Dernier opéra (HWV
42) composé par Haendel, sur un livret en trois actes de Paolo
Antonio Rolli, d'après Achille
in Sciro, de Bentivoglio,
utilisé par Legrenzi en 1663, puis de Pietro Metastasio,
utilisé le premier par Antonio Caldara à Vienne en
1736.
Commencé le 27 octobre,
terminé le 20 novembre 1740, il fut créé
à Londres, au Lincoln's Inn Fields le 10 janvier 1741, avec
une distribution réunissant Elisabeth Duparc, dite
La Francesina, soprano (Deidamia), Maria Monza, soprano (Nerea),
Miss Edwards, soprano âgée de moins de vingt ans
(Achille), Giovanni Battista Andreoni, alto castrato (Ulisse),
William Savage (Fenice), Henry Theodore Reinhold, basse (Licomede).
Il ne fut joué que deux fois après la création :
une semaine après celle-ci, et le 10 février.
L’oracle a prédit
qu’Achille mourrait s’il prenait part à la Guerre de Troie.
Pour contrer le destin, son père Pélée lui a
fait endosser des vêtements de fille et l’a envoyé vivre
dans le palais de son ami Lycomède, sur l’île de Scyros
: c’est là que, élevé parmi les filles du roi,
il a grandi puis est devenu l’amant de l’aînée d’entre
elles, Déidamie. Alors que les Grecs se préparent
à lancer leur offensive contre Troie, le prêtre Calchas
révèle que la cité ne pourra être prise
sans l’aide d’Achille. Des ambassadeurs sont envoyés à
Scyros afin de l’y retrouver.
Acte I
Le portique d'un palais,
prèsd e la mer, avec un trône de marbre sur lequel est
assis Lycomède.
(1) Ulysse (qui se fait passer
pour Antiloque), Phoenix et Nestor (rôle muet), ambassadeurs
d’Agamemnon, arrivent à Scyros. Ulysse demande à
Lycomède d’apporter sa contribution à
l’expédition — il y consent aussitôt ; il lui demande
ensuite de leur confier Achille, indispensable à la victoire
des Grecs et qui passe pour être caché sur l’île.
Loyal envers son ami Pélée, Lycomède nie abriter
Achille, mais il autorise ses hôtes à le
chercher.
Une galerie avec une vue sur
la campagne
(2) A l’intérieur du
palais, Déidamie se languit de “son” bien-aimé “Pyrrha“
qui doit rentrer de la chasse. (3) “Pyrrha“— nom féminin
d’Achille à Scyros — revient enthousiasmé par l’effort
accompli et s’emporte contre les femmes qui restent assises dans
leurs appartements à perdre leur temps. Les femmes laissent
ensemble Déidamie et Achille. Déidamie le gronde
gentiment, lui qui semble aimer la chasse plus qu’il ne l’aime
elle-même. Achille reconnaît l’aimer, mais il n’est pas
disposé à sacrifier sa liberté.
Une chambre du
palais
(4) La confidente de
Déidamie, la princesse Nerea, vient annoncer l’arrivée
d’étrangers venus de Grèce continentale et qui sont
à la recherche d’Achille. Déidamie aussitôt
s’inquiète — quelles en seront les conséquences pour
Achille ? —, une brève conversation avec Ulysse (5) suffisant
à la convaincre qu’il leur faut être sur leurs
gardes.
Acte II
Dans le jardin du
palais
(1) Achille voit Déidamie
en conversation avec Ulysse qui, d’emblée, l’impressionne par
sa cuirasse et son maintien viril. (2) Il écoute ce qu’ils se
disent, Ulysse faisant la cour à Déidamie de
manière à gagner sa confiance — poliment mais
fermement, Déidamie repousse toute avance. En proie à
la jalousie, Achille avec irritation va jusqu’à encourager
Déidamie à favoriser les attentions
d’Ulysse.
