-
L'opéra baroque en livres-
de T à
Z
retour
- Telemann - Georg Philipp Telemann ou Le célèbre
inconnu - Gilles Cantagrel - Editions
Papillon (Suisse) - collection Mélophiles - 174 pages -
mars 2003 - 13,95 €
"Il nous manquait, en
français, une biographie de Telemann, celui que Romain Rolland
appelait "le rival heureux de Bach". Gilles Cantagrel, à qui
l'on doit plusieurs ouvrages sur Johann Sebastian Bach, était
le plus qualifié pour l'écrire. Il connait non
seulement l'oeuvre et la personnalité du Cantor de Leipzig,
mais aussi bien l'environnement, la société et les
pratiques musicales de l'époque. Georg Philipp Telemann
n'était pas pour lui un inconnu. Gilles Cantagrel a eu
recours, pour illustrer son livre, à des extraits de
l'autobiographie de Telemann, témoignage vivant du plus grand
intérêt, car ce compositeur, qui fut un enfant prodige
écrivant à douze ans un premier opéra,
était doué dans tous les domaines, aussi bien pour
l'écriture que pour la pratique instrumentale et la conduite
de sa carrière. Ambitieux. réaliste, infatigable, il a
de son vivant pris le pas sur Johann Sebastian Bach, mais la
postérité a renversé les rôles, ce qui
n'est pas une raison pour mésestimer Telemann. Gilles
Cantagrel rétablit la juste perspective avec le sérieux
et le talent que l'on sait." (Le Monde de la Musique - juin
2003)
"Telemann l'homme
d'à-côté...Aussi célèbre à
son époque en Allemagne que son ami Haendel l'était
simultanément en Angleterre (et beaucoup plus que ne le fut
Bach de son vivant), Georg Philipp Telemann (1681-1767) n'est plus
guère connu du mélomane moyen que pour des "musiques de
table" qu'on entend avec plaisir entre deux coups de fourchette, mais
qu'on n'écoute guère... Curieusement d'ailleurs, la
résurgence baroque dont le zèle révéla
tout ou presque de Bach, D. Scarlatti, Vivaldi ou Haendel a pour
l'heure exploré fort parcimonieusement l'oeuvre (fort
abondante, il est vrai...) du compositeur natif de Magdebourg. Autant
dire que la biographie que nous propose aujourd'hui Gilles Cantagrel
a son utilité ; d'autant que l'auteur rappelle qu'avant lui
seuls Romain Rolland (en 1919 !) et Erich Valentin (en 1931 !)
avaient traité le sujet en France... Admirablement
rédigée, documentée à la source
même des écrits (nombreux) laissés par le
compositeur, logique et claire, cette étude souligne une fois
encore la pertinence de l'orientation éditoriale de
l'éditeur genevois tant par la qualité des sujet
abordés (et leur nécessité !) que ses choix
d'auteurs, scrupuleux sans être ennuyeux. Un bel ouvrage, utile
et enthousiaste." (Répertoire - juillet/août
2003)
"L'ouvrage de M. Cantagrel,
abondamment illustré, est rédigé dans un style
agréable et fluide ; la partie biographique est
particulièrement développée et solidement
documentée, de sorte que même le néophyte prendra
plaisir à la lecture de ce "grand petit livre". Il vient
combler une lacune d'autant plus incompréhensible dans la
littérature spécialisée en langue
française que, de son vivant, Telemann jouissait d'une
réputation extrêmement flatteuse dans notre pays,
où il séjourna huit mois, en 1737-1738. Le temps d'une
redécouverte de ce fidèle ami de Bach et de Haendel est
ainsi enfin venu." (Opéra International - octobre
2003)
- Théâtre
- Le Théâtre et la Musique
jusqu'en 1789 - L'Ancienne France - Le Théâtre -
Mystères, tragédie, comédie - et la Musique -
Instruments, Ballet, Opéra -
Firmin Didot - 1887 - 301 pages
- Théâtre
- Théâtre de Cour
- sous la direction de Vincent Droguet et
Marc-Henri Jordan - Réunion des musées nationaux - 2005 -
200 pages - 35 €
"Les spectacles tenaient dans
la vie quotidienne de la cour de France une place essentielle. A
Fontainebleau, où le roi séjournait pratiquement chaque
automne, une salle aménagée en 1724-1725 servit de
cadre pendant tout le XVIIIe siècle à des
représentations données par les comédiens
français et italiens aussi bien que par les interprètes
de l'académie royale de musique. Parmi les œuvres importantes
créées ou jouées à Fontainebleau figurent
notamment Le Devin du village de Rousseau, des opéras de
Rameau tels Dardanus ou Anacréon, des opéras-comiques
de Grétry, tels Zémire et Azor ou Richard Cœur-de-lion.
