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SCIPIONE
ou Publio Cornelio Scipione
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COMPOSITEUR
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Georg Friedrich HAENDEL
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LIBRETTISTE
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Paolo Antonio Rolli / Antonio Salvi
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On connait trois versions,
dont la première n'est qu'un "avant-projet" conservé au
Fitzwilliam Museum, difficile à reconstituer car "mis en
pièces" avant la création.
Une seconde version,
terminée le 2 mars 1726, correspond à la
création, le 12 mars 1726, au King's Theatre in the Haymarket,
avec une distribution réunissant Livia Costantini, dite
La Polacchina, soprano (Armira), Francesca Cuzzoni, soprano
(Berenice), Francesco Bernardi dit Il
Senesino, alto castrato (Lucejo),
Antonio Baldi, alto castrato (Scipione), Luigi Antinori, ténor
(Lelio), Giuseppe Maria Boschi, basse (Ernando). Il y eut treize
représentations jusqu'au 30 avril 1726.
La troisième correspond
à la reprise, le 3 novembre 1730, pour six
représentations jusqu'au 21 novembre, en ouverture de la
seconde saison de la Nouvelle Académie, pour laquelle Haendel
avait réengagé - pour 1 400 guinées -
Senesino, dans le rôle de Lucejo, et dans laquelle
certains airs sont transposés, et treize nouveaux introduits
(HWV 20). La distribution réunissait le ténor Annibale
Pio Fabri, dit Balino (Scipio), le castrat alto Francesco Bernardi, dit
Senesino (Lucejo), la soprano Anna Maria Strada del Pò
(Berenice), la contralto Francesca Bertolli (Lelio), la basse
Giovanni Giuseppe Commano (Ernando), la soprano Antonia Maria Merighi
(Armira). Ce fut un succès.
Le livret de Paolo Antonio Rolli
est une adaptation d'un livret homonyme d'Antonio Salvi
(1704)
La partition comprend une marche
qui est devenue la marche du régiment des British Grenadier
Guards.
Personnages : Armira (soprano), Berenice (soprano), Lucejo
(soprano), Scipione (alto), Lelio (ténor), Ernando
(basse)
Synopsis
En l'an 210 avant J.-C.,
à Carthagène
Acte I
Scipion fête sa victoire.
Il félicite Lelio pour sa bravoure et en obtient une belle
prisonnière, Bérénice, accompagnée
d'Armira, que Lelio a arraché des pillards.
Bérénice est toutefois promise à à
Lucejo, qui a sauvé Lelio autrefois. Bérénice
souhaite revoir son amant, quiq, déguisé en Romain,
cherche à l'enlever. Scipion s'éperend de
bérénice, pendant que lelio est plutôt
attiré par Armira qui lui résiste. Lucejo
réussit à approcher Bérénice, mais
Scipion arrive, courtise Bérénice. Lucejo intervient,
et, pour le sauver, Bérénice le fait passer pour fou.
Acte II
Ernando, père de
Bérénice et roi des Celtibères, arrive avec une
rançon. Scipion cherche encore à séduire
Bérénice qui lui avoue aimer quelqu'un d'autre. Ce qui
n'empêche pas Lucejo de douter d'elle. Armira dit à
Lelio qu'elle l'aimera si elle est libérée. Elle
rencontre aussi Lucejo et, alors qu'ils se donnent la main en gage de
confiance, Bérénice les surprend et se croit
bafouée. Scipio arrive au milieu du quiproquo. Lucejo se
dévoile. Il est arrêté tandis que
Bérénice persiste à repousser les avances de
Scipion.
Acte III
Le roi Ernando refuse que sa
fille, qu'il avait promise à Lucejo, épouse Scipion.
Lucejo doit être conduit à Rome ; Bénénice
veut partager sa captivité. Scipion finit par s'incliner. Il
libère Bérénice. Ernando le remercie par des
présents. Lelio finit par fléchir le coeur d'Armira.
