Pastorale en cinq actes
avec un prologue intitulé La
Poésie, et un
épilogue, composée à la demande du grand-duc de
Toscane à l'occasion des noces - par procuration - de Marie de
Médicis et de Henri IV, et représentée le 9
octobre 1600, au Palazzo Uffizi.
Les choeurs furent écrits
par Stefano Venturi del Nibbio, Pierre Strozzi et par le chanoine
Luca Bati, maître de chapelle de la cathédrale de
Florence et de la cour des Médicis.
L'assistance comptait trois mille
gentilshommes et huit cents dames, qui furent éblouis par les
machines de Bernardo Buontalenti.
Francesca Caccini,
âgée de treize ans, participa à
l'exécution, ainsi que le ténor Francesco Rasi,
élève de Giulio Caccini, au service du duc de Mantoue
mais prêté pour l'occasion aux Médicis. La basse
Melchiorre Palantrotti et Jacopo Peri participèrent à
l'exécution, le premier en interprétant le solo
Muove sì dolce, le second le deuxième solo, Caduca fiamma.
La musique a été
perdue, à l'exception de dernier choeur, Ineffabile ardore,
exécuté par soixante-quinze voix et instruments, inclus
dans les Nuove
musiche.
Le poète génois
Gabriello Chiabrera (1552-1638) écrivit le texte
poétique : Il rapimento di
Cefalo, rapprésentato nelle nozze della cristianissima regina
di Francia e i Navarra Maria Medici,
édité chez Giorgio Marescotti à
Florence.
Une description du spectacle
parut dans la Descrizione delle
felicissime nozze […] della Cristianissima Maestà di Madama
Maria Medici, Regina di Francia e di Navarra, par Michelangelo Buonarroti il Giovane.
Régulièrement
publié dans les ouvrages de Chiabrera, le livret fut traduit
en français par Nicolas Chrétien en 1608.
Selon Fétis, la partition
du Rapimento faisait partie des oeuvres artistiques
ramenées de Venise par les armées de Bonaparte, et fut
un temps conservée à la Bibliothèque du
Conservatoire de Paris, avant d'être restituée aux
Vénitiens en 1815, sans qu'une copie en soit
effectuée.
Argument
Céphale est séduit
par Aurore, qui laisse la Nuit régner. Jupiter ordonne
à Mercure d'intervenir pour qu'Amour ramène ensemble
Aurore et Céphale, de façon que le jour puisse à
nouveau luire.