Tragédie en musique, en cinq actes et un
prologue, sur un livret d'Antoine Danchet, d'après
Virgile.
Elle fut créée à l'Académie
royale de musique, le 9 novembre 1717, avec une distribution
réunissant : Marie Antier (la Nymphe de la Seine),
Mlle Poussin (Flore), Le Myre (Zéphire, Mars),
Mlle Journet (Camille), Thévenard (Almon, prince
Volsque, crû père de Camille), Mantienne (Rutile, sujet
fidèle de Métabas), Hardouin (Aufide, tyran des
Volsques), Cochereau (Cérite, fils d'Aufide, amant de
Camille), Mlles Poussin et Antier (Bergères), Murayre (Un
Volsque).
Campra avait dédié l'ouvrage à
Philippe d'Orléans, régent, n'ayant garde d'oublier
ces temps où vous avez paru vous déclarer pour la
musique.
L'ouvrage fut, selon le Mercure, parfaitement
reçu du public. Mais selon Parfaict, Danchet et Campra,
qui étaient restés longtemps sans rien donner au
théâtre, avaient tâché de se surpasser
dans Camille, mais le succès trompa leur attente.
Il n'y eut pas de reprise.
92me Opéra. C'est une Tra. en cinq Ac. dont
les paroles sont de Danchet, & la musique de Campra : elle fut
représentée pour la premiere fois le 9 Novemb. 1717,
& est imprimée en musique partition in 4°. Le Prol.
se passe entre Mars, Zéphyre, Flore, & la Nymphe de la
Seine. On ne l'a point encore repris. (de Léris - Dictionnaire
des Théâtres)
La légende de Camille
Camille, reine des Volsques, prit partie pour Turnus,
roi des Rutules, contre Énée qui avait
débarqué avec ses Troyens sur la côte du Latium.
Réputée pour son habileté à la course
à chevaal, elle commandait la cavalerie de Turnus. Elle fut
tuée par Arruns, Étrusque allié
d'Énée, qu'elle avait pris pour un prêtre de
Cybèle. En retour, Arruns fut tué par la nymphe Opis,
sur ordre de Diane.