(3) Nerea vient annoncer que
Lycomède a organisé une chasse pour divertir ses
invités. Déidamie s’alarme : l’enthousiasme et
l’adresse d’Achille à la chasse ne pourront que trahir son
identité. Nerea ayant elle-même été
courtisée par Phoenix, elle suggère à
Déidamie de distraire les Grecs en semblant l’une et l’autre
répondre à leurs avances. Déidamie accepte tout
en se demandant si la scène de colère qu’Achille lui a
infligée ne cacherait pas une résolution bien
réelle de l’abandonner.
(4) Lycomède vante devant
Ulysse les chasses données sur ses domaines ; lui-même,
cependant, est désormais trop âgé pour un tel
sport. (5) Choeur des chasseurs.
Une forêt
(6) La chasse commence. Nerea
s’attache aux pas de Phoenix tout en lui reprochant avec
vivacité de s’intéresser davantage à la chasse
qu’à elle-même. (7) Après avoir observé
“Pyrrha”, Ulysse rejoint Phoenix : la force et l’adresse à la
chasse de cette étrange fille l’ont convaincu qu'”elle“ ne
peut être qu’Achille déguisé. (8) Trouvant une
occasion de parler en aparté avec “Pyrrha”, Ulysse se lance
dans une feinte déclaration d’amour ; Achille est d’autant
plus flatté et amusé qu’il s’aperçoit que
Déidamie entend. (9) À peine Ulvsse est-il parti
qu’avec fureur elle s’en prend au comportement
irréfléchi d’Achille : c’est lui-même qu’il met
en danger ainsi que leur bonheur.
(10) Achille dédaigne sa
colère et s’apprête à rejoindre la chasse lorsque
tout à coup Phoenix le retient et, de la même
manière engage la conversation. Le manque
d’intérêt envers l’amour dont Achille témoigne
convainc Phoenix de la perspicacité d’Ulysse : “Pyrrha” est
bien un homme.
Acte III
Une terrasse
(1) Phoenix tente de persuader
Nerea du sérieux de ses sentiments : en tant que femme
grecque, elle devrait elle-même être fière, non
pas jalouse, de le savoir sur le point de partir pour la Guerre de
Troie. Nerea réalise que c’est là une occasion à
ne pas laisser échapper.
Une galerie
(2) Ulysse et Phoenix mettent en
oeuvre un plan afin de démasquer Achille. Ils offrent aux
femmes de la cour un coffre empli de rubans, d’étoffes et
autres colifichets. Tandis que Déidamie enjoint avec
frénésie Achille de leur manifester un
intérêt tout féminin, il tend instinctivement la
main vers un casque, un bouclier et une épée
astucieusement placés parmi les bibelots. À peine un
appel aux armes a-t-il retenti qu’aussitôt il brandit
l’épée, prêt à l’action. Lui-même
s’étant trahi, Ulysse s’adresse au héros sous son
véritable nom, l’invitant à rejoindre sans délai
les forces grecques assemblées devant Troie. Achille accepte
avec enthousiasme. Anéantie par l’idée de le perdre,
Déidamie maudit Achille qui détruit son bonheur.
Un appartement du
palais
(3) Déidamie se rend
auprès de son père et confesse son amour pour Achille.
Bien qu’accordant sa bénédiction à cet amour, il
lui dit que le départ d’Achille en sera la limite — et de
révéler la prédiction : Achille mourra devant
Troie. (4) Enfin vêtu en homme, Achille retrouve
Déidamie et propose qu’ils se marient sur le champ. Cependant
la colère et la détresse de la jeune fille devant son
départ imminent les conduisent à se quereller. (5)
Ulysse les apaise en révélant sa propre identité
: lui aussi a dû laisser, chacun le sait, son épouse
Pénélope pour partir à la guerre, et ce pour
leur plus grande gloire ; il prédit qu’Achille et
Déidamie connaîtront semblable renommée. Rien,
cependant, ne peut réconforter Déidamie.
La salle royale
Nerea accuse Phoenix d’avoir
feint l’amour dans le seul but de découvrir Achille et de
l’enlever. Il lui affirme que son amour est sincère ; il lui
offre sa main, qu’elle accepte. (7) Les autres les rejoignent,
Lycomède se montrant heureux désormais de restituer
Achille à la cause grecque. Ulysse unit les mains de
Déidamie et d’Achille, tandis que le choeur final les engage,
et nous aussi, à prendre notre plaisir, fluctuant, tant qu’il
en est temps.
