-
L'opéra baroque en livres-
de C à D
retour /
suite
- Campra - André Campra, sa
vie, son oeuvre - Étude biographique et
critique - Maurice Barthélémy - Editeur A. et J. Picard - janvier 1957 - 200 pages -
25 €
- Campra - André Campra - Etude
biographique et musicologique -
Maurice
Barthélémy - Actes Sud -
avril 1995 - 335 pages - 27,44 €
"L'auteur s'était
déjà, en 1957, intéressé à ce
musicien qu'il connaît mieux que quiconque. L'ouvrage qui
paraît aujourd'hui constitue pourtant la première grande
étude, sérieuse, complète et aisément
accessible, de l'oeuvre et la vie de Campra, depuis les travaux,
anciens et difficilement consul-tables, des Boyer, La Laurencie et
autres Masson.
L'auteur parcourt la
carrière de Campra, depuis ses débuts provinciaux (Aix,
Arles, Toulouse), jusqu'à sa consécration parisienne,
énumérant et analysant, fort judicieusement, sans
jamais s'aveugler devant certaines faiblesses, les principales
tendances et mutations du compositeur...Chaque oeuvre
théâtrale bénéficie d'un
résumé de l'action et d'une analyse du contenu
dramatique...Un livre fondamental, qui se doit de
pénétrer dans toutes les bibliothèques des
amateurs éclairés ou des mélomanes curieux."
(Opéra International - septembre 1995)
- Campra - André Campra, un musicien provençal
à Paris - Centre de Musique
Baroque de Versailles, sous la direction de Jean Duron - Mardaga -
collection Regards sur la musique - 208 pages - octobre 2010 - 25
€
"La triste fin de règne
de Louis XIV, un public las des références
mythologiques qui encombrent la scène, un intérêt
nouveau pour la musique transalpine, la puissance musicale croissante
de la capitale au détriment de Versailles favorisèrent
le triomphe de Campra. Comment expliquer autrement qu’un Aixois
passé par Arles et Toulouse devienne maître de musique
à Notre-Dame sitôt arrivé dans une ville depuis
toujours favorable aux musiciens du Nord ? " Des saints et des
héros, il sait chanter la gloire ", disait-on. Si André
Campra œuvra pour tous, dans tous les genres, dans les styles
français et italien, il défendit toujours son
indépendance. Dans cet ouvrage collectif sous la direction de
Jean Duron, il apparaît bel et bien comme un artiste pluriel
mais singulièrement moderne." (Classica - décembre
2010)
"La mort de Lully, en 1687,
met fin au privilège qui lui réservant la composition
des ouvrages lyriques destinés à l'Académie
Royale de Musique. Ses successeurs, néanmoins, purent rarement
rivaliser avec les opéras du Florentin dont le succès
ne s'épuisait pas. Il fallait que la nouveauté
vînt d'ailleurs, et c'est ainsi que naquit un genre
spécifiquement français : l'opéra-ballet. C'est
à Pascal Collasse, collaborateur de Lully pendant vingt ans,
qu'en revint l'inrtiative avec son Ballet des saisons (1695), mais il
y glissa ouvertement quelques pages de son maître, ce que les
jaloux ne lui pardonnèrent pas. Aussi la
postérité a-t-elle reporté la paternité
de ce nouveau genre sur André Campra (1660-1744), largement
célébré à Versailles, l'automne dernier,
lors des «Grandes Journées».
Le présent volume, paru
à cette occasion, offre un regard neuf sur les débuts
provinciaux du musicien, retracés par Jean Duron et
Régis Bertrand. Puis s'interroge sur ce que le public parisien
a pu trouver de méridional dans sa manière, et
même si, comme Jean-Christophe Maillard se le demande, cette
notion a un sens, N'est-ce pas seulement un effet de mode? Le texte
de Jean-Philippe Goujon, sur la réception, tente d'y
répondre.
Natif d'Aix-en-Provence
où il avait été élevé dans la pure
tradition de la musique d'église, Campra occupa des postes de
maître de chapelle à Arles et Toulouse avant
d'être nommé marîre de musique à Notre-Dame
de Pars, en 1694. Sa fécondité jointe à son
aptitude à obtenir l'appui des grands, des Jésuites et
de ses compatriotes provençaux explique sans doute que,
dès l'année suivante, l'éditeur Ballard ait
publié un livre de motets, Campra ne se contenta pas
d'écrire des divertissements pour les princes ; il n'eut de
cesse de débuter à l'Académie Royale de Musique.
Son premier
opéra-ballet, L'Europe galante (1697), qui montrait comment on
aime en France, en Espagne, en Italie et en Turquie, fit oublier
celui de Collasse. La simplicité de l'écriture
séduisit durablement car l'ouvrage fut pris pendant un
demi-siècle, Campra s'était bien gardé de signer
la partition, mais une chanson fit le tour de Paris :« Quand
notre Archevesque saura/L'auteur du nouvel opéra/De sa
cathédrale Campra/Décampera.» Aussi Campra
publia-t-il sous le nom de son frère Le Camaval de Venise
(1699), pastiche piquant de la musique italienne qui ne
réussit pas si bien. Il quittta Notre-Dame, s'essaya à
la tragédie lyrique, mais ne connut le succès qu'avec
Tancrède (1702), puis avec un nouvel opéra-ballet, Les
Fêtes vénitiennes (1710) qu'on joua encore longtemps
après sa mort.
Les «réseaux
méridionaux» relevés par Frédéric
d'Agay et le chapitre de Thomas Vernet sur le «musicien des
princes», nous renseignent sur les dessous de
l'irrésistible ascension d'un artiste que Versailles boudait:
puisque, comme le rappelle Alexandre Maral, c'est en 1723 seulement
que Campra put faire entendre un motet à la Chapelle Royale."
(Opéra Magazine - avril 2011)
- Campra - Le Carnaval de Venise (1699) d'André Campra et
Jean-François Regnard - Livret, études et
commentaires - collectif sous la
direction de Jean Duron - Mardaga - Collection : Regards sur la musique - 9
novembre 2010 - 231 pages - 25 €
"Depuis la mort de Lully en
1687, l'Académie royale de musique se cherche une nouvelle
voie, hors la tragédie en musique qui avait fait son
succès jusque là.
Le public parisien auquel se
joint une génération de jeunes courtisans (celle du
Dauphin, du duc de Chartres et de la princesse de Conti) lui
préfère des distractions moins sévères
que celles qui prévalaient alors. Des librettistes et
compositeurs en phase avec ce public, du même âge que
lui, optent pour des formes théâtrales moins
conventionnelles, où la danse et la musique se
découvrent une nouvelle liberté ; les sujets se font
galants, empreints d'exotisme.
Dès sa création,
l'Europe galante (octobre 1697) obtient un immense succès. La
duchesse de La Ferté s'empresse de commander un divertissement
(Vénus feste galante, janvier 1698) à André
Campra, toujours maître de chapelle à Notre-Darne de
Paris, et l'Académie d'accepter le projet du Carnaval de
Venise du librettiste Jean-François Regnard, le " meilleur de
nos auteurs comiques après Molière ", qui avait obtenu
de beaux succès au Théâtre italien et au
français, l'occasion de faire la part belle à la
fête, au masque et au comique italien.
Regards croisés
d'historiens de la littérature, du théâtre et de
la musique, cet ouvrage a été réalisé
avec le concours de Rebecca Harris-Warrick, Sylvie Mamy, Luira
Naudeix, Sylvie Requemora-Gros et Jean Duron."
(Présentation)
- Castrats - Histoire des
castrats - Patrick Barbier - Grasset et
Fasquelle - 272 pages - 1989 - réédition
décembre 1997 - 16 €
"Patrick Barbier remonte aux
sources...son apport le plus considérable est le
dépouillement de quelques unes des archives des quatre
conservatoires de Naples...L'étude est globale,
synthétique, et se répartit en dix chapitres, depuis la
Castration au Crépuscule des anges...le style est clair, les
documents bien présentés...L'amateur d'opéra ou
de musique religieuse trouvera dans ce bel ouvrage nombre de
réponses aux questions qu'il se pose." (Opéra
International - décembre 1989)
- Castrats - Farinelli, le castrat des
lumières - Patrick Barbier - Grasset et
Fasquelle - 260 pages - 1994 - 19,1 €
Au XVIIIe siècle,
âge d’or de l’opéra, un chanteur domina toutes les
scènes de théâtre le castrat Farinelli.