Cet ouvrage, qui traite des différents aspects des spectacles
et de leur organisation, rassemble une iconographie peu connue et
souvent inédite : vestiges et dessins de la salle de
Fontainebleau aujourd'hui disparue, projets de décors et de
costumes, programmes de spectacles, livrets, costumes et accessoires
de scène, mais aussi éléments de décors
originaux, récemment redécouverts"
(Présentation)
- Théâtre -
Théâtres lyriques de Paris - Théâtres
lyriques de Paris. Académie nationale de musique,
1671-1877. Répertoire général, description du
monument - Ezvar du
Fayl - 200 notices sur les artistes
de l'Opéra - Ezvar du
Fayl et Opéra national de Paris - 1878 - env. 86
€
- Théâtre
- Théâtre et opéra
à l'âge classique - Une familière
étrangeté -
Catherine Kintzler - Collection "Les chemins de la musique" - Fayard - 335
pages - 20 €
"C'est à
l'époque où le théâtre trouve en France
son apogée, le XVIIe siècle, qu'apparaît
l'opéra. Si beaucoup de traits, et des plus évidents,
les rapprochent, leur coeistence pose question et c'est sur leur
rapport : une familère étrangeté, que
s'interroge Catherine Kintzler au travers de cet essai. Elle oppose
les fonctions respectives de chacun de ces genres scéniques :
si le théâtre relève de la métaphysique
des mœurs, l'opéra illustre plutôt la
métaphysique de la nature et il éblouit, grâce
à la musique, aux décors, aux machines, les yeux et les
oreilles. Cette surenchère qui s'adresse aux sens lui a valu,
de la part des moralistes férus de théâtre, de
féroces critiques.
La première partie de
cet ouvrage, consacrée au théâtre, explore le
trouble qu'il exerce sur le spectateur, confronté au sublime
mis en œuvre dans le théâtre classique. La seconde,
portant sur l'opéra, montre comment celui-ci, évacuant
la question morale, s'incarne dans la musique et la danse pour
constituer un monde, celui du merveilleux. La troisième partie
enfin sonde la fascination réciproque que nourissent les deux
scènes.
En une réflexion qui
chemine à travers tout le répertoire et sollicite
Corneille, Racine, Lessing, Voltaire, Molière, ainsi que
Rameau et Mozart, l'auteur - professeur de philosophie et
spécialiste de l'esthétique scénique des XVIIe
et XVIIIe siècles - dégage les enjeux
esthético-philosophiques qui, dans la relation des deux
scène, fondent leur opposition, expliquent leur attirances et
participent à leur splendeur."
(Anaclase.com)
"Quelle est la nature du
plaisir esthétique procure par l'opéra de l'âge
classique ? Plaçant en vis à vis les grands textes
(Corneille, Moliere,Voltaire) et les chefs-d'oeuvre lyriques (Rameau,
Gluck, Mozart), l'auteur démontre que ce plaisir provient
d'une confrontation entre poétique théâtrale et
poétique lyrique: les deux arts reposent sur des techniques
antithétiques et complémentaires, l'une des deux
scènes livre la critique de l'autre tout en s'en inspirant.
Kintzler montre en outre comment ils ont commence à diverger
au XVIIe siecle, l'opéra inventant sa propre
théâtralité. Si l'on a fait le deuil du
merveilleux au nom d'une nouvelle rationalité, le génie
de l'opéra mozartien etait au prix de cette mutation
esthétique. Passionnant." (Classica - février
2005)
"C'est à
l'époque où le théâtre trouve en France
son apogée, le XVIIe siècle, qu'apparaît
l'opéra. Si beaucoup de traits, et des plus évidents,
les rapprochent, leur coexistence pose question et c'est sur leur
rapport : une familière étrangeté, que
s'interroge Catherine Kintzler au travers de cet essai. Elle oppose
les fonctions respectives de chacun de ces genres scéniques :
si le théâtre relève de la métaphysique
des mœurs, l'opéra illustre plutôt la
métaphysique de la nature et il éblouit, grâce
à la musique, aux décors, aux machines, les yeux et les
oreilles. Cette surenchère qui s'adresse aux sens lui a valu,
de la part des moralistes férus de théâtre, de
féroces critiques. La première partie de cet ouvrage,
consacrée au théâtre, explore le trouble qu'il
exerce sur le spectateur, confronté au sublime mis en œuvre
dans le théâtre classique. La seconde, portant sur
l'opéra, montre comment celui-ci, évacuant la question
morale, s'incarne dans la musique et la danse pour constituer un
monde, celui du merveilleux. La troisième partie enfin sonde
la fascination réciproque que nourrissent les deux
scènes. En une réflexion qui chemine à travers
tout le répertoire et sollicite Corneille, Racine, Lessing,
Voltaire, Molière, ainsi que Rameau et Mozart, l'auteur
dégage les enjeux esthético-philosophiques qui, dans la
relation des deux scènes, fondent leur opposition, expliquent
leur attirance et participent à leur splendeur. "
(Présentation Fayard)
"Si l'écriture de la
philosophe n'est pas toujours aisée, notamment dans son
développement de "l'équivocité
héroïque", la démonstration devient moins ardue
avec le décryptage de modèles précis, par
exemple la comparaison des livrets des différents
Idoménée. On y suit l'évolution des
caractères de L'Enéide de Virgile à la
tragédie de Crébillon, suivie de son adaptation par
Danchet pour Campra. De la tragédie française à
