COMPOSITEUR
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Reinhard KEISER
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LIBRETTISTE
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Lukas von Postel
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ENREGISTREMENT
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ÉDITION
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DIRECTION
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EDITEUR
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NOMBRE
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LANGUE
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FICHE
DETAILLEE
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1990
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1999
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René Clemencic
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Nuova Era
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2
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allemand
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2000
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2000
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René Jacobs
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Harmonia Mundi
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3
|
allemand
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Une première version fut
représentée au Theater am Gänsemarkt de Hambourg
durant le carnaval de 1711. Le livret de Lukas von Postel (*)
avait déjà été utilisé par Johann
Philipp Förtsch pour un opéra monté dans le
même théâtre en 1684, intitulé la
Très véridique histoire sur l'inconstance de la
fortune et des honneurs du monde - Gloire, chute et restauration de
Crésus. Il s'inspirait du livret de Niccolo Minato mis en
musique la première fois par Antonio Draghi à Vienne en
1678 sous le titre Creso.
(*) Lukas von Postel (1649 - 1716), bourgmestre, amateur de
musique et de poésie
Une seconde version fut réalisée en 1730,
pour laquelle Keiser réécrivit trente-sept des
cinquante et un numéros de la première version. Le
rôle d'Atis passa de baryton à sopraniste, celui
d'Halimacus de ténor à mezzo-soprano masculin
Personnages : Croesus, roi de Lydie ; Cyrus, roi
de Perse ; Elmira, princesse mède ; Atis, fils de
Crésus ; Orsanes, prince lydien ; Eliates, prince lydien ;
Clerida, princesse lydienne ; Solon, philosophe grec ; Halimacus,
confident d'Atis ; Trigesta, servante d'Elmira ; Elcius, serviteur
d'Atis ; Hauptmann, capitaine perse ; Nerillus, valet d'Atis
Synopsis
Acte I
Une salle d'apparat
Crésus, roi de Lydie, immensément riche
et puissant, reçoit les hommages de ses courtisans. Seul
Solon, un sage de Grèce, ne participe pas à
l’allégresse générale — il sait combien richesse
et bonheur sont éphémères. Mais Crésus
refuse d’entendre ses avertissements.
Les jardins du palais
Elmira, princesse de Médie, aime Atis, le fils
de Crésus, et en est aimée. Atis, qui est muet de
naissance, se fait comprendre par des signes que son valet Nerillus
traduit. Orsanes, noble influent de Lydie, aime aussi Elmira, mais
celle-ci repousse ses avances. De son côté. le prince
lydien Eliates aime la princesse Clerida qui, elle, est amoureuse
d’Orsanes ; lui-même poursuit en vain Elmira de ses
assiduités. Seul Elcius, serviteur d'Atis et personnage
burlesque, préfère les plaisirs de la table aux
serments et aux désordres amoureux.
Une chambre dans les appartements royaux
Le roi de Perse Cyrus a rompu la paix et menace la
Lydie. Crésus et sa suite se préparent à la
défense. Pour la durée de la guerre, Crésus
nomme Eliates comme son remplaçant et gouverneur de Lydie.
Orsanes s’estime lésé par cette décision.
Elcius ne prend pas au sérieux cette agitation
guerrière. Ballet des arlequins.
Le camp de Cyrus. Au loin, celui de
Crésus
Cyrus appelle ses armées au combat contre la
Lydie. Les Perses remportent la bataille. Crésus doit fuir.
Lorsqu'un capitaine perse s’apprête à le mettre à
mort, le choc rend soudain la parole au prince Atis qui s’exclame ‘‘
Épargne-le ! C'est lui le roi ‘‘.
Au loin le capp ravagé des Lydiens, et le
champ de bataille jonché de cadavres.
Crésus, prisonnier, est amené devant
Cyrus à cheval, entouré de ses capitaines.
Acte II
Chaumières rustiques. Une famille de
paysans.
Atis apprend de son confident, Halimacus, qu'Orsanes
projette de le trahir. Il dresse un plan pour démasquer
celui-ci. Il se déguise en paysan pour se rendre incognito
à la capitale, Sardes, et y mettre la fidélité
d'Orsanes à l'épreuve.
Elcius, habillé en costume perse de fantaisie,
se fait donner la sérénade par un jeune paysan.