Originaire du sud de l’Italie, formé à Naples, il se
produisit à Vienne et à Londres avant d’être
appelé à Madrid où il resta vingt-deux ans,
chantant pour le roi Philippe V puis pour son fils Ferdinand VI, deux
grands neurasthéniques qui avaient besoin d’entendre tous les
jours sa voix. Comblé d’argent et d’honneurs, il prit sa
retraite à Bologne, où toute l’Europe venait lui rendre
hommage, du jeune Mozart au vieux Casanova. Cette biographie, qui
s’appuie sur une longue correspondance inédite de Farinelli,
récemment retrouvée, nous restitue avec autant de brio
que d’érudition un siècle de plaisirs, de musique, de
culture et de politique." (Présentation)
"S'appuyant sur une
documentation solide et notamment sur une correspondance
récemment retrouvée, Patrick barbier situe Farinelli
dans son milieu et retrace pas à pas les étapes de sa
carrière...Ce livre nous instruit aussi sur la vie musicale en
Europe au XVIIIe siècle, particulièrement en Espagne
où le chanteur vécut vingt-deux ans aux
côtés du roi Philippe V, puis de son fils Ferdinand
IV". (Le Monde de la Musique - mars 1995)
"La biographie historique
Farinelli de Pierre Barbier est le livre que l'on attendait et il ne
mérite que des éloges. L'auteur est allé
à Bologne, Vienne, Londres et Madrid pour lire les documents
d'époque. En particulier, il attire notre attention sur la
mise à jour il y a deux ana d'une correspondance com-portant
68 lettres de Farinelli àson impresario, le comte Pepoli,
entre lesannées 1731 et 1749. Le vrai visage, les grandes
qualités humaines et artistiques de Farinel-Il, ressortent
avec un relief saisissant. Nous en sortons encore plus admiratifs. La
lecture de cette correspondance, comme du livre de Pierre Barbier,
est un véritable antidote à la vision du film...Bref,
voilà un ouvrage majeur en langue française sur
Farinelli qu'il faut avoir lu avant ou après la projection du
film. Il renouvelle complètement le sujet. (Opéra
International - janvier 1995)
- Castrats
- Farinelli, le Chanteur
des rois - René Bouvier - Albin
Michel - 281 pages - 1943
- Castrats
- Farinelli,
il castrato - Andrée et Gérard Corbiau - Actes Sud - 1994 - 182 pages - 15,24 €
"Cela se lit avec
agrément. L'auteur a su ménager ses effets, les
lecteurs pressés y trouveront leur compte." (Le Monde de la
Musique - mars 1995)
"L'ouvrage d'Andrée
Corbiau, intitulé "roman", est en fait une adaptation du
scénario original du film et présente à la fois
les avantages et les inconvénients de ce type d'ouvrage."
(Opéra International -
janvier 1995)
- Castrats
- Mémoires d'un
castrat - Marc David - Editions Perrin
- 1994 - 237 pages - env. 23 €
d'occ.
"Marc David part d'une jolie
idée : la rencontre réelle, en 1770 à Bologne,
d'un Farinelli âgé de 65 ans et du jeune Mozart de 14
ans. Le récit est intéressant, mais souvent desservi
par un style trop apprêté, trop littéraire...Mais
prenons ce récit comme il est, une rêverie personnelle
sur un grand chanteur du XVIIe siècle."
(Opéra International - janvier 1995)
- Castrats - Les
castrats - Sylvie Mamy - Que sais-je -
1998 - PUF - 7,5 €
"Ce petit Que sais-je ? est,
à plus d'un égard, remarquablement clair et
documenté, sans sécheresse malgré les
contraintes imposées à cette collection universitaire,
qui aborde les sujets les plus divers en 128 pages seulement
présentation austère et peu aérée,
absence totale d'icono-graphie, bibliographie minimale...On admirera
aussi qu'en si peu de pages, on ait pu retracer un historique de leur
art, évoquer la vie et la carrière des plus grands
d'entre eux (dans des notices qui doivent beaucoup aux Dieux et Divas
de l'Opéra de Blanchard et Candé), esquisser une
analyse sociologique et psychologique, et citer de nombreux
témoignages de l'époque, venant autant de musicologues
(Burney, Ange Goudar) que d'écrivains ou de philosophes
(Stendhal, Goethe, Heine, Rousseau...) sans oublier la gloire
littéraire du sujet ! On regrettera d'autant plus l'absence
d'index, qui rendrait la consultation de ce précieux ouvrage
encore plus aisée, et que les notices individuelles (qui font
la part belle à Farinelli, bien sûr, mais aussi à
Guadagni) aient apparemment été rédigées
aussi vite, avec des inexactitudes et des étourderies."
(Opéra International - avril 1999)
- Castrats - Les grands castrats
napolitains à Venise -
Sylvie Mamy -
Mardaga - 1994 - 200 pages - 26 €
"L'ouvrage se lit facilement,
tant le style est limpide, la conception claire et la
présentation agréable. Un livre capital qui apporte,
plus que toute fiction, un témoigange direct sur l'art
évanoui des castrats, l'âge d'or du bel canto, et par
là, approfondit la part de rêve laissée à
l'imaginaire" (Opéra International - juillet/août
1994)
- Castrats - L'opéra seria ou le
règne des castrats -
Isabelle Moindrot - Fayard - Les chemins de la musique - avril 1993 - 20
€
"L'ouvrage d'Isabelle Moindrot
est la première grande étude d'ensemble en langue
française sur l'opéra italien du XVIIIe siècle.
Le sous-titre "Le règne des castrats" ne correspond ni dans
les faits ni dans les propos à la
réalité...Nombre de lieux communs sur ce genre musical
méconnu sont battus en brêche...L'opera seria est
envisagé non seulement sous son aspect musical mais aussi sous
ses aspects littéraire, économique, social et
politique...Ce livre est une mine de réflexions et de
connaissances." (Opéra International - octobre
1993)
- Castrats - La voix des
anges - Anne
Rice - Laffont- 1997 - 539 pages -
réédition Pocket - février 1999 - 689 pages -
8,10 €

- Cavalli - Ercole amante - Hercule amoureux - Marianne
Massin - Cahiers d'Ambronay n° 1 -
septembre 2006 - Editions Ambronay - 170
pages
"Ercole Amante est une oeuvre
liée à l'essor naissant du jeune Louis XIV : un
souverain dévoré par le feu de ses
infidélités déjà notoires, mais à
l'idéal politique en mal d'héroïsation. Cavalli
invité par Mazarin lui offre de satisfaire cette ambition et
cette passion. Sensualité de l'homme, destin du héros
demi-dieu, tel est l'enjeu en apparence contradictoire de
l'opéra de 1662.
Aussi documentée et
pertinente que la documentation critique des programmes des grandes
maisons d'opéra, tel l'Opéra de Paris, rien de moins,
-mais l'iconographie en moins, budget oblige-, la matière
scientifique regroupée dans ce premier numéro des
"cahiers d'Ambronay" offre un vrai délice aux amateurs
sensibilisés par le travail d'exhumation et
d'interprétation d'Ercole Amante de Cavalli, la production
phare de l'édition 2006 du Festival d'Ambronay.
Dans le sillon de sa
thématique générique, "Musique et sacré",
l'équipe de recherche d'Ambronay nous livre ainsi plusieurs
réflexions autour de la figure d'Hercule, dont l'opéra
de Cavalli représente "non pas un héros sans faille"
mais plutôt " un corps déchirant et
déchiré en quête
d'humanité".
Ce premier numéro des
"Cahiers", revivifie l'approche et la compréhension d'une
oeuvre au travers des multiples problématiques que son
interprétation et sa production au début du XXI
ème siècle, convoquent. Nécessité de
"trancher" et de s'engager afin d'identifier des options pour la mise
en forme scénique et musicale. C'est pourquoi la somme dont il
est question ici est d'autant plus intéressante qu'elle met en
perspective les réalisations de la production d'Ercole Amante,
cru Ambronay 2006, présentée en septembre et octobre de
la même année. Réflexions des penseurs et des
intellectuels mais aussi, notes de travail des praticiens de la
musique et de la mise en scène, confrontés aux
réalités tangibles de la mise en espace et de la
réalisation.