l'opera seria théorisé par Métastase et que
développe Varesco, Catherine Kintzler dénoue
brillamment les représentations de l'infanticide au sein du
spectacle si policé d'un texte mis en musique. Loin
d'être asexuée, l'étude de la philosophe
débrouille les questions du mariage, de la reproduction et du
savoir dans "Les Femmes savantes" de Molière avant de revenir
à un débat plus "classique" : pourquoi les amoureux du
théâtre eurent-ils (mais faut-il parler au
passé?) tant d'aversion pour l'opéra et vice-versa? La
problématique du merveilleux, exposé à la vue
avec force flonflons comme c'est le cas dans "Hippolyte et Aricie",
est-ce là une perversion, ou une sublimation, des purs
concepts établis par Racine? Ouelle est la place de la danse
dans la tragédie en musique? Et comment évolue la
fonction du magique théâtral au cours du siècle
des Lumières ? Autant de questions adressées aussi bien
à Gluck qu'à Da Ponte, au "Bourgeois gentilhomme"
qu'à la "Sémiramis" de Voltaire. Au vu de la
programmation aujourd'hui privilégiée par nos
scènes, cet ouvrage fouillé permet d'éclairer,
dans toute sa complexité théorique, un
répertoire fondateur et passionnant." (Opéra
International - janvier 2005)
- Théâtre
- Le
Théâtre et le public à Paris de 1715 à
1750 - Henri
Lagarde - Klinksieck
-Bibliothèque française et romane - 1972 - 717
pages
- Théâtre
- Théâtre lyrique, avec une
préface où l'on traite du poëme de
l'opéra et une réponse à une
épître satyrique contre ce spectacle - Antoine-Louis Le
Brun - P. Ribou - 1712 - 318
pages
- Théâtre -
Bibliothèque des
Théâtres - Maupoint - 1733
- Théâtre -
Plaire et instruire - Le Spectacle Dans Les Collèges
De L'ancien Régime - sous la
direction d'Anne
Piéjus - Presses universitaires
de Rennes - 372 pages - 20 avril 2007 - 20 €
"Le théâtre, la musique et la danse,
trois disciplines fondamentales dans l'éducation de la
noblesse d'Ancien Régime, participaient, dans les
collèges français, à l'élaboration de
spectacles conçus pour les jeunes gens autant que pour un
public avide de divertissement. La scène des collèges
s'impose comme l'un des premiers lieux de création dramatique
des XVIIe et XVIIIe siècles. Pourtant, ce répertoire,
qui souffre de la disparition de nombreuses sources, est encore
rarement appréhendé dans sa dimension spectaculaire. Ce
théâtre hybride, souvent farci d'intermèdes
chantés ou dansés, se présente comme un objet
protéiforme, qui appelle une approche pluridisciplinaire. L'un
des atouts de cet ouvrage repose précisément sur la
réunion de chercheurs confirmés de disciplines
complémentaires, puisqu'il réunit des
spécialistes de littérature française,
néo-latine ou encore germanique, des historiens de la musique,
de la philosophie, de la danse, de la scène et des arts du
spectacle, et de littérature comparée."
(Présentation)
- Théâtre -
Le Théâtre des
Demoiselles -
Tragédie et musique à St Cyr à la fin du
Grand Siècle - Anne Piéjus -
Société Française de Musicologie - juillet
2000 - 65,50 €
- Théâtre -
Notes et documents sur l'histoire des théâtres de
Paris au XVIIe siècle - Jean-Nicolas du Tralage -
Librairie des Bibliophiles - Jouaust - 1880 - 124 pages - env. 138
€ d'occ.
- Théâtre -
Théâtre du XVIIIe
siècle - Jeux, écritures, regards - David Trott - Editions Espaces 34 - juillet 2000 - 304 pages -
22,72 €
- Tragédie
- Vous avez dit classique ? -
Philippe Beaussant - Actes Sud - 146 pages - 1991
"Lorsqu'il lui arrivait,
à la Comédie-Française, d'entendre une Hermione
qui faisait l'impossible pour s'identifier à une
héroïne de roman-photo, Philippe Beaussant zébrait
son programme d'annotations rageuses. Aujourd'hui, il s'interroge.
Qu'est-ce qu'une tragédie classique? La réponse est
claire :" une exaltation de la voix par l'apothéose de la
langue ". La musique du vers y joue un rôle primordial.
Cherchant un modèle pour la mise en scène de la
tragédie classique, Philippe Beaussant le trouve dans les
réalisations de ceux qu'on nomme les " baroqueux ". Il cite
l'Atys de Lully, mais c'est à l'Orfeo de Monteverdi qu'il
demande de lui fournir une démonstration, et ce sont les pages
maîtresses de ce petit livre. Qu'il soit demi-dieu ou roi, le
mot clé qui définit le héros tragique est
celui-ci la distance, celle qu'il y a entre lui et le spectateur.
Telle est la vérité première que Philippe
Beaussant ne cesse de redire, ne craignant pas de se
répéter, mais à la manière de
Péguy, qui est un développement musical. Vous avez dit
" musique "? (Le Monde de la Musique - mai 1991)
- Tragédie
- La
Tragédie Lyrique - Collectif
(Jean Duron, Jean-Pierre Néraudau, Catherine Kintzler,
Marie-Françoise Christout, Marie-Thérèse
Hipp, Catherine Massip, Edmond Lemaître) - Les carnets du
Théâtre des Champs Elysées - Cicéro
Editeurs - novembre 1991 - 142 pages - env. 23 € d'occ.
"La tragédie lyrique a
connu simultanément naissance et apogée dans les œuvres
lyriques de Jean-Baptiste Lully. Jean-Pierres Naéraudau montre
dans quelle phase de la mythologie du Roi Soleil la Tragédie
lyrique se situe et la part qu'elle y prit.