Le péristyle du palais, avec un bassin
où nagent des poissons
Elmire, toute à son amour, s'installe au bord du
bassin et pêche à la ligne. Orsanes vient encore lui
faire sa cour. Elmire le repousse.
On entend des cris à l'intérieur du
palais, et Halimacus annonce que les Perses ont vaincu, mais qu'Atis
est prisonnier. Eliates réunit des soldats pour tenter de le
délivrer. Halimacus, seul au courant du plan du prince, fait
passer Atis déguisé pour un jeune paysan prisonnier
destiné à servir Elmira comme esclave sous le nom
d'Ermin. Elmira est déconcertée par sa ressemblance
avec le prince, mais puisqu'il parle, il ne peut s'agir d'Atis.
Cependant, malgré son déguisement, Atis ne peut
dissimuler ses sentiments à Elmira. Celle-ci lutte contre
l'amour que lui inspire ce paysan qui ressemble à Atis par
l'apparence et le caractère. Atis constate que ses
soupçons à l'égard d'Orsanes étaient
justifiés. Celui-ci incite le soi-disant paysan à tuer
le prince dans son sommeil et à jouer son rôle. Puis
Orsanes lui-même prendrait le pouvoir.
Le camp des Perses
Elcius déguisé en marchand ambulant,
propose sa pacotille.
Sous la tente de Cyrus
Mené enchaîné devant Cyrus,
Crésus se lamente sur son sort de prisonnier. Cyrus condamne
son ennemi à mourir sur le bûcher et
célèbre sa propre victoire. Feu d'artifice. Danse des
artificiers.
Acte III
L'antichambre du prince Atis
Orsanes est assoiffé de pouvoir. Atis continue
à jouer son rôle et fait croire à Orsanes que
lui, le paysan, a tué Atis dans la nuit et a jeté son
corps à la mer.
Des émissaires lydiens, venus offrit la
moitié de la fortune de Crésus pour la
libération de leur roi, ont été repoussés
avec mépris par Cyrus, car bientôt, pense le Perse, la
Lydie tout entière et ses trésors lui appartiendront.
Atis, vêtu en paysan, affirme à Elmira que
le prince veut qu'elle l'aime, lui, le paysan. Elmira le repousse.
Lorsque, finalement, il lui révèle qu'il est Atis, elle
ne le croit pas. Orsanes le surprend, mais Atis exige qu'il le
respecte comme un prince. Orsanes craint alors que le prétendu
paysan se dérobe à ses plans.
Les retrouvailles d'Elcius avec Trigesta, la servante
d'Elmira, sont autrement plus animées. Dans son rôle de
marchand ambulant, Elcius lui propose du maquillage, grâce
auquel il peut rajeunir les vieilles, et il se moque de cette mode
insensée consistant à priser du tabac.
Sur une place
L'exécution de Crésus est imminente, mais
des nuages noirs s'amoncellent, et une averse éteient le
bûcher. On rallume le feu, mais Atis demande en vain à
mourir sur le bûcher à la place de son père. Dans
sa détresse, Crésus évoque les paroles de Solon
: la richesse ne fait pas le bonheur. Solon arrive et avertit Cyrus
que la roue de la fortune n'en finit pas de tourner : lui aussi
pourrait très bien, à l'image du roi lydien,
connaître des revers. Cyrus, frappé par cette
révélation, gracie Crésus et lui rend sa gloire
royale. Tout se termine dans la paix et la joie. Atis et Elmira
reçoivent la bénédiction paternelle pour leur
union. Clerida répond enfin à l'amour d'Eliates.
