DIDO & AENEAS

 

COMPOSITEUR

Henry PURCELL
LIBRETTISTE

Nahum Tate
 
ORCHESTRE

Nouvelle Ménestrandie
CHOEUR

Cappella Mediterranea
DIRECTION

Leonardo Garcia Alarcon

Belinda

Yeree Suh

Dido

Solenn'Lavanant Linke

Aeneas

Alejandro Meerapfel

Sorceress, Second Woman

Magali Arnault

Spirit

Christophe Carré

Sailor

Valeri Contaldo

First witch

Fabian Schofrin

Second witch

Mariana Flores

DATE D'ENREGISTREMENT

2009

LIEU D'ENREGISTREMENT

ENREGISTREMENT EN CONCERT

EDITEUR

Ambronay

DISTRIBUTION

Harmonia Mundi

DATE DE PRODUCTION

23 septembre 2010

NOMBRE DE DISQUES

1

CATEGORIE

DDD

 Critique de cet enregistrement dans :

"« Il m'a semblé important de souligner dans notre interprétation la nécessité qu'il y a à reconsidérer Dido and Æneas comme une pièce conçue pour être interprétée par de jeunes chanteurs » prévient Leonardo Garda Alarcon. Et d'ajouter que cette œuvre « fut avant tout écrite pour des gens simples, dans un cadre presque familial, qui ne connaissaient pas le monde de l'opéra ». Aussi ne vaut-il mieux pas espérer une Didon tragédienne accomplie, de l'envergure d'une Janet Baker, d'une Tatiana Troyanos, voire d'une Véronique Gens. Soit. La genèse de cette singulière merveille divise encore de toute façon les spécialistes. Si le parti pris de Leonardo Garda Alarcon peut se comprendre, sa répartition des forces reste discutable. Pourquoi « élargir l'instrumentarium avec des instruments à vents, comme c'était l'usage, surtout pour les opéras français » et, dans le même temps, réduire les voix? Commment en effet espérer s'attendrir sur le sort d'une Didon aux airs de soubrette, s'intéresser à un Enée clabaudant ou redouter une sorcière tout droit venue d'une fête Halloween de quartier? On explique difficilement de telles erreurs de la part d'un artiste aussi talentueux et compétent que Leoonardo Garcia Alarcon. L'éditeur a beau vouloir nous persuader que le chef « entrelace de fraîcheur innocente l'éternelle tragédie de Didon », son interprétation risque fort de s'égarer dans une discographie déjà riche de nombreuses réussites, de Christie à Gardiner, en passant par Bolton et Mackerras."

"Opéra de cour? Opéra de collège ? Les chercheurs cherchent encore. Mais, dans la notice comme dans le studio, l'équipe genevoise dirigée par le jeune chef argentin Leonardo Garcia Alarcon a tranché. Le collège. Ni individu, ni pathos, ni théâtre à proprement parler : une longue cantate didactique et allégorique, voilà ce que la troupe imagine et, pour l'essentiel, réussit. S'il ajoute quelques vents à son petit orchestre et quelques reprises ici ou là, le chef s'interdit de combler les « manques » (pas de danses pour guitare, pas de finale restitué à l'acte II) et adopte une attitude plutôt modeste. Seules les deux scènes de sorcellerie détonnent. Pourquoi le noir sarcasme d'un épisode emprunté à Maccbeth doit-il toujours finir chez Walt Disney? Ce terrible tableau en fa mineur ("obscur et plaintif" selon le contemporain Marc-Antoine Charpentier) n'a-t-il pas plus d'ambition qu'Halloween à la crèche ?

Passée la diablerie, et à condition de n'y chercher aucun sens, la pièce coule avec simplicité. Hors un Enée laborieux et une Enchanteresse sans aigu (un fallsettiste dont la dernière intervention se voit, du coup, confiée aux sorciéres mineures), les jeunes gens de la Nouvelle Ménestrandie se tirent d'affaire honorablement. Ne chicanons pas la technique d'une telle ou l'expressivité de telle autre (ou l'anglais de tous) : cette Didon écolière ne prétend pas nous transpercer mais nous attendrir. Mission accomplie, quoique dans une optique voisine Anndrew Parrott première version (Chandos 1980, avec Emma Kirkby et l'incroyable Enchanteresse de Jantina Noorman) frappait beaucoup plus haut."

 

 

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