Marie-Thérèse Hipp replace cette tragédie dans
la lignée du théâtre humaniste, jalonnant ce
parcours de réaction des contemporains. Catherine Kinsler
réaffirme qu'aucune tragédie, en France, à cette
époque, ne peut exister sans être mise au parangon de la
grande tragédie classique. C'est ainsi que la Tragédie
lyrique devra relever un double défi. Jean Duron
considère les tragédies en musique de Lully comme œuvre
expérimentale et en analyse, à travers de nombreux
exemples choisis dans Alceste et Atys, le genre, les moyens et les
éléments du discours. Marie-Françoise Christout
et Catherine Massip étudient les deux grands
prédécesseurs de la Tragédie en musique,
respectivement le Ballet et l'Air de cour. Jérôme
Lemaître évoque la structure de l'Académie royale
de Musique, le succès des œuvres de Lully et établit
une chronologies des années 1632 à 1687." (Cicero,
éditeurs)
- Tragédie
- La Tragédie en musique (1673 -
1750) considérée comme un genre littéraire
- Cuthbert
Girdlestone - Genève - Droz -
1972 - 423 pages
- Tragédie
- Campistron & consorts :
tragédie et opéra en France (1680-1733) - sous la
direction de J.-Ph.
Grosperrin - Littératures
Classiques, n° 52, automne 2004, 424 pages - 23 €
Sommaire : Après
Corneille et Racine, après Quinault et Lully : états et
empires de la tragédie (1680-1733) - Tragédies et
opéras : le cas de Campistron - La tragédie
déclamée et / ou la tragédie en musique : deux
scènes en interaction
- Tragédie -
La vertu des passions.
L'esthétique et la morale au miroir de la tragédie
lyrique (1673-1733) - Camille Guyon-Lecoq -
Honoré Champion - 2002 - 1122 pages - env. 120 €
d'occ.
- Tragédie -
Dramaturgie de la tragédie en
musique (1673 - 1764) - Laura Naudeix - Honoré
Champion - collection Lumière classique - n° 54 -
novembre 2004 - 95 €
- Tragédie -
Le Théâtre des Demoiselles
-Tragédie et musique à Saint-Cyr à la fin du
Grand Siècle - Anne Piéjus - 2000 -
845 pages - 65,50 €
- Venise - La musique à Venise
- Nanie Bridgman - PUF - Que sais-je ? - décembre 1984 - 128
pages - 7,5 €
"Un petit livre minutieusement
documenté, signé par un des membres les plus actifs de
la Société française de Musicologie. Des
débuts de la polyphonie à nos jours, on découvre
avec grand intérêt les vériables aspirations de
cette ville fascinante." (Opéra International -
juillet/août 1985)
- Venise - Venise baroque et
l'opéra - Hélène Leclerc
- 1987 - Armand Colin - 480 pages - 1987 - réédition
Venise et l'avènement de
l'opéra public à l'âge baroque - octobre 1998
- Venise - La Musique à Venise
et l'imaginaire français des
Lumières - Sylvie Mamy -
Bibliothèque nationale de France - septembre 1996 - 460
pages - 52,59 €
"La Bibliothèque
nationale de France conserve plusieurs centaines de partitions
vénitiennes, imprimées ou manuscrites d'une très
grande valeur musicale et culturelle, dont la simple présence
dans notre pays constitue une énigme. Comment ces oeuvres
sont-elles arrivées en France, alors que depuis 1672 - date
à laquelle Jean-Baptiste Lully prend la tête de
l'Académie royale de musique - et jusqu'à la fin de
l'Ancien Régime, aucun opera seria ultramontain n'est
créé sur une scène française ? C'est
grâce à son excellente connaissance des rouages de la
vie théâtrale et religieuse de Venise que Sylvie Mamy
répond à cette question. Sa plume alerte suit à
la trace le voyageur français qui, au XVIIIème
siècle, frappe à la porte des copistes de musique de la
Cité des doges avec l'ardent espoir de rapporter dans sa malle
une aria chantée au théâtre par Farinelli ou par
Faustina, fragile évocation de l'émotion d'un instant,
qu'au retour on rangera secrètement sur les rayons de sa
bibliothèque. Laissant la partition raconter son histoire,
l'auteur jette un éclairage tout à fait inattendu sur
la diffusion et la réception de l'opéra italien en
France et sur les relations entre Paris et Venise au siècle
des Lumières, tout en enrichissant un pan entier de l'histoire
musicale européenne." (Présentation)
- Venise - Venise, faute de mieux -
Marcel Marnat
- Éditions Zurfluh - Collection Romans d'Auguste - 186
pages - 10 €
"Pour écrire une
biographie de Monteverdi, Marcel Marnat a
préféré à la vie romancée le roman
où le "je" remplace le "il". Il a donné la parole au
musicien. L’intérêt principal de cette confession
imaginaire réside dans la démarche d’un créateur
quis le privilège de vivre dans une époque où la
musique est remise en question et qui doit trouver une voie
originale. Amoureux de Venise, Marnat met ses pas dans ceux de
Monteverdi. Ses jugements sur ses oeuvres ont le caractère
personnel qu’on attendait du biographe de Ravel et de Puccini. Il
nous éclaire sur ce que, peutêtre, nous n’avons
pas su voir. Voici donc un livre hors du commun, qui rend Monteverdi
plus vivant, plus actuel." (Le Monde de la Musique - juin
2008)
"Dans "Venise, faute de
mieux", Marcel Marnat parle au nom de Claudio Monteverdi. Faisant
partager au lecteur, la pensée souvent contrariée d'un
génie en son époque mésestimé, voire
accablé par une mauvaise fortune. Longtemps en quête
d'un patron digne de son art, le fondateur de l'opéra moderne
s'est épuisé en maintes requêtes, et innombrables
tentatives... De Crémone à Mantoue où le
musicien de la Cour de Francesco Gonzaga tout en créant son
divin Orfeo (1607), dans la salle des miroirs du Palais ducal,
désespère d'une gloire légitime, tout au moins
d'un meilleur régime, ne désarme jamais sur la
scène de l'invention, de la modernité, de
l'expérimentation. Le talent de l'auteur nous fait revivre
cette nécessité de dépassement créateur
qui pousse toujours plus loin le compositeur vers davantage de
décantation, d'expressivité, de vérité.