Même Orsanes, coupable de haute trahison,
bénéficie du pardon généreux d'Atis. Tous
entonnent à l'unisson : « Jour d'allégresse et
jour de joie ! »
(d'après le livret Harmonia
Mundi)
"La partition, particulièrement luxuriante,
foumille de trouvailles géniales, mises en oeuvre en un
véritable kaléidoscope de couleurs chatoyantes. Chaque
scène est habitée d'une vie scénique proprement
irrésistible, qui joue à plein les contrastes fournie
par un livret riche en péripéties". (Crescendo -
décembre 2000/janvier 2001)
"Composé en 1711 pour le Gänsemarktoper,
Croesus nous compte la chute douloureuse de ce fameux roi de Lydie si
riche, non exempt de suffisance et assez naïf pour imaginer que
la fortune suffit à faire sa puissance et son bonheur. En
guerre contre le roi des Perses Cyrus, et vaincu par lui, c'est juste
à temps (sur le point d'être exécuté),
qu'il réalisera la futilité de son attitude et la
véracité des propos de son philosophe attitré
Solon ... Il renoncera alors à sa couronne au profit de son
fils Atis. À cela s'ajoutent bien entendu nombre d'intrigues
et péripéties parallèles (la moins piquée
des hannetons étant sans aucun doute le recouvrement soudain
de la parole par Atis - au départ muet - sous le choc de
l'arrestation de son père), incluant une conspiration
fomentée contre Croesus et Atis par Orsanes et Eliates, et
bien entendu également l'inévitable
serpent-qui-se-mord-la-queue amoureux (A aime B qui aime C qui aime D
qui aime ...) : Eliates aime Clerida qui aime Orsanes qui aime Elmira
qui aime Atis qui, lui, l'aime en retour. La complexité de ce
livret, qui met en scène, non sans rappeler
l'opéra vénitien des Monteverdi et Cavalli, une
large ribambelle de personnages variés tant vocalement que
dramatiquement (allant du serviteur d'Atis, le pochard Elcius, sorte
de bouffon ridicule, à la noble et admirable princesse Elmira,
gratifiée d'airs superbes), donne à Keiser l'occasion
de déployer des trésors d'imagination et
d'inventivité, nous offrant une partition merveilleusement
colorée et contrastée, véritable patchwork de
genres et de styles musicaux. Les différents statuts sociaux
des personnages et leur caractérisation musicale donnent lieu
à une impressionnante variété de styles et
d'écritures, et Keiser et son librettiste Lukas von Bostel ne
se départissent jamais d'un humour fort bien venu dans le
traitement d'un sujet aussi édifiant et moralisateur. La
verve, la vivacité d'écriture annoncent Händel -
et il suffit d'une écoute rapprochée de ce Croesus et
de Rinaldo, datant lui aussi de 1711! pour se rendre compte de
l'influence qu'a dû exercer Keiser sur son jeune
collègue. L'irrésistible ballet de soldats perses et la
bataille trouvent un écho bien familier dans le combat
opposant paladins et sarrasins à Londres la même
année, et une amusante parenté musicale lie le roi de
Perse Cyrus à son petit cousin sarrasin Argante ..." (Forum
Opéra)
Représentations
:
- Minneapolis - Minnesota
Opera - 1er, 4, 6, 8, 9 mars 2008 - dir. Harry Bicket -
mise en scène Tim Albery - avec Carlos Archuleta (Cyrus),
John David Boehr (Persian Officier), Andrea Coleman (Trigesta),
Alan Dornak (Halimacus), Dan Dressen (Elcius), Jamie-Rose Guarrine
(Clerida), Christopher Job (Solon), Brian Leerhuber (Orsanes),
Paul Nilon (Croesus), Susanna Phillips (Elmira), Christian Reinert
(Eliates), Vale Rideout (Atis) - nouvelle coproduction avec Opera
North, Leeds

- Leeds - Grand Theatre
- 17, 20 octobre, 7, 10 novembre 2007 - Nottingham Theatre Royal - 27 octobre
2007 - Salford Quays Lowry -
17 novembre 2007 - en anglais (The Fortunes of King
Croesus) - Choeur et Orchestre du North Opera - dir. Harry
Bicket - mise en scène Tim Albery - décors, costumes
Leslie Travers - lumières Thomas C Hase - traduction Tim
Albery - avec Paul Nilon (Croesus), Gillian Keith (Elmira),
Michael Maniaci (Atis), Henry Waddington (Cyrus), John Graham-Hall
(Elcius), William Dazeley (Orsanes), Stephen Wallace (Halimacus),
Flur Wyn (Clerida), Mark le Brocq (Eliates), Susan Lees (Queen of
Media), Gillian Keith (Elmira), Sarah Pring (Trigesta), Paul
Gibson (perisan Captain), Eric Roberts (Solon) - coproduction avec
Minnesota Opera

- Wiesbaden - Hessiches
Staatstheater - 15, 20 avril, 10 mai, 1er, 6, 8, 12, 23
juin, 21 octobre 2006 - dir. Uwe Sochaczewsky - mise en
scène Jakob Peters-Messer - décors, costumes Markus
Meyer - chorégraphie Sjoerd Vreugdenhil - décors
Markus Meyer - costumes Sven Bindseil - chef de choeur Thomas Lang
- avec Thomas de Vries (Croesus), Christoph Stephinger
(Cyrus/Solon), Sharon Kempton / Thora Einarsdottir (Elmira), Jud
Perry (Atis), Olaf Franz (Orsanes), Axel Mendrok / Gustavo
Quaresma (Eliates), Simone Brähler / Emma Pearson (Clerida),
Rob Meijers (Halimacus), Ute Döring (Trigesta), Erik Biegel
(Elcius) - nouvelle production

- Berlin - Staatsoper unter
den Linden - 27 février, 1er, 4, 7
mars 2000 - Akademie fûr Alte Musik de Berlin - dir.