(livret
Virgin)
"Le récit, tiré de la guerre de Troie,
nous transporte loin des combats, à la cour du roi
Lycomède. Achille y a été envoyé par ses
parents pour échapper à la prophétie qui a
annoncé sa mort aux pieds des remparts de Troie. Ulysse est
mandaté par les Grecs pour le retrouver. Déguisé
en femme, Achille finira par se trahir et par choisir la gloire
plutôt que l'amour, sous les traits de Déjanire, la
fille de Lycomède." (Opéra International - avril
2002)
"La première représentation de
Deidamia, en janvier l741, à Londres, fut un échec. Une
seule suivit. Lassé par des années de combats et des
pertes d'argent considérables, alors que le genre de
1'oratorio lui attirait un immense public, Haendel jeta le gant :
Deidamia sera son dernier opéra. Après 1'échec
d'Imeneo, quelques semaines plus tôt, il le termina dans la
hâte et le désabusement. Les airs s'y succèdent
comme de magnifiques mécaniques mais l'âme des
personnages s'est envolée. Et puis - marque
révélatrice de ses dernières compositions
lyriques - Haendel a voulu faire évoluer le genre en y
introduisant une dimension comique dont Serse est resté
l'archétype."(Le Monde de la Musique - septembre
2003)
"L'argument appartient à un épisode
tragi-comique de la jeunesse d'Achille : pour que la prophétie
annonçant la mort de celui-ci à Troie ne se
réalise pas, la mère du héros l'a
déguisé en femme ; U[ysse, venu le chercher parce que
de sa participation dépend l'issue du combat, le
reconnaît, et le retire à sa maîtresse
éplorée Deidamia. L'opéra possède une
composante presque comique lors de l'épisode scabreux pendant
lequel Ulysse, pour démasquer Achille, feint de tomber
amoureux du jeune homme (rôle dès la création
chanté par une femme, cependant qu'Ulysse était
chanté par un castrat)." (Répertoire - septembre
2003)
"Deidamia est le dernier
opéra italien de Haendel, composé dans la
période où celui-ci commence à se tourner vers
les œuvres chorales sur des textes anglais. Le compositeur est loin
d’y atteindre à son propre niveau, au plan dramaturgique en
tous cas, car évidemment au plan musical son invention
mélodique et son sens de la caractérisation des
personnages font toujours mouche. Il est vrai que le livret
renouvelé de Métastase par Paolo Antonio Rolli contant
un épisode peu connu de la légende d’Achille, n’offre
guère de ressources pour développer un drame musical
consistant. Quand commence l’histoire, les ambassadeurs grecs (Phenix
et Ulysse incognito) sont venus réclamer à
Lycomède, souverain de l’île de Scyros, le fils de
Pélée que celui-ci lui a confié pour le
protéger du sort fatal que lui a promis l’oracle s’il tournait
son ardeur belliqueuse contre Troie. Deidamia, fille du roi, qui file
avec lui un amour déjà menacé par les
goûts «sportifs» du jeune homme, tente de
s’interposer mais l’ingénieux Ulysse aura vite
découvert, sous le déguisement féminin de
Pyrrha, le naïf héros qui ne se fera pas trop prier pour
partir à la guerre. À l’arrivée, et
malgré le traitement sérieux du personnage de Deidamia
en «donna abbandonata», le compositeur dessine une œuvre
mifigue mi-raisin qui ne sait trop si elle doit ou non se prendre au
premier degré et surtout quel est l’enjeu dramatique de ses
trois heures de musique. Au deuxième acte, les situations
oscillent souvent entre marivaudage et comédie mais elles
s’arrêtent un peu trop tôt pour atteindre cette ironie
savoureuse à laquelle elles pourraient donner lieu. Que
n’aurait-on su tirer, à l’époque de Cavalli par
exemple, de la scène où Ulysse fait la cour à
Achille travesti en nymphe chasseresse? Ici l’ambiguïté
et le comique sont à peine suggérés."