Passionnant le chapitre
consacré au contexte de composition de l'Orfeo, mais aussi de
ces autres ouvrages pour la scène lyrique. A Venise, on
comprend comment, le compositeur enfin estimé à sa
juste mesure, aidé de ses aides, Ferrari et Cavalli entre
autres, façonne le théâtre de l'avenir, avec
grâce à la complicité du librettiste Badoaro
(Ulisse), surtout avec le poète et avocat Busenello (Poppea).
Même âgé, Monteverdi s'inscrit dans la
lignée des plus novateurs: âme exigeante et audacieuse
dont le souci de réalisme opère même dans son
ultime opéra, Le couronnement de Poppée (1642/1643), un
renouvellement stupéfiant de l'intelligence scénique,
inspirée par le cynisme poétique alors partagé
par les deux auteurs. Marcel Marnat indique clairement comment pour
chaque opéra nouveau, les choix esthétiques du texte
comme de la musique résonne par réaction avec les faits
de l'actualité politique. Cette interaction entre l'oeuvre et
le climat intellectuel contemporain, reste constamment captivant.
Le principe de la narration
subjective, où l'auteur fait parler Monteverdi à la
première personne donne parfois des résultats
contestables, où la pensée de Claudio Monteverdi est
ainsi restituée au style direct, mais l'écriture et la
vivacité des évocations rendent prenant
l'intérêt de cette contribution romanesque qui s'appuie
cependant sur des faits authentiques. A défaut d'être
musicien à Rome où le pape Paul V demeure sourd
à ses offres de service, c'est Venise, patrie de la
modernité qui accueille le plus grand génie du
XVIIème musical. Le dernier chapitre restituant Monteverdi
dans "sa" ville, est le plus réussi. En plus d'un portrait
troublant d'un vieillard habité jusqu'à la fin par
l'idée d'une oeuvre parfaite, l'écriture évoque
aussi la ville et les moeurs vénitiennes à son
époque. Lecture passionnante." (Classique.news)
- Venise - Cinq siècles de
musique à Venise -
H.C. Robbins Landon et John Julius
Norwich - 1991 - Lattès - 200
pages - env. 40 € d'occ.
"Un livre de vulgarisation
richement illustré qui n'oublie pas le sérieux du
texte." (Opéra International - décembre
1991)
- Versailles - La musique à Versailles - Olivier
Baumont - coédition
Château de Versailles - Centre de musique baroque de
Versailles - Actes Sud - 432 pages - septembre 2007 - 49
€
"Le premier ouvrage
consacré à la musique écrite et jouée au
Château de Versailles, depuis le XVIIe jusqu’à nos
jours.
Versailles est unique par sa
musique autant que par son histoire et son architecture : le
Château a, de tout temps, suscité et laissé
résonner un répertoire qui dépasse par sa
qualité et sa variété celui de n’importe quel
autre château en Europe. C’est cette symbiose entre des lieux
(la Chapelle royale, l’Opéra, les appartements, le parc,
Trianon…) et leurs musiques que ce livre – pour la première
fois – se propose de relater et d’illustrer. Pour en restituer tous
les temps forts selon leur juste chronologie, il adoptera le rythme
des actes et des scènes des ouvrages lyriques du Grand
Siècle et présentera, souvent pour la première
fois, gravures, peintures, photographies et partitions."
(Présentation)
"Musique à Versailles
et non musique de Versailles : le claveciniste-écrivain
Olivier Baumont ne propose ni une histoire de la musique
sacrée sous le règne de Louis XIV ni l’étude de
l’opéra à l’époque de Louis XV. A une
érudition réservée aux spécialistes,
l’auteur préfère une promenade chronologique,
guidée par la musique, depuis la fondation du domaine par
Louis XIII jusqu’à nos jours. Il organise alors son
récit comme une pièce en cinq actes
précédée d’un prologue dont le protagoniste
reste l’art des sons. « Tous les jours, les bals, ballets,
comédies, musiques de voix et d’instruments de toutes sortes,
violons, promenades, chasses et autres divertissements ont
succédé les uns aux autres », constatait Colbert.
