alessandro Di
Profio : Projet pour une recherche : le répertoire de la
troupe de Bambini - Alessandra Trolese : Orazio de Naples à
Paris
La « Querelle des
Bouffons » : débat politique et débat
poétique - Françoise Pélisson-Karro : Le Petit
Prophète de Boehmischbroda de Friedrich Melchior Grimm :
incidences chronologiques, géographiques, idéologiques
- Michael O’Dea : Le nationalisme français dans les
écrits de la « Querelle des Bouffons » - Elisabeth
Cook : Challenging the Ancien Régime : the Hidden Politics of
the « Querelle des Bouffons » - Gérard Loubinoux :
Substrat anthropologique et tâtonnements idéologiques
dans les textes de la « Querelle des Bouffons » -
Jean-Louis Jam : Une Querelle de mots. La « Querelle des
Bouffons » dans quelques dictionnaires du XVIIIe
siècle
La réception artistique
et poétique de la « Querelle des Bouffons » -
Jacqueline Waeber : L’invention du récitatif obligé, ou
comment relire la Lettre sur la musique française - David
Charlton : Sodi’s opera for Mme Favart: Baiocco et Serpilla -
Jean-Claude Bonnet : Une querelle dans la « Querelle » :
Diderot, Rousseau et « cette chienne de musique » - Andrea
Chegai : Une médiation difficile. L’opéra
métastasien et l’opéra français dans les
écrits de Calzabigi et dans la Lettre sur le méchanisme
de l’opéra italien - Suzelle Esquier : L’héritage de la
« Querelle des Bouffons » dans la pensée de La Harpe
.
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