Au sein d'un cycle de textes
en interaction, articulés en trois parties
complémentaires : "du mythe", "de l'histoire", "de la
musique", tous les aspects d'une oeuvre monumentale, posant
fatalement problème dans sa réalisation, sont
abordés sans détours. Le metteur en scène Pierre
Kuentz interroge en homme de théâtre, l'action et la
signification du héros incontinent, mort en revêtant la
tunique empoisonnée de ses noces... Tout son travail du
metteur en scène s'est polarisé sur le thème
"obsessionnel" de la tunique. Dans un texte tout aussi lumineux,
Marianne Massin montre comment le corps sensuel du héros qui
n'empêche pas son corps glorieux, "solaire", correspond en
définitive parfaitement à la propagande politique de
l'époque du Mariage de Louis XIV, lui-même à
l'infidélité avérée. Et le lecteur
convaincu, se passionnera tout autant pour les textes
consacrés à la musique de Cavalli, un compositeur dont
l'oeuvre parisienne se montre des plus décisives dans
l'éclosion à venir (onze années après la
création d'Ercole) de l'opéra à la
française, genre en gestation qui allait produire, "la
tragédie lyrique", conçue par Lully lequel signe
à l'époque d'Ercole Amante, les ballets
complémentaires à l'opéra de Cavalli. Lire
à ce propos, l'entretien avec le chef argentn, Gabriel Garrido
qui a dirigé les représentations d'Ercole Amante.
En complément,
l'intégralité du livret de l'opéra est
publié. Une lecture incontournable pour tout amateur
d'opéra baroque français désireux de comprendre
l'évolution du goût entre l'Italie et la France ; la
singularité pertinente d'un livret cynique parfaitement en
règle avec l'obligation de servitude à l'idéal
politique ... " (Classique.news)
- Cavalli - « Ercole amante » aux Tuileries -
Mémoires imaginaires de Francesco Cavalli (1659 -
1662) - Claude-Jean Nébrac -
BoD - 28 mars 2011 - 188 pages - 18 €
"Le voyage de Francesco Cavalli à Paris de
1660 à 1662 constitue un « moment fort » de la vie
du compositeur vénitien. Il s'inscrit dans le contexte bien
connu du mariage du jeune roi Louis XIV avec l'infante d'Espagne
Marie-Thérèse. Pour autant, les contemporains semblent
avoir ignoré le compositeur, et les témoignages
à son sujet manquent cruellement. C'est à combler cette
lacune que s'est attaché l'auteur de cet ouvrage, en donnant
la parole à l'intéressé lui-même, sous
forme de Mémoires. On y voit défiler tout une galerie
de portraits de ceux qui participèrent, de près ou de
loin, à la préparation des représentations de
Xerse et d'Ercole amante : Mazarin, Colbert, Louis XIV, Francesco
Buti, mais aussi Molière, Lulli, Perrin, Cambert, Atto Melani,
Carlo Vigarani, etc. " (Présentation de
l'auteur)
"L'auteur comble une lacune
majeure: alors que Cavalli, le plus doué des
élèves de Monteverdi à Venise reste le plus
grand compositeur européen, unanimement
célébré au XVIIè, son profil
psychologique, sa personnalité nous échappent
totalement: imaginer sous la forme de dialogues et de pensées
intimes restituées, son tempérament est donc
légitime. Le lecteur n'y trouve pas le portrait complet d'un
compositeur à l'oeuvre, mais un épisode de sa vie, l'un
des plus marquants, quand Cavalli tente de faire aimer l'opéra
italien à la Cour de France...
Compositeur estimé et
admiré comme le fut son maître, Cavalli est
invité par Mazarin à Paris pour y faire
représenter un nouvel opéra Ercole Amante pour le
mariage du jeune Louis XIV et de Marie-Thérèse
d'Autriche: incroyable tentative menée par le vieux et
très malade Mazarin d'implanter à la Cour de France,
l'opéra italien si flamboyant dans les théâtres
de la Sérénissime: le séjour de Cavalli
sexagénaire dure... 2 années, de 1659 à
1662.
Claude-Jean Nébrac
invente dialogues et monologue de son héros historique, mais
il sait aussi restituer le cadre d'une période parmi les plus
essentielles de l'histoire de France: quand Cavalli est à
Paris, Mazarin meurt et un nouveau monarque se précise: le
souverain au pouvoir absolu, Louis le Grand.
A défaut d'Ercole
Amante pourtant prêt, on joue son ancien opéra: Serse
(22 novembre 1660). Quand enfin la machinerie et le
théâtre des Tuileries, destiné par Mazarin pour
l'accueillir sont achevés, Louis XIV ordonne en février
1662, les représentations tant attendues d'Ercole Amante
(d'après le livret de Buti), serti des ballets de
l'inévitable Lulli... Les Italiens dominent alors le
goût français et Louis se montre royal en payant
grassement (jusqu'à 6000 livres) le vieux compositeur
dépêché de Venise à Paris, pour
célébrer sa jeune et conquérante gloire.
A partir des sources si minces
léguées par Prunières et Glover, l'auteur
rétablit sous couvert de fiction, la réalité
possible du quotidien parisien de Cavalli: un étranger parmi
les Français dont beaucoup à son égard se
montrent arrogants et hautains, si peu désireux de comprendre
et d'apprécier ce génie lyrique baroque: le plus grand
après Monteverdi.
Rivalités politiques et
artistiques (Molière contre Lulli, Torelli contre les Vigarini
-machinistes et concepteurs du théâtre des Tuileries- ,
Louis contre Fouquet... arrêté le 5 septembre 1661,
après avoir donné en son château de Vaux, une
fête légendaire dont le faste lui est fatal), espoirs
reportés, puis déçus de Cavalli à Paris;
mais aussi portraits sans complaisance de Mazarin, de Lulli (assez
ignoble), Molière et sa troupe... le milieu parisien au
début des années 1660 est évoqué avec
verve et précision. Même Robert Cambert, figure de
bandit romanesque paraît en véritable créateur du
premier drame lyrique en français...
Dans la réalité,
le compositeur fit représenter son nouvel opéra devant
des spectateurs surtout éblouis par les ballets et la
machinerie: musique et chant, action et dramaturgie furent
écartés car beaucoup ne savaient guère la langue
de Dante... Et Cavalli repartit à Venise plus sombre encore
qu'à son arrivée à Paris." (Classique.news)
"Voici un auteur surgi de
l'inconnu, une maison d'édition qui n'en est pas une, et un
livre au bout du compte très sympathique.
Il s'agit du carnet intime ou
carnet de voyage imaginaire du célèbre compositeur
vénitien Francesco Cavalli, pendant les deux années
qu'il passe en France, à l'occasion des festivités du
mariage de Louis xiv, pour lesquelles il doit composer un
opéra.
Tout ne se passe pas pour lui
comme prévu, c'est un peu la pagaille dans les
préparatifs, l'aménagement de la salle et la
construction des décors sont en retard, mais aussi, la cour
française n'apprécie pas trop l'opéra
italien.
Ce n'est ni par bêtise,
ni par manque de culture, comme on ressasse ce préjugé
de bon ton simplet. Ce qu'on aime à la cour de France, ce
qu'on attend d'un beau spectacle est fort différent. La
qualité du texte est essentielle, ce qui est difficile
d'apprécier quand on ne comprend pas la langue italienne, mais
encore, les règles théâtrales, que l'on peaufine
depuis les poètes de la cour d'Henri iv, portent sur
l'unité, l'équilibre de ce qui se passe sur
scène et ce qui ne peut s'y passer, sur la
crédibilité réaliste, on préfère
les ballets aux intermèdes bouffons. Ce n'est pas qu'on soit
allergique à la musique italienne, mais l'opéra italien
est au goût de l'élite française quelque peu
trivial, déboutonné, irréaliste, et aussi d'une
durée interminable.
Bref, après deux
années parisiennes Cavalli retourne dans sa Venise, et
déclare à un directeur de théâtre qui lui
réclame une commande, en souffrance, qu'après son
voyage en France, il ne désire plus composer pour le
théâtre.
Voilà le début
d'une légende, dont on ne sait que très peu de choses.
Peut-être s'est-il assez enrichi à Paris — il revient
notamment avec un magnifique diamant, cadeau royal, pour ne plus
avoir besoin de produire de la musique d'opéra.
Ce carnet, ce récit
à la première personne est une excellente idée
de Claude-Jean Nébrac qui arrive à nous convaincre et
à nous faire passer un bon moment de lecture.