Omniprésente depuis la messe du roi jusqu’à son
coucher, la musique ponctue la journée selon un protocole
précis ; elle fête les victoires, pleure les morts et
développe un répertoire spécifiquement
français (le motet, le ballet ou la tragédie en
musique) où resplendit le pouvoir monarchique. De
l’incomparable éclat du temps du Roi-Soleil à
l’éclipse (partielle) du XIXe siècle en passant par les
inclinations mélomanes des reines (Marie Leszcynska,
MarieAntoinette), princesses et favorites, puis par le retour
des « anciens » (on joue Lully et Charpentier pour
célébrer le traité de Versailles), Olivier
Baumont mène le lecteur partout où s’illustrent les
plus grands compositeurs : l’église, la scène, la
forêt ou les appartements.
La science n’alourdit jamais
un propos rehaussé par de nombreux documents et une
iconographie splendide. La clarté de la mise en pages facilite
la consultation de cet ouvrage sans équivalent, enrichi d’une
bibliographie et d’un index." (Le Monde de la Musique - septembre
2007)
- Versailles -
Relation de la fête de Versailles du
18 juillet 1668
- Les Divertissements de Versailles en
l'année mille six cent soixante-quatorze -
André
Félibien - Maisonneuve et Larose
- janvier 1994 - 189 pages
- Versailles - Relation de la fête de Versailles du 18 juillet
1668 - André Félibien
- présenté par Allen S. Weiss - Le Petit Mercure -
Mercure de France - 64 pages - 1999
- Versailles - Les Compositeurs versaillais - Paul
Fromageot - Aubert - 1906
- Versailles - Versailles et la Musique de Cour - 158 pages - septembre 2007 - Bibliothèque
municipale de Versailles / Editions Magellan et Cie
"Cet ouvrage a
été publié à l'occasion de l'exposition
"Musique de cour à Versailles" présentée
à la Bibliothèque municipale de Versailles, du 22
septembre au 30 novembre 2007 - Commissaires de l'exposition
Pascaline Todeschini, conservateur, Benoît Dratwicki, directeur
artistique du Centre de Musique Baroque de Versailles - notices
rédigées par Pascaline Todeschini,
Marie-Françoise Rose, Benoît Dratwicki, Alexandre Maral
et Laurence Decobert.
À l'heure où le
Centre de Musique Baroque de Versailles fête deux cents ans de
musique à la Cour des rois de France, la bibliothèque
municipale de Versailles s'associe à cet
événement et dévoile la richesse de ses fonds.
Le quotidien musical de la Cour versaillaise, des institutions aux
fêtes, revit au travers des partitions de la "
Bibliothèque de Musique du roi ", des relations des grandes
fêtes (Les Plaisirs de l'Isle enchantée de 1664, Le
Grand divertissement royal de 1668, Le Divertissement de 1674), et du
Plan des tribunes et orchestres de la Musique du Roy en 1773 sous la
houlette des plus grands musiciens de ce temps : Lully, Rameau,
Grétry et Gluck. Des objets rares, précieux ou
symboliques complètent ce témoignage d'une vie
fastueuse : partitions, livres royaux, gravures, portraits..."
(Présentation)
- Vivaldi - Vivaldi - Vie, mort et
résurrection Claude
Baignères - Robert Laffont -
1955 - 139 pages - env. 18 €
- Vivaldi - La Venise de Vivaldi -
Musique et Fêtes Baroques -
Patrick Barbier - Grasset et Fasquelle - novembre 2002 - 292 pages - 19
€
"Le nouvel opus de l'excellent
Patrick Barbier nous entraîne aujourd'hui dans la Venise de
Vivaldi. Si la figure du musicien célêbre hante cette
pérégrination, c'est comme un fil... roux qui nous
conduit de fêtes perpétuelles en opéras, de
messes (qui en sont de moins en moins) en somptueux concert
privés; car tout à Venise alors se fait en musique
(heureux temps !) et la concurrence est telle, la demande si
présente, que cela tourne à une espèce unique de
frénésie à laquelle participe en premier lieu un
pouvoir pourtant parmi les plus durs et policiers d'Europe.
Érudit sans pesanteurs, ce livre me semble fait pour
accompagner vos vacances. S'il n'est pas, et de loin ! le premier du
genre consacré cette époque glorieuse de carnaval, son
charme en fait certainement l'un des plus réussis
publiés ces dernières années."