(L'Avant-Scène Opéra - novembre/décembre
2003)
Amsterdam - Het
Muziektheater - Der Nederlandse Opera - 15, 19, 21, 23,
25, 27, 29 mars, 1er avril 2012 - Concerto Köln - dir. Ivor
Bolton - mise en scène David Alden - décors Paul
Steinberg - costumes Constance Hoffman - lumières Adam
Silverman - avec Sally Matthews (Deidamia), Veronica Cangemi
(Nerea), Olga Pasichnyk (Achille), Silvia Tro Santafe (Ulisse),
Andrew Foster-Williams (Fenice), Umberto Chiummo (Licomede) -
nouvelle production
Eisenach - Landestheater
- 5 mai 2007 - Landeskapelle
Eisenach - dir. Wolfgang Katschner - mise en scène Elmar
Fulda - décors, costumes Florian Parbs
Göttingen - Deutsches
Theater - 27, 29, 31 mai, 2, 3
juin 2003 - La Stagione - Opernkammerchor Hannover - dir. Michael
Schneider - mise en scène Peer Boysen - décors,
costumes Peer Boysen - avec Heidrun Kordes (Deidamia), Claron
McFadden (Nerea), Robert Crowe (Achille), Michael Maniaci
(Ulisse), Nils Cooper (Fenice), Harry van der Kamp
(Licomede)
Opéra International - octobre
2003
"En ce qui concerne Deidamia,
le Festival a abandonné son approche "authenticisante" pour
nous présenter ce qui est peut-être la plus mauvaise
production d'un opéra de Haendel à laquelle il nous ait
été donné d'assister. Le metteur en scène
nous montre une Grèce contemporaine de pacotille, où
serveurs et marins vaquent à leurs (in)occupations et
où un pêcheur se grime d'une fausse chevelure et d'une
fausse barbe grise pour incarner le vieux roi Licomède.
Achille, alors adolescent se cachant parmi les filles de la cour pour
échapper à la guerre de Troie, devrait être
déguisé en demoiselle. Il est toujours habillé
en homme. Le décor est unique et la direction d'acteurs se
réduit à la mise en place de gags hors sujet. Du creux,
de l'inintéressant, mais ce n'est pas terminé. Tout
d'abord, les surtitres (en allemand) ne sont pas la traduction du
livret, mais une sorte de commentaire philosophique (de bazar) se
réduisant parfois à quelques onomatopées. Le
public s'esclaffe et applaudit à tout moment, y compris au
milieu des airs, sans pouvoir mesurer l'étendue de la
supercherie... Ensuite, le personnage muet de Nestore, qui ne s'est
"exprimé", deux actes durant, que par moult points de
suspension, d'exclamation et d'interrogation dans les surtitres, se
voit attribuer un monologue au troisième acte. Action
scénique et musique s'interrompent pour le laisser
déclamer du Homère dans le texte, en anglais et avec un
très fort accent allemand le rendant presque
incompréhensible. Sorte de croisement entre Groucho et Harpo
Marx qui aurait mal vieilli, Nestore détient peut-être
la clé des références du metteur en
scène
La musique ne pouvant
être épargnée, les récits sont
allongés par de longs silences lourds de non-sens, la
réalisation du continuo donne lieu à quelques
étrangetés (doubles cordes au violoncelle, cordes de la
contrebasse et du violoncelle violemment frappées pour que les
bois s'entrechoquent, etc.), les airs sont dotés de cadences
interminables qui ne semblent être que le prolongement des
inepties affichées dans les surtitres... Et puisqu'il faut
boire le calice jusqu'à la lie, le chant est d'une
étonnante médiocrité, particulièrement
dans les rôles principaux (Deidamia, Achilie et Uiisse). Seuls
Harry van der Kamp et, surtout, Claron Mc-Fadden tirent vraiment leur
épingle du jeu....Livret, partition, drama-turgie,
définition des caractères, emotions tout est ici
gâché. Consternant."
