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(*) quoique devenu Palais Royal depuis la mort de Richelieu, on continuait à l'appeler Palais Cardinal.
(1) Alvise (ou Luigi) Cornaro, noble vénitien, vécut plus que centenaire (1464 - 1566), et se fit l'apôtre de la frugalité en écrivant quatre traités hygiénistes. Il était représenté dans le ballet sous les traits d'une sorte de Gaultier-Garguille (2) à figure grotesque, tenant des balances à la main.
(2) Gaultier-Garguille, comédien, poète et chansonnier (1573 - 1633), spécialisé dans les rôles de vieillards au Théâtre du Marais, puis associé à Gros-Guillaume et Turlupin. Il fut surnommé « La merveille des comédiens de France ».
(3) Parasite représenté comme un Gras à lard, avec un double menton, coiffé d'une espèce de bonnet de fou, et couvert d'un habit bleu trop étroit, qui lui laisse le cou et la poitrine demi nus.
(1) Nicolas Sainctot, seigneur de Vernars, maitre des cérémonies, puis introducteur des ambassadeurs.
(2) Pierre Dumoustier, frère de Daniel Dumoustier, tous deux peintres officiels d'Henri IV, ou plus probablement son fils Nicolas (1617 - 1669), peintre de portraits au pastel, comme son père.
(3) Sans doute Louis Van der Bruggen, surnommé Hans, et dont le nom se trouve écrit aussi Hanse, Anse et Ansse. C'était également un peintre de portraits dont les pastels et les miniatures avaient grande vogue à la cour. Il fit partie de l'Académie de peinture à sa fondation.
(1) représenté par un vieillard à longue barbe blanche, la tête ceinte de fleurs, un croissant sur le front, des ailes au dos, pourpoint court et collant entouré d'une ceinture bleue parsemée d'étoiles, et garni de nuages. Ses bras sont nus de la main droite il tient une petite faux de la gauche il soulève un serpent qui se mord la queue.
(2) Louis de Lorraine, duc de Joyeuse, pair et grand chambellan de France(1622 - 1654), mort des suites d'une blessure qu'il avait reçue en chargeant un parti d'ennemis près d'Arras.
(1) L'afficheur, portant un placard blanc collé sur le bord de son chapeau relevé par devant, tient de la main gauche son seau, et a sur le ventre une sorte de sac formant comme une gibecière.
(1) sur un tonneau, coiffé en aigrette et tout enguirlandé de pampres, avec une couronne de saucisses sur la poitrine, tenant d'une main une bouteille d'osier, de l'autre son verre.
(2) avec ses plumes et son aigrette, son pourpoint aux ornements pointus et tailladés, ses cornes, sa queue, et ses ailes de chauve-souris.
(3) Armand de Gramont, comte de Guiche (1638 - 1674), connu pour sa beauté, son grand air, son amabilité, sa passion pour Madame Henriette, passion qui le fit exiler de la cour, et pour le rôle qu'il joua lors du passage du Rhin.
(4) Victor de Rochechouart, comte, puis duc de Mortemart et de Vivonne, frère de la future Madame de Montespan, âgé alors de quinze ans au plus.
(5) Monsieur, né en 1640, n'avait alors que onze ans. Il resta jusqu'à douze ou treize ans sous les vêtements féminins. Son air était celui d'une petite fille et sa voix aussi.
(1) peut-être un maître d'hôtel ordinaire du roi
(1) dont l'un représenté comme une espèce de derviche tourneur, à haut chapeau pointu, orné d'un plumet colossal, et dont le costume semble tout hérissé d'ailes qui se soulèvent et s'envolent.
(1) représentés par un danseur et un joueur de violon ivres. Le premier, portant d'énormes bésicles, tient une lanterne à la main gauche, et en a une autre suspendue au haut de son chapeau en corne recourbée.
(1) Roger de Lorraine, chevalier de Guise (1624-1653). C'est lui qui avait ramené Gian Battista Lulli dans ses bagages, revenant d'Italie en 1646.
(2)représentés avec un maillot velu, tout enguirlandé de feuillages, ainsi que la chevelure.
(1) en costume de fantaisie, sorte de cuirasse avec jaquette courte, les jambes nues, et un casque avec aigrette et panaches flamboyants.
(2) On y joua des gobelets, Et l'on dit choses non-pareilles D'une guenon qui fit merveilles.
(1) Louis-Marie-Victor d'Aumont, connu d'abord sous le nom de marquis de Chappes ; il avait pris le nom de marquis de Villequier depuis le 5 janvier 1651, lorsque son père, connu lui-méme jusque-là sous ce titre, l'avait remplacé par celui de maréchal d'Aumont. Il s'appela duc d'Aumont à la mort de son père, le 11 janvier 1669.
Représentant l'Automne, il portait un costume féminin, surchargé de pampres et de fleurs des champs, une coiffure de marguerites, bleuets, coquelicots, surmontés de fougères et de joncs, et tenait une corne d'abondance.
(2) De la famille provençale des Pontevez, comtes de Carces, qui ont fourni un grand nombre de sénéchaux et lieutenants du roi en Provence. Le comte de Carces dont est ici question joua cette année même un certain rôle dans la Fronde.
(3) Charles de la Baume, né en 1611, marquis de Saint'Martin, baron de Pesmes, etc., et lieutenant de la colonelle du régiment des gardes françaises. Plus tard, il se retira aux Pays-Bas, et entra au service du roi d'Espagne.
(4) Les marquis de Chalmazel étaient une branche des Talaru, vieille famille noble du comté de Forez.
