PIRAMO E TISBE

Intermezzo tragico

COMPOSITEUR

Johann Adolf HASSE
LIBRETTISTE

Marco Coltellini

ENREGISTREMENT
EDITION
DIRECTION
EDITEUR
NOMBRE
LANGUE
FICHE DETAILLEE

1993
Helmut Müller-Bruhl
Koch Schwann
2
italien
1997
1998
Mario Merigo
Mondo Musica
2
italien
1993
2000
Michael Schneider
Cappricio
2
italien

Intermezzo tragique en deux actes, sur un livret de Marco Coltellini, d'après les Métamorphoses d'Ovide. Créé à Vienne, à l'automne 1768.

Une seconde version fut représentée au palazzo Laxenburg, à Vienne, en septembre 1770.

Personnages : Tisbe (soprano), Piramo, son amant (soprano), le Père de Tisbe (ténor)

 

  "C'est avec Piramo e Tisbe, en 1768, que Hasse fit ses adieux à l'opéra. Répondant à la dénomination d'intermezzo tragico, cet ouvrage montre tout le savoir-faire, non usurpé, de Hasse...Et pourtant, peu de moyens sont réunis pour une oeuvre de presque deux heures et en deux parties, deux rôles principaux et un secondaire, un orchestre réduit et un propos dramatique bien ténu. Deux jeunes amoureux, Piramo et Tisbe, bravant des rivalités familiales, iront jusqu'à mourir pour vivre leur amour, interdit par le père de Tisbe." (Opéra International - mars 1994)

 

Représentations :

 

 

 

 

"De l'œuvre considérable de Johann Adolf (ou Adolph) Hasse, compositeur allemand formé à Naples, notre connaissance reste largement livresque, malgré le nombrecroissant des enregistrements et des représentations.Piramo e Tisbe (1768) nous étant déjà connu grâce au disque, on pouvait, a priori, regretter le choix effectué par le Festival en lieu et place d'un inédit absolu. Sous la baguette vigoureuse de Fabio Biondi, sans excès de nuances, mais avec un sens très efficace du théâtre et la belle couleur de l'ensemble Europa Galante, l'œuvre a pourtant pris un relief supérieur, gagnant en force et en cohérence, dans sa première partie surtout, par rapport à la version dirigée par Michael Schneider chez Capriccio, trop prudente.

Une fois encore, dans cette partition isolée et parfaite en soi que Hasse considérait comme l'une de ses plus grandes réussites, on ne peut manquer d'être frappé par la volonté innovatrice du compositeur, son avancée vers une exxpression intense et une caractérisation plus fouillée des personnages. Sa vocalità élégante et ferme, sa riche orchestration, son contrepoint serré le font paraître en avance, il faut bien le constater, sur le Mozart de Betulia liberata (1771), proposé le lendemain par le Festival en version scénique. Hasse, en effet, renouvelle vraiment le genre dans lequel il opère, comme l'indique l'étrange sous-titre de Pi:rcmw e Tisbe : « intermezzo tragico ». Une manière de souligner la rupture avec la tradition de l'intermède bouffe, tout en tirant tout le bénéfice de sa concentration sur un petit nombre de personnages.

Une interprétation de premier ordre a renouvelé notre écoute. Vivica Genaux, annoncée souffrante, est pourtant idéale en Piramo, avec sa voix longue de mezzo si richement colorée dans les graves et son énergie inlassable. Si les vocalises sont évidemment sans effort, Vivica Genaux est véritablement sensationnelle dans le très long récitatif accompagné où le héros déplore ce qu'il croit la mort de Tisbe et l'air enchaîné, là encore, où il prépare son suicide.

La soprano Desirée Rancatore paraît lui offrir le complément parfait, pour sa séduisante féminité, aguicheuse même, la rondeur et la chaleur de l'aigu, emportant magnifiquement les volutes de l'air « Che faro senza il mio bene ?» de la seconde partie. Par moments, pourtant, le son se rétrécit, rompant l'homogénéité de la voix, et donne quelques accents moins agréables qui inquiètent un peu. Le ténor Emanuele D'Aguanno (pour Francesco Meli prévu à l' origine) est solide, quoique sans les mêmes sophistications."

 

http://www.musebaroque.fr/Essais/pyrame.htm

 

 

 

 

 

 

 

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