(Répertoire - juillet/août 2003)
"Plus que Vivaldi - dont la
vie est finalement assez mal documentée - simple et parfois
discret fil rouge de cet ouvrage - c'est bien Venise qui en est le
personnage principal...Nous connaissions déjà Patrick
Barbier pour ses passionnantes publications sur les castrats. Il nous
propose cette fois un parcours a travers les arcanes musicaux de la
Cité des doges...Il est aussi riche d'enseignements pour qui
veut comprendre où, quand et comment la musique de Vivaldi -
notamment ses opéras - et de tant d'autres a pu prendre
forme." (Opéra International - février
2003)
"Quel vivaldien n'a jamais
rêvé, un jour, d'enfiler les bas et chausser les
escarpins du président de Brosses pour visiter la Venise de
Vivaldi ? Il n'existait à ce jour aucun ouvrage de compilation
en français sur la question, jusqu'à cette étude
de Patrick Barbier, qui a su puiser, pour ce qui concerne la
documentation historique et sociologique sur la
Sérénissime, à des sources fiables. Les moeurs
vénitiennes, l'organisation des ospedali et des spectacles
d'opéras sont documentées. Les rituels de la vie
patricienne, les détails des académies ou la
description des temps de villégiatures sur la terra ferma
mériteraient davantage d'éclaircissements. Pour parler
de son héros, Patrick Barbier, se fiant à des
informations parfois obsolètes, semble aussi peu à
l'aise que dans son style de plumitif...Le manque cruel
d'iconographie est encore plus gênant que la plume facile,
même si la somme d'informations apportées reste non
négligeable." (Diapason - mars 2002)
Ce livre,
découpé en 6 chapitres très indépendants,
nous aide à comprendre l’organisation complexe et
méthodique des fêtes politiques et religieuses dans la
Venise du XVIe au XVIIIe siècle. Le statut politique unique de
Venise, à cette époque, lui permet de choisir la
musique comme outil subtil de la diplomatie. La République et
l’Église profitent du développement d’une vie musicale
très intense afin que la ville puisse rayonner de mille
grâces à travers toute l’Europe. Les compositeurs
affluent de toute l’Italie, les fêtes abondent, les chants
naissent de toute part chez des Vénitiens qui cultivent leur
art sans retenue et avec une passion inégalée. Nous
découvrons, au fil des pages, l’importance de la pratique
instrumentale « amateur » dans tous les milieux sociaux qui
n’entache pas la vie professionnelle si florissante. On peut
également n’être que sous le charme des concerts des
« Ospedali » sans avoir besoin d’en entendre une seule note
!
Vivaldi aurait-il choisi de
garder sa position de prêtre pour se garantir son statut de
professeur et de directeur d’orchestre à « l‘Ospedale de
la Pietà » ? Nous n’avons pas de preuve flagrante de sa
liaison avec la cantatrice Anna Giro, mais grâce à son
statut de professeur, il compose ses plus belles partitions
instrumentales, c’est ce qui le sauvera de l’oubli dans lequel il
tombera immédiatement dès son départ de Venise
en tant que compositeur d’opéra. Nous envions le génie
des frères Fransceco et Ettore Tron au XVIIe siècle qui
est de rendre la musique accessible à tous en cassant
l’idée que le genre musical de l’opéra n’était
réservé qu’aux grandes familles « Elite culturelle
» (page 167). Nous découvrons enfin l’importance
d’assister en tant que spectateur privilégié à
l’exécution d’une œuvre qui sera à jamais
éphémère puisque les défis sont alors de
présenter, d’un théâtre à l’autre, des
œuvres de plus en plus novatrices tant dans les décors que
dans le chant.
Patrick Barbier nous fait
vivre aux rythmes des fêtes de Venise, et le livre
fermé, il nous vient l’envie d’aller au Louvre contempler la
collection des tableaux du peintre Francesco Guardi (1712-1793), Le
Doge sur le Bucentaure le jour de l’Ascension, Le couronnement du
Doge de Venise, …, et de constater effectivement que Venise restera
« La magnificence Musicale » jamais égalée
jusqu’à nos jours. L’auteur, italianiste de formation et
professeur de musique à l’Université Catholique de
l’Ouest (Angers), sait mettre formidablement en valeur
l’époque et les détails historiques. Nul besoin ici
d’inventer un héros ou une intrigue, le récit de
Patrick Barbier accapare pleinement notre attention.
(ResMusica)
- Vivaldi - Vivaldi
- Philippe
Brochard - Nathan - mars 1993 - 18,14
€
- Vivaldi - Vivaldi - Roland de
Candé - Solfèges - Seuil
- 3e
trim. 1967 - 189 pages - env. 14 € d'occ.
- Vivaldi - Vivaldi - Roland de
Candé - Solfèges - Seuil
- juin 1994 - édition revue et augmentée - 222 pages
- 9 €
- Vivaldi - Antonio Vivaldi -
Roland de Candé, Jean-Pierre
Demoulin, Norbert Jonard,
Marcel Marnat, Carl de Nys, Claude Samuel
- Hachette Réalités -
collection Génies et Réalités -
3e trim.
1975 - 260 pages
- Vivaldi - Vivaldi - Howard Chandler - Robbins
Landon - traduit par Dennis Collins -
Jean-Claude Lattès - collection Musique et musiciens -
février 1994 - 228 pages
- Vivaldi - Les Violons du Roi - Jean
Diwo - Club France Loisirs - Editions
Denoël - 1990 - 337 pages
- Vivaldi -
Antonio Vivaldi - Olivier
Gaumont - Découverte des
musiciens - Gallimard - septembre 1999 - 13 €
- Vivaldi - Vivaldi - Jeoren
Koolbergen - PML Editions - 1996 - 79
pages - 6 €
- Vivaldi - Vivaldi - Des Saisons
à Venise - Jean-François Labie et Claude
Labie - Collection Découvertes -
Gallimard - 144 pages - novembre 1996 - 13
€
"...un historien de la
musique, Jean-Françots Labte, et une historienne de la
peinture, Claude Labie, ont réuni leur savoir pour conter et
illustrer, au coeur de Venise, la vie et l'oeuvre d'Antonio Vivaldi.
Aux couleurs de la musique répondent celles des tableaux
vénitiens. Le contrepoint de l'image éclaire et
fortifie le texte." (Le Monde de la Musique - janvier
1997)
"Un livre clair, qui permet
à un lecteur, pas ou peu familier, d'entrer sans peine dans
l'univers vivaldien et vénitien...Cet ouvrage grouille de
détails qui, additionnés, tracent un juste portrait du
Prêtre Roux." (Opéra International - avril
1997)
- Vivaldi - Vivaldi - Marcel
Marnat - Editions Seghers - Collection
"Musiciens de tous les temps" - octobre 1965 - 185 pages -
réédition La Guilde du Livre - 1966 - env. 10 €
d'occ.