(5) Nicolas Léonor de Flesselles (1615 - 1689), chevalier, comte de Brégy, vicomte de Corbeil, seigneur de Flesselles, Brégy et Tigery, conseiller au parlement de Paris (1637), conseiller du Roi en ses Conseils (1644), lieutenant général des armées du Roi (1655), ambassadeur extraordinaire en Pologne et en Suède (1645), capitaine des gardes de la reine Christine de Suède. Il avait épousé en 1637 Charlotte de Saumais, femme de chambre, puis dame d'honneur d'Anne d'Autriche, réputée pour sa beauté, son esprit.
(1) Le Jeu a un damier pour rabat, une collerette de cornets ; des cartes forment sa ceinture et aussi sa coiffure, que domine un cornet à jeter les dés.
(2) La Débauche est tout entourée de guirlandes de verres et de gobelets.
(3) La Crapule a une ceinture de plats, et se tient la main sur le ventre, comme si elle étouffait.
(1) Henri-Charles de Lorraine (1601 - 1666), prince d'Harcourt, puis duc d'Elbeuf.
(2) L'habit d'Icare, très-riche et très-élégant, était un admirable costume de pasteur d'opéra.
(3) Les bergers portaient la houlette, la panetière et la musette.
(4) Artus Gouffier, duc de Rouannez (1627 - 16996), ami de Pascal et premier éditeur de ses Pensées. C'était un homme d'esprit et de savoir, qui se jeta dans une dévotion très-sévère, se vêtant een habit ecclésiastique, surtout lorsqu'il eut abandonné le duché à sa soeur lorsque celle-ci épousa le marquis de La Feuillade, en 1667.
(1) le jeune Louis XIV était alors âgé de treize ans
(1) un autre Séguier que Pierre Séguier, le garde des Sceaux, alors âgé de soixante-trois ans
(1) sans doute Henri de Beaubrun, (1603-1677), peintre connu, dont les portraits au pastel, auxquels il est fait allusion un peu plus loin, étaient surtout fort goûtés à la cour. Henri de Beaubrun joignait à son talent de peintre tes qualités, les manières et l'esprit d'un homme de cour.
(2) Frère du maréchal de Crequi, premier gentilhomme de la chambre du roi, créé duc et pair en 1652, l'année qui suivit le ballet.
(3) Charles de La Porte, marquis, puis duc de La Meilleraye (1602 - 1664), désigné plus souvent sous le titre de maréchal de la Meilleraye.
(1) Louis-Charles-Gaston de Nogaret, de la Valette et de Foix, duc de Candale (1627 - 1658), connu par sa bravoure et ses exploits militaires, plus connu encore par son esprit, sa beauté, sa grâce et sa galanterie.
(2) Gaston de Cominges, conseiller du roi en ses conseils, capitaine des gardes du corps de la régente Anne d'Autriche, qui, ayant arrêté dans le Louvre, par ordre de la reine, les princes de Cond é et de Conti et le duc de Longueville, le 18 janvier 1650, fut fait gouverneur et lieutenant général pour le roi en la ville, château et pays de Saumur et haut Anjou, le 3 mars suivant, et chevalier des ordres de Sa Majesté le 31 décembre 1661. Il mourut le 12 mars 1663, à quatre- vingt-deux ans.
(1) René Brulart, marquis de Genlis, de Pisy, de Crosne (1617 - 1696), réputé pour sa laideur.
(1) Ce gentilhomme inconnu est sans doute le même que le M. de Raliere qui figurait, avec MM. de Brion et d'Aluy dans la XVIe entrée du Ballet de l'Oracle de la Sibylle de Pansoust, et que ce La Rallière qu'on voit cette même année dans la Muse historique de Loret (lettre du 15 janvier 1661) partager les jeux guerriers de Louis XIV, au Palais Royal.
(1) Figure grotesque au nez et au menton longs, pointus, hérissés de poils, il est tout couvert de rondaches et boucliers attachés à la partie extérieure et intérieure de ses bras, et tient une hallebarde. Deux épées se croisent sur son flanc ; un étendard est tiré à chacune de ses épaules. Pour couvre-chef il a une coquille d'où sort, au-dessus de son front, une tête d'escargot.
(2) Charles de Meaux, chevalier, seigneur du Foullioux, capitaine-enseigne des gardes du corps de la reine-mère, né vers 1629. Protégé par Mazarin, élégant, distingué par son esprit et sa tournure, il était aimé de Louis XIV, dont il partageait les divertissements favoris. Il fut tué l'année suivante, au combat de la porte Saint-Antoine.
(1) Le marquis, puis duc à brevet, Gaston de Roquelaure, maitre de la garde-robe, réputé pour ses indiscrétions, ses bonnes fortunes, ses étourderies et ses gasconnades.
(1) Avocat au conseil, qui dansait souvent dans les ballets du roi. Tallemant des Reaux disait de lui qu'il était une espèce de coquin (c'est-à-dire un homme de basse naissance), qui joue, qui danse et qui boit...
(2) François de Beauvilliers, d'abord comte de Saint-Agnan, puis duc et pair à partir de décembre 1663, conseiller d'Etat, premier gentilhomme de la chambre du roi ; favori de Louis XIV, renommé pour son amour des lettres, incomparable pour la politesse et le beau brillant.
(3) Edouard-François Colbert, comte de Maulevrier (1634 - 1693), frère du ministre Colbert. Ildevait obtenir une compagnie au régiment de Navarre le 30 mai 1651, quelques jours après la représentation de ce ballet : ce fut le commencement de sa brillante carrière militaire.
NB. les notes figurant dans le synopsis sont extraites de l'ouvrage de Victor Fournel, "Les contemporains de Molière : recueil de comédies rares ou peu connues, jouées de 1650 à 1680" - Firmin Didot - 1866