Peut-être
n'évite-t-il pas les pièges du genre, et attribuant
à Cavalli de la fin du XVIIe siècle, la connaissance
des livres d'aujourd'hui, peut-être est-on un peu frileux dans
le jeu d'entre imagination et véridicité factuelle (le
film de tavernier "Que la fête commence", ou "Le nom de la rose
d'Umberto Eco" seraient de bons exemples). Mais le choix de prudence
de l'auteur est souple, cohérent."
(Musicologie.org)
Pour célébrer la
signature de la paix entre la France et l'Espagne en 1660,
consolidée par le mariage du roi Louis XIV avec l'infante
Marie-Thérèse, le cardinal Mazarin décida
d'offrir aux Parisiens un fastueux opéra italien, quelques
années après le relatif échec de l'Orfeo de
Rossi. Il fit donc construire un immense théâtre aux
Tuileries, invita de nombreux chanteurs renommés et confia la
composition de l'ouvrage au plus connu des musiciens vénitiens
de l'époque, Francesco Cavalli. Rien ne se passa comme
prévu : la fameuse Salle des Machines était loin
d'être finie à la date prévue, il fallut
insérer dans l'opéra de grands ballets écrits
par l'étoile montante, «Baptiste», autrement dit le
Florentin Lulli, et l'événement devint un combat
politique (contemporain de l'affaire Fouquet !) dont les enjeux
parurent incompréhensibles à Cavalli, sans compter des
sabotages malveillants. Pour couronner le tout, Mazarin, son
principal soutien, mourut avant la fin de l'aventure.
Pour raconter cet
épisode qui laissa une réelle amertume au compositeur
vénitien, bloqué plus de deux ans à Paris,
Claude-Jean Nébrac a choisi la forme de «mémoires
imaginaires». Sous sa plume, c'est donc Cavalli qui
décrit son voyage à travers l'Europe, via Innsbruck et
Munich, sa découverte des pratiques musicales
françaises, ses rencontres diverses, avec Molière
notamment.
Le procédé n'est
pas sans défauts : l'accumulation des faits
évoqués paraît assez artificielle, comme l'est la
langue, très moderne, des multiples dialogues
réinventés. On sent que Nébrac tente
d'insérer dans son texte le maximum de personnages, de
conflits, de détails, qui finissent par se télescoper.
En revanche, cela donne de la vie et du mouvement au récit, en
évitant toute sécheresse érudite. On se prend au
jeu, on sympathise avec Cavalli, on finit par croire à ce
XVIIe siècle recréé avec passion. Et puis,
semble-t-il, la vérité historique est respectée.
Ce petit volume fourmille donc d'informations et décrit bien
le quotidien des musiciens gravitant dans l'orbite du futur
Roi-Soleil. Un livre aussi divertissant qu'instructif, malgré
sa forme contestable. (Opéra Magazine - octobre
2011)
- Cavalli - Cavalli et l'opéra
vénitien au XVIIe
siècle - Henry Prunières - Les
Editions Rieder - Collection "Maîtres de la musique ancienne
et moderne" - 1931 - 117 pages et quarante planches en
héliogravure - env. 34 € d'occ.
- Cavalli - Un Opéra de Francesco Cavalli pour la Cour de
Florence : L'HIPERMESTRA - Geneviève Yans -
Universita degli Studi di Bologna - 1979 - 257 pages - env. 30 €
d'occ.
- Charpentier - Marc-Antoine
Charpentier - Catherine Cessac - Fayard -
630 pages - 1988 - réédité en janvier 1998 -
nouvelle édition en août
2004 - 40 €

Grand Prix de
l'Académie Charles Cros 1988
"La vie du musicien est
présentée par grands thèmes...La production
musicale est passée en revue et analysée en alternance
avec les éléments biographiques qui s'y
rapportent...Une dernière partie - Annexes - rassemble
certains documents fort intéressants...un catalogue complet
des oeuvres, sous forme de tableau chronologique...L'ensemble
fourmille d'anecdotes, de citations...Il s'agit ici essentiellement
d'histoire : il ne faut pas attendre une réflexion
esthétique...ni de révélations spéciales
sur l'homme."
"Par rapport à sa
première édition (1988), la somme consacrée
à Charpentier par Catherine Cessac a gagné bien
davantage que l'ajout de quelque 25 pages ne le laissait supposer. Et
tout d'abord, l'ouvrage s'orne maintenant d'un portrait,
d'authenticité probable sinon tout à fait certaine,
retrouvé dans l'intervalle et précieux malgré sa
valeur artistique précaire. Des pans importants de la
biographie, tant sur les antécédents familiaux que sur
les jeunes années et celles
passées auprès de Mademoiselle de Guise, puis chez les
Jésuites et enfin à la Sainte-Chapelle, ont pu
être étoffés, permettant du coup une chronologie
plus précise des oeuvres. Lauteur rend dûment hommage
aux recherches de la musicologue américaine Patricia Raxum,
qui l'ont beaucoup aidée, et on relèvera une fois
encore à quel point, dès le lointain et pionnier petit
volume de Claude Grussard, les femmes auront joué un
râle essentiel dans l'étude du plus grand musicien
français du XVlle siècle. Il n'a pratiquement pas
été touché à l'étude des oeuvres,
car tout ou à peu près avait déjà
été dit dans la première édition.
Hélas, trois fois hélas, la consultation de cet ouvrage
sans équivalent est rendue très difficile et ardue par
une lacune regrettable et qu'il aurait été facile de
combler ; l'absence d'un tableau de concordance entre les
numéros des catalogues Cessac et Hitchcock. Le catalogue du
présent volume suit l'ordre des "Meslanges" respecté
par Catherine Cessac, alors que le corps de l'ouvrage et l'index
alphabétique se réfèrent exclusivement à
Hitchcock (classement par genres). Parfois cela devient un
casse-tête; pour les trois admirables Psaumes pour la Semaine
Sainte de 1699, l'une des dernières oeuvres du compositeur et
la seule de cette importance à n'avoir pas encore connu
d'enregistrement, l'index nous renvoie
aux titres latins, mais ceux-ci ne figurent que dans le catalogue, et
le numéro Hitchcock cité dans le livre (H.228-230)
n'est évidemment pas celui de Cessac (263-265), de sorte que
le repérage exige le parcours minutieux de 60 pages de
catalogue. Quel gâchis, et cela pour tout au plus 6 pages de
tableau de concordance des deux numérotations,
malencontreusement absentes. Je suggère de les imprimer
à part et de les glisser dans chaque volume. Alors le bonheur
non seulement du simple lecteur mais aussi du chercheur sera complet,
car quant au style de Catherine Cessac, digne de son sujet et du
Grand Siècle, c'est un plaisir de tous les instants... Notons
que le prix de vente, le même que celui du Sibelius de Vignal
presque deux fois plus volumineux me paraît excessif."