- Vivaldi - Vivaldi - Marcel
Marnat - Les Chemins de la musique -
Fayard - 105 pages - 9 janvier 2003 - 6,5 €
- Vivaldi - Vivaldi - Marc
Meunier-Thouret - Classiques Hachette -
septembre 1972 - 92 pages
- Vivaldi
- Vivaldi -
Marc Pincherle - Éditions Le Bon Plaisir - collection Amour de
la Musique - 241 pages - novembre 1955
- Vivaldi - Mémoires de
Vivaldi - Patrick de Rosbo - Laffont -
décembre 1986 - 330 pages - 14,03 €
"Mémoires qui
ressemblent fort à des confessions, car l'abbé Vivaldi
avait un fort sentiment de culpabilité...Vivaldi prend les
péchés de Venise sur lui et expie à sa
place...Sur ces données, Patrick de Rosbo a imaginé un
roman brillant, sulfureux, baroque à souhait, très
vénitien et très musical..." (Opéra
International - avril 1987)
"Un titre alléchant, un
livre décevant. Trois-cent-trente pages de logorrhée
qui n'apprennent rien sur Vivaldi. Sans compter une hypothèse
des plus invraisemblable sur le départ de Vivaldi à
Vienne." (Le Magazine de l'opéra baroque)
- Vivaldi
- Antonio Vivaldi - Sophie Roughol
- Classica / Actes Sud - 2 septembre
2005 - 144 pages - 15 €
"Au disque, comme au livre,
Vivaldi continue d’inspirer les éditeurs et les auteurs plus
ou moins pertinents...La biographie de Sophie Roughol tient ses
promesses malgré quelques lacunes et réserves, au final
bien mineures, on aime son texte, précis, documenté,
complet sur la vie, plus superficielle sur l’œuvre. La discographie
certes sélective nous a paru un peu légère et
s’agissant des opéras, qui est le chantier le plus fascinant
de l’heure, davantage de repères, de notules critiques et
synthétiques, d’exemples choisis auraient étayé
judicieusement le propos. Le Vivaldi de Roland de Candé
(collection « Solfège », éditions Seuil, 1967
puis 1994) reste indétronable. Mais nous tenons là un
ouvrage convaincant qui dresse un bilan juste de la connaissance
actuelle sur le sujet.
La vie du musicien est
à la mesure de l’époque et de ses contemporains, tels
Haendel ou Rameau. Itinéraire d’un génie musicien,
maladif mais hyperactif, touche à tout mais insolemment
inspiré : musique instrumentale, oratorio et surtout
opéra. On redécouvre aujourd’hui son
théâtre lyrique : question de mode et de marketing,
profitable aux labels en mal de ventes ? Certes pas. Tout au
contraire : véritable révélation musicologique
dont les prochaines années nous promettent de nouvelles
découvertes aussi passionnantes que les Olimpiade,
Verità in cimento ou Bajazet récemment publiés
en CD. Et Sophie Roughol est bien inspirée de brosser à
propos du Vivaldi lyrique, le portrait d’un magicien des planches,
soucieux de vraisemblance et de vérité psychologique. A
l’instar de Haendel qui lui aussi doit combattre la déferlante
des Napolitains, l’abbate (l’abbé : Vivaldi était
prêtre), le compositeur vénitien parcourt l’Europe afin
d’imposer sa propre conception de l’opéra, non sans susciter
jalousies, cabales, scandales et souvent … succès (bien
légitimes). Voici le cas exemplaire d’un créateur
prolixe qui a démontré autant d’activité et
d’épuisante énergie (malgré son «
étroitesse de poitrine ») à composer qu’à
batailler pour affirmer son talent d’auteur lyrique. Son
activité est foisonnante et de fait, les trouvailles du
musicien profitent au concepteur dramatique. L’auteur des concertos
et des opéras se mêle. Les deux visages jusque-là
bien distincts, s’interpénètrent. Le chapitre où
l’auteur précise comment d’ouvrages en ouvrages, Vivaldi
compose une conception personnelle des caractères, souvent a
contrario des modes et des stéréotypes de l’heure,
affectionnant les héros libertaires, créant même
une typologie propre (d’où ses choix originaux pour des types
tels que Montezuma ou Catone). Transfèrerait-il sur la scène et dans
la figure de ses héros, sa propre ambition ? Son
indéfectible indépendance, sa parfaite liberté
singulière ? C’est là une voie que la recherche future
empruntera à coup sûr et de façon décisive
: que Vivaldi ait composé moult opéras, nous le savions
; qu’ils soient esthétiquement accomplis, personne n’en doute
plus. Comment prétendre le contraire à propos du
concepteur de Judith Triomphans, d‘Arsilda, de l’Orlando Furioso,
d‘Olimpiade, entre autres ? Qu’il ait comme ses contemporains les
plus doués, été autant vigilent sur
l’imagination musicale que sur la cohérence de sa dramaturgie
: voilà une piste habilement amorcée et qui annonce ici
d’autres essais passionnants. "
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