ACTÉON

Actéon et Diane de Giuseppe Cesari

COMPOSITEUR

Marc-Antoine CHARPENTIER
LIBRETTISTE

Marc-Antoine Charpentier

ENREGISTREMENT
ÉDITION
DIRECTION
EDITEUR
NOMBRE
LANGUE
FICHE DETAILLEE
1982
1998
William Christie
Harmonia Mundi
1
français

DVD

ENREGISTREMENT
ÉDITION
DIRECTION
ÉDITEUR
LANGUE
FICHE DÉTAILLÉE
2001
2004
William Christie
Aller Retour Productions
français

 

Pastorale ou opéra de chasse, en six scènes (H 481), composée vers 1684.

Elle fut modifiée sous le nom d'Actéon changé en biche (H 481 a) avec un dessus au lieu d'un haute-contre et choeur des nymphes à 4 au lieu de 5 voix.

 

Synopsis

Scène 1 : Actéon et les chasseurs sont sur la piste d'un gibier important. Choeur des chasseurs, air d'Actéon, duo de chasseurs.

Scène 2 : Une fontaine où Diane et ses Nymphes se baignent. Air de Diane et des Nymphes. Duo de Daphné et Hyale. Air d'Arthébuze et choeur des Nymphes.

Scène 3 : Actéon, fatigué, abandonne ses compagnons et se repose dans un endroit calme et paisible. Récitatif et air d'Actéon. Apercevant Diane, il tente de se cacher, mais est découvert. Actéon tente de se justifier, mais Diane ne veut rien entendre. Duo de Diane et Actéon. Diane et ses Nymphes, afin d'éviter qu'Actéon ne se vante du spectacle qu'il a aperçu, décident de son sort. Choeur des Nymphes.

Scène 4 : Actéon se voit changé en cerf. Récitatif d'Actéon. Ritournelle orchestrale.

Scène 5 : Surviennent les chasseurs dont les chiens poursuivent un cerf. Ils cherchent Actéon pour le convier à cette chasse. Choeur des chasseurs.

Scène 6 : Junon annonce aux chasseurs la fin d'Actéon, changé en cerf et tué par ses chiens. Air de Junon et choeur des Nymphes. Les chasseurs expriment leur douleur et leur colère. Choeur des Chasseurs.

 

 

  

 Représentations :

 

 

 

  http://culturebox.france3.fr/all/18943/extrait-d_acteon-de-charpentier-par-les-talens-lyriques/#/all/18943/extrait-d_acteon-de-charpentier-par-les-talens-lyriques/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"On attendait davantage de cette production de l'Académie Baroque Européenne d'Ambronay. De jeunes chanteurs présentent certes leurs faiblesses mais aussi leur fraîcheur, leur enthousiasme, leur énergie. Ludovic Lagarde n'a pas réussi à faire sortir ces qualités. Il les a au contraire corsetées dans des mouvements rigides, où l'expression des sentiments ne trouve pas non plus son compte. Les danseurs guidés par Odile Duboc s'en sortent un peu mieux. Le décor se limite à une cage grillagée. Les costumes sont pour partie neutres et passe-partout (les robes de couleur des solistes des Arts Florissants), pour partie fort plaisants (les robes imprimées de femmes nues des nymphes d'Actéon), pour partie hideux (les costumes de plastique noir des choristes des deux oeuvres).

Si Actéon est une oeuvre intéressante à mettre en scène dans le cadre d'une académie, Les Arts Florissants requièrent soit des interprètes superbes, soit une mise en scène ou en espace plus inventive. Prologue d'un tragédie que l'on attend en vain, ils rappellent ce soir ces opéras français où une oreille italienne, n'entendant qu'un interminable récitatif, attend en vain un air qui ne vient jamais. Quoique minimaliste, la mise en scène de Ludovic Lagarde n'en est pas moins pléonastique par rapport à la musique.

Vocalement, le choeur final d'Actéon sonne très bien, alors que les ensembles avaient jusque là sonné un peu étriqués. Les tenues sur "i" ou "è" mériteraient plus de rondeur. Les voix solistes des Arts Florissants sont globalement légères et serrées, mais celles d'Actéon sont intéressantes. Quand le titulaire du rôle titre (Paul Cremazy) ne force pas ses forte, son émission mixte le promet à un bel avenir. Junon (Sophie Van De Woestyn) donne enfin à entendre une voix ample et pleine. Diane (Karen Perret) tient bien son rôle.

Le recrutement vocal semble privilégier les voix "propres" mais d'un potentiel et d'un engagement physique limités. Ne risque-t-on pas ainsi, en visant un résultat "joli" et présentable à court terme, de reproduire les limitations, que l'on croyait révolues, de la première génération de chanteurs baroques ? International, le recrutement permet d'initier des chanteurs étrangers à des oeuvres typiquement françaises. Leur français s'améliore en cours de soirée, parallèlement à leur aisance scénique et vocale.

Le son de l'orchestre est un peu sec, ses phrasés sont un peu courts. Si les musiciens suivent Christophe Rousset dans les tempi les plus rapides, les changements de rythme et de tempo engendrent souvent quelques secondes de flottement. L'acoustique du superbe Opéra Royal du château de Versailles est bonne, mais les interprètes n'en ont pas pris toute la mesure."

"Actéon, opéra de chasse en 5 tableaux, est mieux réalisé dans son ensemble. Comme dans la pièce précédente, le décor très sobre consiste en un grand cube de mailles métalliques situé au centre, et d'où les acteurs et danseurs peuvent entrer et sortir. L'un des plus beaux moments est la scène de Diane et de ses sœurs se baignant à l'intérieur du cube - au sol humidifié -, dans des robes blanches peintes d'un corps féminin, sous l'éclairage d'une très belle lumière bleue. Paul Crémazy est un Actéon très émouvant. Diane, interprétée par Karen Perret, est juvénile et un peu désincarnée, comme l'est une déesse. Sophie Van de Woestyn campe Junon, pleine de colère, avec un bel aplomb. Le chœur effectue un excellent travail d'équipe. L'orchestre est dirigé avec vitalité par l'excellent Christophe Rousset mais les musiciens peuvent encore se perfectionner pour rendre les sonorités plus souples."

 

Stéphanie d'Oustrac et Sophie Daneman

"pourquoi ce vain souci d'une mise en espace qui contraint les chanteurs, dans Actéon, à d'incertains slaloms à cloche-pied entre les pupitres des instrumentistes ? Une agitation bien puérile, même si y brille l'aimable soprano de Gaëlle Méchaly qui fut sans doute, petite fille, imbattable au jeu de la marelle…" (Altamusica)

 

 

 

 

 

 

 

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