(Crescendo - octobre/novembre 2004)
"Depuis sa
première édition en 1998, la somme de Catherine Cessac
consacrée au célèbre auteur du Te Deum n'a
cessé d'être la bible des amateurs, exponentiels, de
Charpentier. Ce n'est pas tresser à la musicologue des
lauriers de cir constance que d'affirmer cette nouvelle mouture
l'ouvrage absolu et indispensable sur le sujet. Augmentée des
dernières découvertes faites sur le musicien
français, elle nous en offre d'abord le visage (vilainement
détouré en couverture), sorti d'une gravure
identifiée dans un almanach royal datant de 1682. On y voit
une bouille rondelette aux yeux doux et à la bouche
délicate, surmontée d'une fine moustache. Catherine
Cessac s'appuie, en leur rendant hommage, sur les travaux de sa
consoeur Patricia M. Ranum et ses nombreuses publications dans le
Bulletin de la Société Marc-Antoine Charpentier,
grâce auxquels bien des données inédites sont
venues s'ajouter, en seize ans, aux connaissances historiques
initiales. Indispensable, l'ouvrage l'est aussi pour l'auditeur qui
veut se retrouver dans le monumental corpus des Meslanges de
Charpentier : presque six cents oeuvres représentant
vingt-huit tomes de musique actuellement conservés à la
BNF. Comment, en effet, savoir quel Magnificat ou quelles Litanies de
la Vierge tel enregistrement propose, quand on en dénombre dix
pour le premier genre et neuf pour le second ? (dem pour les dix
Messes, les trente et une Leçons de Ténèbres et
les quatre Te Deum. A l'heure où le tricentenaire de
Charpentier met sur le marché du disque une nouvelle
pléthore d'airs à boire, de dialogues et autres duos,
la plume alerte de la musicologue analyse chacune des oeuvres, tout
en retraçant avec émotion le singulier parcours d'un
compositeur estimé par tous ses contemporains mais
malmené par les dieux professionnels, la Junon jalouse
étant bien sûr Lully. Livre en main, on sera alors
poussé à sortir de son fauteuil pour mettre ses pas
dans ceux de l'enquêtrice Cessac, de l'Hôtel des Guise,
rue des Archives, jusqu'à Port-Royal. Car, plus qu'une somme
rhétorico-musicale, son travail nous donne à ressentir
le Grand Siècle avec ses intrigues, ses personnages et ses
fonctionnements socio-économiques. En annexe, on retrouvera
aussi avec intérêt les écrits théoriques
de Charpentier : précis de composition et la fameuse
identification morale des modes musicaux, sorte d'équivalent
musical des Caractères de La Bruyère que n'oubliera pas
Johann Mattheson." (Opéra International - novembre
2004)
- Charpentier
- Marc
Antoine Charpentier - Un musicien retrouvé - textes réunis par Catherine Cessac - Editions
Mardaga - février 2005 - 416 pages - 62 €
"Marc-Antoine Charpentier
(1643-1704) est reconnu aujourd'hui comme l'un des plus grands
compositeurs français. Ayant principalement exercé son
art à Paris, il a occupé des postes prestigieux chez
Mademoiselle de Guise, auprès de Molière et de ses
successeurs de la Comédie-Française, à
l'église Saint-Louis et au collège Louis-le-Grand de la
puissante Compagnie de Jésus, enfin à la
Sainte-Chapelle. Si Charpentier n'a jamais obtenu de poste officiel
à la cour, il se fit néanmoins apprécier de
Louis XIV. Travailleur infatigable, il a laissé une œuvre
considérable en nombre, en variété et surtout en
qualité, cette dernière s'avérant tout à
fait exceptionnelle. Ayant séjourné à Rome, il
demeura toute sa vie influencé par le style italien dont sa
musique retire une grande part de son
originalité.
Réunissant les
principaux articles parus dans le Bulletin de la
Société Marc-Antoine Charpentier de 1989 à 2003
et dont certains ont été réactualisés,
cet ouvrage permet de mesurer les avancées de la recherche sur
Charpentier durant ces quinze dernières années qui ont
révélé des éléments de
première importance: le seul portrait du compositeur, des
apports essentiels sur son environnement familial et social, sur
l'histoire des manuscrits musicaux, la mise à jour de
pièces et de sources nouvelles. Ces études
s'accompagnent d'autres ayant trait à la manière de
composer de Charpentier, aux circonstances d'exécution,
à l'interprétation et à l'analyse des
œuvres." (Présentation CMBV)
- Charpentier - Les manuscrits autographes de Marc-Antoine Charpentier
- Catherine
Cessac - Mardaga/Centre de Musique
baroque de Versailles - 2007 - 312 pages - 42 €
- Charpentier
- Marc-Antoine Charpentier, un musicien
oublié - Claude Crussard - Librairie
Floury - 1945 - 127 pages - env. 28 € d'occ.
- Charpentier
- Les oeuvres
de Marc-Antoine Charpentier
: catalogue raisonné
- Picard -1982 - 424 pages - texte
bilingue français-anglais - W.
Hitchcock - 84 €
- Charpentier -
Marc Antoine Charpentier et
l'opéra de collège -
Robert W. Lowe - G.-P. Maisonneuve et Larose - 1966 - 195 pages - env.
19 €
d'occ.
- Christie - William Christie et les Arts Florissants
- Christophe
Deshoulières - Armand Colin -
collection Références - septembre 1999 - 267 pages -
25 €
"La génération
baroque ? En vingt ans, la curiosité, la culture, le
désir des publics de la musique et des arts du spectacle ont
évolué en faveur de la vivante redécouverte du
passé. Rameau rejoint Boulez. Comment William Christie et ses
complices ont-ils contribué à dissiper les
préjugés qui condamnaient auparavant leur
répertoire ?
C'est grâce au
théâtre. Quintessence de la rhétorique baroque,
la théâtralité est le fil rouge qui réunit
toutes les interprétations des Arts Florissants, des
prières intimes de Charpentier aux fastes de l'opéra
selon Lully. Ainsi, la scène offre un point de vue à
notre essai (moins musicologique que dramaturgique et
socio-esthétique). Nous militons en faveur de l'attribution
d'une salle de spectacle permanente aux baroqueux et à leurs
metteurs en scène, tellement divers, comme Pierre Barrat et
Robert Carsen, Alfredo Arias et Jean-Marie
Villégier.
Crook, Laurens,
Deletré, Zanetti,Visse, Mellon, Piolino, Matiffa,
Repérant, Cable, Reyne, Rousset, Lasla, Lancelot, Raffinot,
Massin,Yepes, etc. En vingt ans, chanteurs, instrumentistes et
danseurs, plusieurs centaines d'artistes furent membres des Arts
Florissants. Du soliste en dialogue direct avec William Christie aux
groupes les plus structurés (comme de l'air de Cour à
la tragédie lyrique), évoquer l'histoire des Arts
Florissants, c'est d'abord accepter la pluralité des points de
vue autour de son principal animateur. En faisant le rapport entre
les jours de colère et les moments de grâce, on saisit
l'admirable nécessité qui anime l'oeuvre collective des
Arts Flo.
Auteur d'une thèse sur
l'Opéra baroque et le spectacle contemporain, Christophe
Deshoulières est maître de conférences à
l'université de Nantes. (Notice Decitre)
- Christie - William Christie, Sonate
baroque - Jean-François Labie -
juin 1989 - Alinéa - 181 pages - 13,57 €
- Christie - Les Arts Florissants -
Olivier Rouvière - Gallimard - novembre 2004 - 176 pages - 35
€
"Anatomie d'un coeur baroque -
A l'occasion des vingt-cinq ans des Arts Florissants, et du
soixantième anniversaire de William Christie, Olivier
Rouvière propose bien mieux que le panégyrique que l'on
aurait pu croire imposé par ces anniversaires. Au-delà
des Arts Flo et de leur leader emblématique, il s'agit bien
d'un constat exhaustif de l'état de l'univers baroque
aujourd'hui dans tous ses aspects (interprètes,
répertoires, scènes, diffusion, édition
discographique) et d'une réflexion sur les enjeux
stratégiques de ces acteurs. Avec une liberté de ton
qui ne cache pas l'admiration profonde pour la personnalité de
" Bil ", mais aborde aussi avec élégance et franchise
ses côtés plus controversés, Olivier
Rouvière signe un ouvrage largement documenté et
illustré. De l'ascension d'un Christie
bénéficiant d'un climat particulièrement
"baroque friendly" en France, à son arrivée, à
la fondation des Arts Flo sur trois axes respectés depuis -
diffusion des musiques des XVIIe et XVlIIe siècles, avec une
prédilection pour la déclamation française,
recherche du répertoire, et formation des chanteurs - et
à ses relations parfois mouvementées avec partenaires,
mécènes, diffuseurs, metteurs en scène,
éditeurs discographiques et... membres des Arts Flo; de
l'utopie initiale du salariat des artistes à la montée
cn puissance des subventions et du mécénat, dont la
problématique est finement analysée ; du turn-over des
artistes pour un répertoire à 95 % vocal à
l'aventure d'Atys ; de la personnalité d'un chef à la
fois affectif et directif, instinctif et bosseur acharné,
découvreur et consommateur de talents, démocrate et
flamboyant, impatient et pédagogue... Tout est abordé,
sans langue de bois, mais avec un infini respect pour un chemin hors
du commun. Passionnant." (Classica - février
2005)
"Voici déjà le
troisième ouvrage consacré aux Arts Florissants et
à leur chef. Olivier Rouvière remonte loin, jusqu'aux
origines de la " révolution baroque ", à ses racines
nordiques, aux précurseurs, dont le Français
Jean-Claude Malgoire. Très " baroque friendly ", à la
fin des années 1970, l'Hexagone ouvre les bras, entre autres,
à Christie. Une fois Les Arts Flo fondés, leur but est
défini : recherche (et aujourd'hui édition),
interprétation et diffusion, insertion professionnelle. Une
douzaine de personnes au départ; plus de deux cents
aujourd'hui S'il met en lumière les qualités de
pédagogue de Bill, jusqu'à la création, en 2002,
du Jardin des voix, et les activités du groupe dans ce
domaine, s'il souligne l'esprit "famille" qui règne entre les
membres de l'ensemble, s'il attache à cerner la
personnalité complexe et paradoxale du chef, Rouvière
n'en garde pas moins ses distances, moyen infaillible de ne pas
tomber dans l'hagiographie. Jamais il n'élude les questions
matérielles, à la manière d'un enquêteur.
jamais il ne masque les succès limités (le cycle
d'opéra italien commencé au Châtelet), les
tentatives avortées (le projet d'installation à
l'Opéra Comique). C'est ce regard affectueux et lucide qui
fait le prix de son livre." (Diapason - janvier
2005)
"En décembre 2004,
William Christie soufflera les soixante bougies de son anniversaire
et les vingt-cinq ans de celui de son enfant, Les Arts Florissants.