Opéra de
Halle - 23 février, 11
juin 2003 - dir. Alessandro De Marchi - mise en scène
Nicholas Broadhurst - décors, costumes Jon Morrell - avec
Ann Monoyios (Deidamia), Anke Herrmann (Nerea), Akie Amou
(Achille), Lucia Sciannimanico (Ulisse), Martin Kronthaler
(Fenice), Wolf Matthias Friedrich (Licomede)
Anaclase
"Deidamia qui
bénéficie de la plus belle fosse. Les pupitres sont
très équilibrés, et l’hystérie
inquiète des cordes rencontre avantageusement
l’élégie des bois. On retrouvait Katrin Wittrich au
clavecin, entendue dimanche soir ici même, secondée par
Massimiliano Toni, et l’on saluera les interventions
délicieuses de Francesco Romano au théorbe. L’Orchestre
du Festival Händel est ici dirigé par le vif Alessandro
De Marchi dans une lecture enlevée, élégante,
tonique. Cette fois, aucun souci de hauteur de son : les musiciens se
sont montrés fiables et fidèles.
Sur scène
s’avère gênant l’emploi systématique de femmes
dans des rôles d’hommes. C’était alors monnaie courante,
la mode napolitaine n’ayant pas vu scrupules à faire chanter
les nourrices par des barytons. Achille incarné par une femme
plutôt que par un contre-ténor n’est pas incongru,
étant donnée la situation de travestissement qui
à elle seule fait le sujet de l’œuvre. La partition semble
d’ailleurs manifestement écrite pour une femme. Mais Ulysse ?
Le choix vient ajouter à la confusion. Il est vrai que Lucia
Sciannimanico donne le change avec beaucoup de
crédibilité par un jeu étudié jusqu’en
ses moindres détails. Le metteur en scène joue avec
cette question en habillant le roi Lykomedes en vieille coquette du
XVIIIe siècle au début du premier acte.
Anke Amou (Achille) charme par
un joli timbre et quelques vocalises légères. Wolf
Matthias Friedrich (Lykomedes) déploie des graves somptueux ;
si l’on déplore le manque de phrasé et un chant
mené en escalier, son si divertissant personnage est tenu d’un
bout à l’autre du spectacle. La Deidamia d’Ann Monoyios est
excessivement confidentielle, à tel point qu’elle ne parvient
pas à dominer le duo de clavecins d’In vano...
(récitatif de la Scène 5 de l’Acte I). Quant à
son aria de clôture d’acte, Nasconde l’usignol’in alti rami il
nido, s’y perçoivent des vocalises et variations
délicates et intéressantes (sans perdre à
l’esprit qu’elles sont libres, à ce moment, de tout
accompagnement instrumental). Si le timbre attachant et sonore de
Martin Kronthaler sert un Phénix honorable, ce sont surtout
Ulysse et Nerea qui bénéficient des voix les plus
marquantes. Après un temps de chauffe assez long qui rend ses
premières apparitions guère convaincantes, Lucia
Sciannimanico ravit dès le deuxième acte par un timbre
chaleureux, un legato envoûtant et une vraie présence
scénique. Enfin Anke Herrmann gratifie l’écoute de
vocalises inégalées, notamment dans Di lusinghe, di
dolcezza non fatica non asprezza parfaitement exécuté,
en assumant des ornements splendides sur le Da Capo. De même la
félicitera-t-on pour son Quanto ingannato (Acte II).
Quant à la mise en
scène... Merci aux belugas de l’acte médian et à
leur famille (les zoologues comprendront le fond de ma
pensée)."
Caramoor International Music Festival -
Etats Unis - Venetian Theater - 20
juillet 2002 - Orchestra of St. Luke's - dir. Will Crutchfield -
mise en scène Melanie Helton - avec Georgia Jarman, Kate
Aldrich, Maria Zifchack , Daniel Mobbs, Jonathan Hays
Sienne - 18 juillet 2002 - Il Complesso Barocco - dir.