René Jacobs - mise en scène Gilbert Deflo
- Berlin - Staatsoper unter
den Linden - 24, 27, 30 janvier, 2, 5, 12
février 1999 - Akademie fûr Alte Musik de Berlin -
dir. René Jacobs - mise en scène Gilbert Deflo -
décors et costumes William Orlandi - chorégraphie
Françoise Deniau - avec Dorothea Röschmann (Elmira),
Simone Nold (Clerida), Roman Trekel (Croesus), Werner Güra
(Atis), Markus Schäfer (Eliates), Klaus Häger (Orsanes),
Kwangchul Youn (Solon), Graham Pushee (Halimacus), Geert Smits
(Cyrus), Peter-Jürgen Schmidt (Elcius), Brigitte Eisenfeld
(Trigesta)
"La musique de Keiser
possède à tout moment une vigoureuse originalité
qui lui confère...une évidente fiabilité
théâtrale. Le texte de Croesus provient d'un livret
italien, plusieurs fois mis en musique, de Nicola Minato, traduit en
allemand par Lukas von Bostel"..."L'oeuvre fut créée au
Gänsemarkt Theater de Hambourg en 1711, mais le compositeur la
soumit en 1730 à une révision radicale, version qui a
servi de base à l'actuelle production"..."La musique
étonne et séduit, portée à un maximum de
plasticité expressive par un René Jacobs...qui
galvanise l'ensemble instrumental et vocal". "Dorothea Röschmann y confirme un talent
exceptionnel par l'aisance avec laquelle elle triomphe des nombreux
écueils techniques, et la musicalité dont
témoigne le nuancement de phrasé de sa voix lumineuse.
Le public l'a ovationnée. Mais le haut niveau stylistique des
interprètes ne souffrit que de rares faiblesses, si l'on fait
exception de l'état d'épuisement vocal que trahissait
l'organe détimbré et strident du contre-ténor
Graham Pushee. Roman Trekel imprégna d'une sobre noblesse les
interventions du rôle-titre. Werner Güra éleva le
lyrisme à un degré d'intériorité
mozartien, tandis que Markus Schäfer cultiva davantage la
volubilité d'élocution, faisant l'un et l'autre admirer
deux superbes prestations ténorales. On ne saurait oublier de
mentionner la faconde vocale de Klaus Häger dans un râle
d'intrigant et la gracieuse souplesse de lignes du chant de la
soprano Simone Nold. L'interprète de Cyrus étant
tombé malade, son rôle fut chanté avec un
imposant, imperturbable aplomb barytonal dans la fosse d'orchestre
par Geert Smits, tandis que Derek Gimpel, assistant à la mise
en scène, l'incarnait sur le plateau. Leur parfaite
synchronisation rendit le contretemps négligeable.
Dans le décor spacieux
aux élégantes perspectives conçu par William
Orlandi, également signataire des magnifiques costumes, la
mise en scène de Gilbert Deflo, intelligente et sensible dans
sa parfaite lisibilité, ne saurait mériter de
qualificatif plus flatteur que celui de musicale, ni être
dissociée de la chorégraphie non moins remarquable de
sens stylistique due à Françoise Deniau,
complétant une équipe à laquelle un public de
mélomanes témoigna chaleureusement son enthousiasme et
sa gratitude." (Opéra International - avril
1999)
- Théâtre
des Champs Elysées - 13 férier 1990 -
version de concert - Clemencic Consort - dir. René
Clemencic - avec Martin Klietmann (Croesus), Satoshi Mizugischi
(Cyrus), Petya Grigorova (Elmira), Mieke van der Sluis (Atis),
Andrea Martin (Orsanes), Mark Tucker (Eliates), Lina Akerlund
(Clerida), Joseph Benet (Solon)
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