Vingt-cinq ans de recherches, de conquêtes, de combats, de
concerts, d’espoirs, de craintes, d’éclats scéniques,
de chant, de musique, de résurrections, de mûrissement,
qui les ont non seulement hissés au premier rang des ensembles
français consacrés à la musique ancienne, mais
aussi dans le peloton de tête des groupes baroques les plus
demandés sur le plan international. Suivies au jour le jour,
les révolutions se changent en anecdotes et, examinées
sans recul, les miracles ne sont plus qu’évidences. Les Arts
Florissants font depuis si longtemps partie de notre paysage que nous
n’imaginons pas qu’ils aient pu un jour ne point exister. En tant que
journaliste, j’avais eu l’occasion à plusieurs reprises de
rendre compte de leurs prestations mais, pas plus qu’aucun autre
auditeur, je ne m’étais jusqu’alors penché sur ces
mystères pourtant premiers : que recouvrait l’appellation
« Arts Florissants » ? D’où sortaient les Arts
Florissants ? Et, finalement, pouvait-on imaginer un monde baroque
privé d’Arts Florissants ? C’est en essayant de me focaliser
sur ce type d’interrogations, qui, me semblait-il, avaient dû
traverser l’esprit de tous les mélomanes, que j’ai
conçu ce livre." (Présentation
Gallimard)
"Il y a vingt-trois ans,
c'était une poignée de chimériques, fous de
sonorités proprement inouïes (oubliées serait plus
exact) et nostalgiques d'une gestuelle faite de grâces et
manières. Trois siècles de modes plus neuves les
avaient tuées, mais leur reflet reste sur dix, cent
chefs-d'oeuvre d'époque, qui ne revivraient pas tant qu'on
n'en aurait pas retrouvé le style. Ces fous ont
emprunté à une oeuvre de Rameau leur nom de guerre, les
Arts florissants, et sont partis en guerre.
A leur tête le plus
froid (apparemment), rose (de teint) et convenable protestant de la
Nouvelle-Angleterre, claveciniste puis chef de choeur, William
Christie, vite devenu Bill pour la France entière. Elle lui
devait ce diminutif affectueux, il lui a rendu tout un passé
dont elle n'avait plus cure. « Atys », de Lully, à
l'Opéra-Comique en 1986, a su trouver en Jean-Marie
Villégier le complément idéal de Christie. Une
oeuvre vieille de trois siècles revivait dans son ton, ses
façons, son goût décoratif d'autrefois. Ensuite,
c'est allé vite : Bill en cardinal présidant de la
fosse aux cérémonies moliéresques du «
Malade imaginaire » ; des Rameau et Haendel à Aix, dans
le goût de Pizzi ou Carsen, des tournées mondiales
triomphales, avec pour gagnant le goût royal du plus beau
Versailles musical, celui de Louis XIV. Le baroque, depuis, est
devenu une vogue, un déluge parfois, pas toujours aussi
abouti, et Christie est châtelain en Vendée, en style
d'époque. C'est une aventure, une réussite hors du
commun qu'une plaquette retrace, aussi bien illustrée que
documentée. S'il y avait une justice, Rameau serait revenu du
ciel pour lui écrire une chaconne d'honneur ." (Le
Point)
- Clérambault - Nicolas
Clérambault - Catherine Cessac - Fayard -
septembre 1998 - 23 €
"un modèle du
genre...Catherine Cessac montre toute cette richesse musicale et sait
y entrelacer la narration d'une vie de musicien en ce temps...Ainsi
jaillit un musicien bourdonnant d'activité hors de la cour de
Versailles." (Opéra International - novembre
1998)
- Contre-ténor -
La Controverse sur le timbre de
contre-ténor - René Jacobs - Actes
Sud - 50 pages - 1985
"Loin d'éclairer notre
lanterne, cet article publié à l'occasion du
cinquantième anniversaire de la Schola Cantorum de Bâle,
augmente la confusion. Des trois termes employés -
contre-ténor, haute-contre, falsettiste - René Jacobs
n'arrive à rien classifier et reste dans un flou savamment
entretenu." (Opéra International - décembre
1985)
- Danse - La danse ancienne et moderne ou Traité
historique de la danse -
Louis de Cahusac - Éditions Desjonquères - 322 pages - 24
€
"En 1754, Louis de Cahusac,
l'un des rédacteurs de l'Encyclopédie, apporte avec La
Danse ancienne et moderne ou Traité historique de la danse une
contribution essentielle à la pensée du spectacle.
Cahusac y développe une conception moderne du ballet, renouant
les fils entre la tragédie grecque et les oeuvres de Lully,
entre les fêtes spartiates et les célébrations
princières, entre les pantomimes romaines et les ballets de
son temps. Sous sa plume, la danse recouvre l'importance qui lui
revient dans la vie des arts et celle de la cité. Par son
pouvoir d'imiter des actions, d'évoquer des situations, de
traduire des sentiments, elle est désormais en mesure de
constituer un spectacle à part entière."
(Présentation)
- Dassoucy - Aventures burlesques de Dassoucy - Marc-Gérald
Johnson - Editions du Losange - 40
pages - juin 2003 - 5 €
- Delalande - Notes et
références pour servir à une histoire de
Michel-Richard Delalande - Sous la
direction de Norbert Dufourcq - Collection « La vie musicale
en France sous les rois Bourbons » - Editions A. et J. Picard
- 356 pages - 1957
- Delalande
- Michel-Richard Delalande -
Catherine Massip - Editions Papillon - collection Mélophiles -
158 pages - février 2005 - 13,95 €
"Bien connu des historiens
bien avant son génial aîné Marc-Antoine
Charpentier, Michel-Richard Delalande (à l’époque, on
trouve aussi les graphies de Lalande, de la Lande, voire de La Lande)
a été éclipsé depuis un
demi-siècle par la résurrection foudroyante de ce
dernier, au point qu’en face du monumental ouvrage de Catherine
Cessac sur Charpentier, il n’avait suscité aucun livre. D’une
envergure certes plus modeste, celui de Catherine Massip vient enfin
redresser au moins en partie la situation. Il est typique qu’elle
situe Delalande dans la succession de Lully et de Dumont, alors que
Charpentier n’est pratiquement pas cité, car cela correspond
bien à la réalité de l’époque:
Charpentier oeuvra entièrement en dehors de Versailles, alors
que Delalande, jouissant de la faveur presque exclusive de Louis XIV
vieillissant, finit par accumuler des pouvoirs exclusifs encore plus
grands que Lully après la disparition précoce de ce
dernier. Sa musique, et essentiellement le corpus des 77 Grands
Motets (dont sept seulement sont perdus) représente le grand
style versaillais à son apogée. Si une comparaison est
possible, Delalande serait un peu à Charpentier ce que Haendel
est àBach... Avec l’impeccable solidité de sa formation
et de sa méthode de musicologue (rappelons qu’elle dirige le
Département Musique de la Bibliothèque Nationale de
France), Catherine Massip nous offre un ouvrage de caractère
essentiellement universitaire, d’un abord et d’un style plutôt
austères. Lérudition en est certes impressionnante,
mais en l’absence de la personnalité humaine de Delalande, qui
nous demeure peu connue (aucun texte, aucune lettre de sa main),
j’estime qu’une analyse, non pas exhaustive (ne rêvons pas!)
mais au moins détaillée pour cinq ou six de ses plus
grands Motets, les plus connus par le disque, nous serait autrement
utile que les listes intarissables des témoins de son mariage
ou, pire, des inventaires exhaustifs de son mobilier, d’autant plus
que les ouvrages profanes, de loin moins importants et de plus, en
bonne partie perdus, sont traités dans le détail. Vingt
ou trente pages de moins sur ces peu passionnants détails
matériels, et autant de plus sur la musique qui assure la
véritable survie du nom de Delalande, et ce livre,
présenté avec le soin (iconographie, nombreux exemples
musicaux) qui a fait la juste renommée de la collection
Mélophiles eût comblé toutes nos attentes."