Alan Curtis - avec Simone Kermes (Deidamia), Dominique Labelle
(Nerea), Anna Maria Panzarella (Achilles), Anna Bonitatibus
(Ulisse), Furio Zanasi (Fenice), Antonio Abete
(Lycomedes)
Halle - Opernhaus
Halle - Händel Festspiele -
8, 14, 16 juin 2002 - dir. Alessandro de Marchi - mise en
scène Nicholas Broadhurst - décors et costumes Jon
Morrell - avec Ann Monoyios (Deidamia), Anke Herrmann (Nerea),
Akie Amou (Achille), Lucia Sciannimanico (Ulisse), Martin
Kronthaler (Fenice), Wolf Matthias Friedrich (Licomede)
"Le récit est ici
transposé dans un cadre contemporain...Ici on rejette presque
toute notion de convergence entre la musique et la mise en
scène, et on assiste à l'utilisation d'un opéra
comme prétexte à une accumulation de gags et
éléments intellectuello-provocateurs, vides de sens ou
inaccessibles...Deidamia est sauvée par Ann Monoyios
particulièrement émouvante, excellente tant dans la
colorature que dans le cantabile. Le reste de la distribution
s'impose aussi par la qualité du chant, la maîtrise du
style et l'aisance scénique." (Opéra International -
octobre 2002)
Göttingen
- 16, 18, 20, 21 mai 2002 - Opernkammerchor Hannover -
La Stagione, Frankfurt - dir. Michael Schneider - mise en
scène, décors et costumes Peer Boysen -
lumières Hans Peter Boden - avec Heidrun Kordes (Deidamia),
Claron McFaddon (Nerea), Robert Crowe (Achille), Harry van der
Kamp (Lycomedes), Michael Maniaci (Ulisse), Nils Cooper (Fenice),
Barbara de Koy (Nestore)
Karlsruhe - Festival
Haendel - 23 juin au 8 juillet
1979 - dir. Frithjof Haas - mise en scène Hans Hartleb -
décors Heinz Balthes - costumes Maria-Luise Walek - choeurs
Albert Limbach
Halle - Festival
Haendel - 1976 -
Handelfestspielorchester Landestheater Halle - dir. Thomas
Sanderling - mise en scène Wolfgang Kersten - décors
et costumes Reinhard Zimmermann
Halle - Festival
Haendel - 1973 -
Handelfestspielorchester Landestheater Halle - dir. Thomas
Sanderling - mise en scène Wolfgang Kersten - décors
et costumes Reinhard Zimmermann
Halle - Festival
Haendel - 1972 -
Handelfestspielorchester Landestheater Halle - dir. Thomas
Sanderling - mise en scène Wolfgang Kersten - décors
et costumes Reinhard Zimmermann
Halle - Festival
Haendel - 1971 - Goethe Theater -
Handelfestspielorchester Landestheater Halle - dir. Thomas
Sanderling - mise en scène Wolfgang Kersten - décors
et costumes Reinhard Zimmermann
Halle - Festival
Haendel - 1970 -
Handelfestspielorchester Landestheater Halle - dir. Thomas
Sanderling - mise en scène Wolfgang Kersten - décors
et costumes Reinhard Zimmermann
Halle - Festival
Haendel - 1969 -
Handelfestspielorchester Landestheater Halle - dir. Thomas
Sanderling - mise en scène Wolfgang Kersten - décors
et costumes Harry Kleinhempel
Halle - Festival
Haendel - 6 juin 1968 - Goethe
Theater Bad Laüchstadt- Handelfestspielorchester du
Landestheater Halle - dir. Thomas Sanderling - adaptation
Waldtraut Lewin, Wolfgang Kersten -
mise en scène Wolfgang Kersten - décors Reinhard
Zimmermann - costumes Werner Schulz - avec Eva
Haßbecker, Elisabeth Hinze
Münich -
1959 - mise en scène Arnold Heinz
Connecticut -
Talcott Auditorium - Elmwood - 25, 27, 28
février 1959 - première exécution aux
États Unis, en anglais - Opera Department of the Hartt
College of Music/University of Hartford
Londres - St Pancras Town
Hall - Handel Opera Society - 1955 - dir. Charles
Farncombe
Halle - Festival Haendel
- 1954 - Orchestre du Landestheater Halle - dir. Horst
Tanu Margraf - mise en scène Heinz Rückert -
décors et costumes Rudolf Heinrich
Halle - Festival Haendel
- 1953 - Orchestre du Landestheater Halle - dir. Horst
Tanu Margraf - mise en scène Heinz Rückert -
décors et costumes Rudolf Heinrich