Magnanime, Scipio libère également Lucejo qui peut
rejoindre Bérénice.
(d'après
André Lama - La Rome antique dans l'art
lyrique)
Représentations :
- Beaune - Festival
International de Musique Baroque - 24 juillet 1993 -
dir. Christophe Rousset- - avec Derek Lee Ragin (Scipione),
Sandrine Piau (Berenice), Doris Lamprecht (Lucejo), Guy Flechter
(Lelio), Olivier Lallouette(Ernando), Wanda Tabery (Armira)
Christophe Rousset, en effet,
ne semble pas avoir vraiment réussi à inspirer les
solistes réunis à Beaune ; si la pâte de son
orchestre est séduisante, sa direction élégante
mais encore inexpérimentée dans ce répertoire
manque de précision - dans les da capo notamment - et surtout
de caractère, de nerf, de sens dramatique. Son soutien
orchestral semble révéler un manque d'attention au
texte, préjudiciable à la variété du
discours. Ainsi Doris Lam-precht qui, en dépit d'un registre
de poitrine séduisant, n'est pas un vrai contralto, est-elle
souvent monochrome d'expression et de voix, même si le timbre
est de qualité la diction est trop molle et le personnage
parfois comme privé de caractère. Sandrine Piau,
farouchement engagée, possède une voix bien
légère et la chanteuse manque de maturité pour
un rôle de cette taille...Olivier Lalouette, quant à
lui, sait emporter l'adhésion, le timbre fier et le chant
percutant. Mais Derek Lee Ragin, dans un rôle peu brillant,
montre surtout ses défauts, un italien toujours aussi
imprécis...Enfin, si Guy Flechter ne rend pas justice à
son rôle délicieux, Wanda Tabery séduit en
dépit d'un chant approximatif." (Opéra International -
septembre 1993)
- Karslruhe - Festival
Haendel - Badisches Staatstheater - 18 février
1992 - dir. Roy Goodman - mise en scène Daniel Benoin -
décors Heinz Balthes - costumes Renate Schmitzer - avec
Jason Alexander (Scipione), Sharon Spinetti (Berenice), Graham
Pushee (Lucejo), Ruxandra Voda (Armira), Oleg Bryjak (Ernando),
Steven Tharp
"Au lieu de présenter
le camp de Scipion à Carthagène, Heinz Balthes montre
l'hôtel Hilton de Riyad, pendant la guerre du Golfe...Daniel
Benoin pratique avec drôlerie le théâtre dans le
théâtre, en montrant les protagonistes soumis aux feux
croisés des caméras, se dédoublant grâce
aux écrans de télévision...Au deuxième
acte, une table de conférence accueille les
généraux des pays impliqués et les chefs
arabes...Une distribution composée de voix jeunes et
stylées fait merveille. Sharon Spinetti est une
Bérénice d'une grande force
dramatique...Elégance et rigueur caractérisent
l'émission de GrahamPushee...L'Armira de la roumaine Ruxandra
Voda est une superbe tigresse à la voix chaude et
prenante...Le Scipione de Jason Alexander joint des accents pleins de
noblesse et de vaillance." (Opéra International - avril 1992)
- Paris - Studio 104 de
Radio France - 14 mai 1979 - en anglais - Orchetre
Philarmonique de l'ORTF - dir. Charles Farncombe - avec Anthony
Roden, Helen Watts (Armira), Valerie Masterson (Berenice), Peter
Jeffes, Paul Esswood (Luceejo), Jan Comboy
- Londres -
Handel Opera Society - 1967
- Halle - Festival
Haendel - 1966 - Orchestre du
Landestheater Halle - dir. Horst Tanu Margraf - mise en
scène Heinz Rückert - décors et costumes Rolf
Klemm
- Halle - Festival
Haendel - 1965 - Orchestre du
Landestheater Halle - dir. Horst Tanu Margraf - mise en
scène Heinz Rückert - décors et costumes Rolf
Klemm
- Göttingen -
20 juin 1937 - première reprise à l'époque
moderne
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