(Classica - juin 2005)
- Dervieux - Mademoiselle
Dervieux, fille d'opéra -
Roger Baschet
- Flammarion - juillet 1943 - 216 pages
- Deschamps -
Fille d'Opéra, vendeuse d'amour -
Histoire de Mlle Deschamps (1730 - 1764) - G. Capon et R.
Yve-Plessis - Plessis Libraire -1906 -
253 pages
- Desmarest - Henry Desmarest -
Biographie critique - Michel Antoine - Editions A.
et J. Picard - 1er trim. 1965 - réédité en octobre
2002 - 214 pages -25 €
- Desmarest -
Henry Desmarest - Exils d'un musicien
dans l'Europe du Grand Siècle -
textes réunis par Jean Duron et Yves Ferraton -
Mardaga / Centre de Musique Baroque de Versailles
- 458 pages - 58 €
"Cinq ans après de
saintes Journées au cours desquelles revécut Henry
Desmarest, le Centre de musique baroque de Versailles publie les
actes d’un colloque qui avait alors rassemblé une vingtaine
d’experts. Volumineux, divers, soigné, illustré,
inévitablement docte, l’ouvrage se présente en cinq
parties dont les trois dernières évoquent certains
"aspects musicaux de l’oeuvre de Desmarest” (la Messe à deux
choeurs, le Te Deum, L’Art de la fugue, mais aussi l’influence
italienne et celle de Lully, outre quelques lignes lumineuses sur les
tragédies Circé et Didon). Auparavant, nous aurons
suivi dans son exil à Bruxelles, en Espagne et en Lorraine, le
malheureux amant condamné à mort par contumace pour
avoir épousé secrètement la fille d’un haut
magistrat. Tout amoureux du Grand Siècle complétera ici
les connaissances acquises dans l’unique biogràphie (Michel
Antoine, Picard 1965) de celui dont Titon du Tillet disait: “Jamais
génie n’a donné des marques plus promptes de sa
pénétration, de son goût & de son
sçavoir pour la Musique.” Une telle somme le comblera,
à condition qu’il se pique d’exégèse pointue,
lise couramment la musique et sache décrypter une triple
fugue. Il est sans doute regrettable que les articles en anglais et
en espagnol ne soient pas accompagnés d’un
résumé dans la langue de l’éditeur, mais nul ne
doutera plus désormais que l’interminable exil a pris fin, et
la grâce accordée par le Centre à celui qui
aurait pu devenir le” nouveau Lully” ne le sera pas moins par ses
lecteurs." (Diapason - mai 2005)
- Desmarest - Vénus et Adonis -
Livret, études et commentaires - Textes réunis par
Jean Duron et
Yves Ferraton
- Centre de Musique Baroque de Versailles / Mardaga - 191 pages -
2006
- Destouches -
Le Carnaval et la Folie - Cahiers d'Ambronay (4) - Ambronay Éditions -
2007 - 112 pages - 6 €
"Si dans sa jeunesse, le Roi
Soleil avait fait de l'opéra une fantastique machine de
propagande dont toute l'Europe s'empara, sur le déclin il eut
tendance à se tourner vers des plaisirs plus sobres.
L'opéra garda cependant sa force de persuasion. Grand
voyageur, mousquetaire, musicien initialement autodidacte,
André Cardinal Destouches s'en empara. Avec Houdar de la
Motte, partisan de la réforme des conventions
théâtrales, il conçut la première
comédie-ballet en France, Le Carnaval et la Folie. Le sujet ?
L'Éloge de la Folie d'Érasme revu et corrigé au
goût du XVIIIe siècle naissant. Pourquoi donc s'inspirer
de cet ouvrage caustique écrit par ce philosophe linguiste
doué d'une grande liberté de pensée, auteur
d'une traduction nouvelle du Nouveau Testament dont se servit Luther,
religieux fidèle à Rome mais refusant que le Pape le
nomme cardinal ? Moins de vingt ans après la révocation
de l'Édit de Nantes, pourquoi s'inspirer d'une oeuvre
écrite pour Thomas More, juriste, philosophe,
helléniste, homme politique, auteur de The Utopia, qui eut le
privilège d'être pendu et non décapité
pour avoir refusé à Henry VIII d'entériner le
schisme religieux donnant naissance à l'Église
anglicane ? Louis XIV n'assista pas à la création du
Carnaval et la Folie, donnée devant la cour, à
Fontainebleau, en présence du roi d'Angleterre et de la maison
royale.
Dans Le Carnaval et la Folie,
la Folie n'est pas celle que l'on croit ; le Carnaval ressemble
à un amoureux transi et Momus, grand censeur des dieux, tire
les ficelles pour mieux nous divertir. Comment transcrire la
modernité d'une œuvre tricentenaire en étant
respectueux des éléments nouveaux apportés par
les musicologues, les chercheurs, en s'inscrivant dans une
réflexion contemporaine ? Quelle part d'invention, quelle part
de fidélité ? Autant de questions qui animent les
acteurs de l'édition 2007 de l'Académie baroque
européenne et dont rend compte ce nouveau Cahier
d'Ambronay.
On trouvera d'entrée
deux réflexions de fond : « Le Carnaval et la Folie :
Révolution ou conformisme ? », par Michael Nafi,
doctorant à Paris Diderot, et « Le jeu de la marotte ou
la momerie de Folie » par Marianne Massin, Maître de
Conférence à Rennes II.
Les artisans du spectacle
créé en octobre 2007, au Festival d'Ambronay, expriment
leur point de vue : Hervé Niquet, Jacques Osinski,
Maris-Geneviève Massé, Christophe Ouvrard. Ce
quatrième « Cahier » d'Ambronay est
complété pae le synopsis de l'œuvre, la fiche
signalétique, une notice sur André Cardinal Destouches,
le livret et les sources. L'ouvrage est agrémenté des
esquisses des costumes, crées par Christophe Ouvrard."
(Musicologie.org)
- Dictionnaire -
Dictionnaire biographique des
musiciens - 3 tomes - Théodore Baker et Nicolas
Slonimsky - Bouquins - Robert Laffont -
mai 1995 - 3 x 30,18 €


- Dictionnaire -
Dictionnaire de la musique en France aux
XVIIe et
XVIIIe
siècles - sous la direction de
Marcelle Benoit - Fayard - 815 pages - novembre 1992 - 89 €
"Un ouvrage de
référence et une mine inépuisable...quelque 2500
entrées rédigées par plus de cent
collaborateurs, une foultitude d'index, de tableaux, des arbres
généalogiques, une iconographie
généreuse, une bibliographie de plus de 1750
titres...Quant aux rubriques sur les chanteurs, c'est pratiquement
parfait." (Opéra International - mai 1993)
- Dictionnaire -
Dictionnaire des
compositeurs - Roland de Candé -
Seuil - collection Solfèges - 500 pages - février
1996 - 12,5 €
- Dictionnaire -
Nouveau dictionnaire de la
musique - Roland de Candé -
Seuil - 680 pages - novembre 2000 - 29,8 €
- Dictionnaire -
Dictionnaire des
Opéras - Félix Clément -
Pierre Larousse - Bibliothèque des Introuvables - Claude Tchou -
réédition - février 2001 - 89,95 €
"La réédition du
Dictionnaire des Opéras de Félix Clément et
Pierre Larousse, dans sa version de 1905, s'imposait. Tout amateur de
théâtre lyrique sait combien " Le Clément et
Larousse " est un outil irremplaçable. Où trouverait-on
aussi facilement des informations sur des ouvrages
créés à Buenos Aires, à Budapest,
à Naples ou à Brême ? Où pourrait-on lire
le résumé des Barbares, opéra oublié de
Saint-Saëns aussi bien qu'une étude
détaillée du Don Giovanni de Mozart ? Comment
pourrait-on repérer d'un coup d'oeil les dix principaux
opéras tirés du mythe de Faust ou les douze
opéras mettant en scène Orphée ? Offrir le
Clément et Larousse, dans sa version la plus complète
de 1905, et sous la forme d'un volume neuf et maniable, tel est
l'objet de la présente réédition. Des origines
aux prémices de l'Opéra contemporain, il livre à
tous ceux qui sont fascinés par le monde de l'opéra,
une masse inégalée de renseignements sur les oeuvres
qui, du baroque au bel canto, en passant par le répertoire
slave et la zarzuela, constituent encore la quasi-totalité du
répertoire de nos théâtres lyriques. Servant de
guide " au curieux comme au travailleur, à l'amateur comme
à l'historien " ainsi que l'écrit Pougin, le
Dictionnaire des Opéras de Clément et Larousse a sa
place dans toute bibliothèque, précieux
résumé de toutes les émotions de l'art lyrique."
(Chapitre.com)
- Dictionnaire
- Dictionnaire des oeuvres de l'art vocal
- Marc
Honnegger - Paul Prévost -
Bordas - 3 volumes - 2 576 pages - 1991 - 70,13 € le vol. -
réédition - septembre 1997
"Une somme
irremplaçable de 3 500 ouvrages appartenant à tous les
genres, de l'opéra à la chanson populaire, en passant
par l'oratorio et le lied, illustrée de 128 pages en couleur
et de 2 000 exemples musicaux, sans oublier une bibliographie, un
index des auteurs et un très précieux glossaire des
termes techniques. Indispensable." (Opéra International -
décembre 1991)
- Dictionnaire -
Dictionnaire de la musique vocale,
lyrique, religieuse et profane -
Marc Honegger et Paul
Prévost - Larousse - 1998 - 832
pages - env. 50 € d'occ.
- Dictionnaire -
Tout l'opéra - Dictionnaire de
Monteverdi à nos jours -
Gustav Kobbé - Robert Laffont - Bouquins - 14e édition - 1065
pages - octobre 1999 - 25,95 €
On dit simplement : "le
Kobbé". En France et dans tous les pays anglo-saxons, depuis
soixante ans, le Kobbé (200 000 exemplaires vendus), est une
sorte de bible de l'opéra, souvent imitée, jamais
égalée. Le Kobbé raconte le livret et analyse la
musique de quelque 500 opéras en une langue directe,
accessible à tous et cependant illustrée d'assez
d'exemples musicaux pour que les spécialistes puissent eux
aussi y trouver leur compte. L'élément fondamental de
cette cinquième édition complétée est la
nouvelle présentation avec classement par ordre
alphabétique de compositeurs et, au sein de l'oeuvre d'un
même compositeur, par ordre chronologique d'ouvrage. Paru pour
la première fois dans "Bouquins" en 1980, le Kobbé a
connu treize réimpressions, dont quatre éditions
révisées et augmentées. La dernière
remontait à 1991. 59 entrées nouvelles. Cette nouvelle
édition intègre également des adjonctions
figurant dans la nouvelle édition anglaise : 48 ouvrages et 11
entrées spécifiquement ajoutées pour
l'édition française (Alapage)
"L'ordre alphabétique
est enfin adopté au détriment de l'ancien classement
"chronologico-géographique" suranné et peu pratique.
Soixante oeuvres nouvelles font leur entrée. Parmi les petits
nouveaux : Atys et Phaëton de Lully, Zoroastre de
Rameau"..."Cette dernière mouture, ainsi enrichie, confirme
définitivement sa suprématie". (Diapason
- avril 2001)
"Depuis trois quarts de
siècle, le Kobbé est l'ouvrage de
référence des amateurs d'opéra dans le monde
entier. Paru pour la première fois en 1922 - quatre ans
après la mort accidentelle de son auteur. Gustave Kobbé
(1857 - 1918), écrasé par un hydravion alors qu'il
faisait du bateau au large de Long Island -, cette bible des
mélomanes a connu d'innombrables rééditions et
de nombreuses traductions. A trois reprises (1954, 1976, 1985), lord
Harewood - qui a dirigé pendant plus de vingt ans le Royal
Opera House de Londres, puis l'Opéra de Covent Garden - a
complété et mis à jour cet incomparable
instrument de travail. Aujourd'hui, il présente,
secondé par Antony Peattie, une version entièrement
renouvelée. Cet ouvrage s'est enrichi de 60 oeuvres nouvelles,
présentées ici pour la première fois, portant
ainsi de 400 à près de 500 les opéras du monde
entier qui sont analysés. Une dizaine de compositeurs, anciens
et modernes, font ainsi leur entrée dans le "Nouveau
Kobbé", témoignant de la vitalité d'un genre et
du renouvellement constant du répertoire. De plus, afin de
tenir compte du lecteur français, certains opéras
particulièrement appréciés dans notre pays ou
redécouverts récemment viennent enrichir la version
originale de ce livre. Pour rendre la consultation plus aisée,
le "Nouveau Kobbé" présente les compositeurs de tous
les temps et de tous les pays par ordre alphabétique. Les
opéras sont classés par compositeurs dans l'ordre de
leur création et, pour chacun d'entre eux, sont
rappelées les plus importantes mises en scène, y
compris les plus récentes."
(Présentation)
- Dictionnaire -
Dictionnaire portatif historique et
littéraire des théâtres - Antoine de
Léris - C.-A. Jombert - 1754 -
réédition Slatkine Reprints - 1970 - 765 pages -
env. 110 € d'occ.
Contenant l'origine des
différens théâtres de Paris; le nom de toutes les
pièces qui y ont été représentées
depuis leur établissement et des pièces jouées
en province ou qui ont simplement paru par la voie de l'impression
depuis plus de trois siècles ; avec des anecdotes et des
remarques sur la plupart : le nom et les particularités
intéressantes de la vie des auteurs, musiciens et acteurs,
avec le catalogue de leurs ouvrages
http://books.google.com/books?id=d60CAAAAYAAJ&printsec=frontcover&dq=dictionnaire+portatif&hl=fr
- Dictionnaire
- Dictionnaire de l'opéra
- Harold
Rosenthal et John Warrack -
Edition française
réalisée par Roland
Mancini et Jean-Jacques Rouveroux -
Fayard
- Dictionnaire -
Dictionnaire de musique - Jean-Jacques
Rousseau - Editions Minkoff - janvier
1981
- Dictionnaire -
Dictionnaire de musique - Jean-Jacques
Rousseau - Actes Sud - collection
Thesaurus - en fac simile de l'édition de 1768,
augmenté des planches sur la lutherie tirées de
l'Encyclopédie de Diderot - 777 pages - janvier 2008 - 25
€
- Dictionnaire -
Vocabulaire de
l'opéra - Pierre Saby - Minerve - 2e
trim. 1999 - 259 pages
- Dictionnaire -
Dictionnaire de la
musique - Marc Vignal - Larousse -
Edition 2001-2002 - Les Grands Dictionnaires Culturels - 1096
pages - 60,5 €
"Le Dictionnaire est un
véritable guide musical. La multitude des entrées (plus
de 5000) et le champ d'information traité en font un
incontournable de la littérature musicale"..."On regrettera
l'absence d'index et des bibliographies si utiles...la disparition
des entrées consacrées aux villes et aux pays...enfin
la persistance d'un esprit très partisan qui nuit à la
qualité de l'information." (Classica - mars
2001)
- Dictionnaire -
Dictionnaire de la
Musique - Marc Vignal - Larousse -
Collection In Extenso - édition 2005 - février 2005
- 1 516 pages - 26 €
- Dictionnaire -
Encyclopédie de la
musique - Le Livre de Poche - 1992 -
175 F.
- Dictionnaire - Dictionnaire chronologique
de l'opéra (ancien titre
L'Opéra - Dictionnaire de 1597
à nos jours), traduit de
l'italien - Le Livre de Poche - 1994

"mille oeuvres décrites
et analysées"
- Dictionnaire -
Les compositeurs - Encyclopedia Universalis - Musique - Albin Michel -
1998 - février 1998
- Dictionnaire -
Dictionnaire des Musiciens
français - Editions Seghers -
4e trim.
1961 - 379 pages
- Drame - Les créateurs du
drame musical de Monteverdi à Wagner - Antoine
Ferchault - Gallets et Fils - 1944 -
189 pages - env. 26 € d'occ.
retour
haut de page
suite
retour page
d'accueil