Représenté au Theater am Gänsemarkt
de Hambourg, en mars 1715.
L'opéra eut un énorme succès et
resta au répertoire pendant plus de vingt ans.
Le livret de Silvani avait déjà
été utilisé par Francesco Gasparini en 1704. Il
fut adapté pour Keiser par Johann Ulrich von König,
écrivain, librettiste et poète, né à
Essingen en 1688, mort en 1744 à Dresde.
Synopsis
Acte I
Chilpéric, roi de Neustrie, doit recevoir sa
fiancée Galswinthe, fille du roi des Wisigoths.
Frédégonde, concubine de Chilpéric, s’insurge
contre ce mariage. Chilpéric se justifie au nom de la raison
d’État, ce qui ne satisfait pas Frédégonde.
Chilpéric affirme lui conserver son amour, et il accueille en
effet Galswinthe par un seul mot, un froid
« Adieu ». Galswinthe humiliée, en larmes,
reçoit des consolations de Sigebert, frère de
Chilpéric, qui lui déclare son amour et souhaite son
aide pour détrôner Chilpéric. Galswinthe,
fidèle à Chilpéric, est indignée.
Basine, fille de Chilpéric, et Hermengilde,
frère de Galswinthe, se redisent leur amour et leur espoir de
mariage, quand Frédégonde et son amant secret Landry
entreprennent de les brouiller en leur rapportant l’insulte faite
à Galswinthe. Hermengilde, impétueux, prend le parti de
sa sœur et rejette l’amour de Basine, fille de l’offenseur. Basine
affirme renoncer à l’amour d’Hermengilde, mais n’en est pas
trop sûre.
Acte II
Galswinthe est partagée entre l’amour de
Sigebert et le devoir qui l’unit à Chilpéric. Sigebert
lui offre de s’éloigner, et son offre est acceptée.
Basine espère réconcilier Galswinthe et
Chilpéric, mais Hermengilde révèle aux jeunes
filles les relations de Chilpéric avec
Frédégonde. Celle-ci entame une campagne de
séduction (avec des moyens magiques ?) Elle obtient des
serments d’amour de Chilpéric, à qui elle fait voir en
rêve des échanges de baisers entre Sigebert et
Galswinthe. Chilpéric crie vengeance et outrage à
nouveau Galswinthe. Hermengilde, qui veut prendre sa défense,
est désarmé et jeté au cachot. Chilpéric
annonce qu’il va épouser Frédégonde et condamne
Galswinthe à être l’humble servante de cette
dernière.
Acte III
Basine, tout en prétendant ne plus aimer
Hermengilde, essaye d’obtenir sa libération par l’intercession
de Frédégonde, qui refuse. Pendant le repas de noces,
Galswinthe supporte les humiliations et continue à
idolâtrer Chilpéric. Sigebert perd son contrôle et
veut mettre un terme au comportement tyrannique de son frère.
Landry défend le roi, et fait Sigebert prisonnier.
Chilpéric fait envoyer celui-ci et Hermengilde dans une
mine.
Frédégonde se voyant déjà
reine entreprend de donner son congé à Landry.
Après les protestations de souffrance de celui-ci, elle se
ravise et les deux amants se réconcilient.
Acte IV
Galswinthe et Basine sont dans les environs de la mine,
à la recherche de Sigebert et Hermengilde. Les retrouvailles
souhaitées se passent différemment de ce qu'ils
espéraient : Hermengilde maintient sa décision
d'éviter la fille de Chilpéric. Galswinthe et Sigebert
se confessent leur amour mutuel, mais, compte tenu des circonstances,
ne peuvent croire en son accomplissement. Pendant ce temps,
Frédégonde attend impatiemment Landry.
Chilpéric, dissimulé, croit que c’est à lui que
s’adresse le chant d’amour de Frédégonde. Lorsqu’il
apparaît, celle-ci l’appelle Landry. Chilpéric comprend
tout et crie vengeance.
Lorsque Landry arrive enfin, Frédégonde
lui fait part de sa tragique erreur. Elle lui demande de se
débarrasser de Chilpéric avant que celui-ci puisse se
venger. Frédégonde fait également appel aux
puissances des ténèbres.
Basine annonce une insurrection fomentée par
Landry pour placer Sigebert sur le trône, après l’avoir
libéré ainsi qu’Hermengilde.
Acte V
Chilpéric, assiégé dans son
château, rejette l'idée de fuir comme Basine l’y invite,
et se remet entre les mains du destin. Hermengilde et Sigebert
prennent d'assaut les appartements du roi. Ils sont retenus par
Galswinthe, dont Chilpéric comprend finalement l’innocence et
la générosité. Elle prend sa place
légitime à côté de Chilpéric, la
paix est scellée par tous. Frédégonde met en
scène sa sortie en proférant un déluge
d’imprécations. Chilpéric célèbre les
deux mariages. Chœur final de jubilation.
Jaloux du mariage de Sigebert Ier, roi d'Austrasie,
avec Brunehaut, fille du roi des Wisigoths, en 567, son frère
Chilpéric Ier, roi de Neustrie, épousa la soeur
aînée de Brunehaut, Galswinthe, tout en continuant de
vivre avec sa concubine, Frédégonde. Celle-ci fit
étrangler Galswinthe, et devint l'épouse de
Chilpéric. Elle n'en resta pas là puisqu'elle fit
assassiner Sigebert, puis son propre époux Chilpéric,
devenant ainsi régente de Neustrie, avant de mourir en
597.
Représentations
:
Brême - Theater am
Goetheplatz - 23, 26, 28 février, 6, 8, 16, 27
mars, 4 avril 2008 - Neue Hofkapelle München - dir. Christoph
Hammer - mise en scène Tilman Knabe - décors
Wilfried Buchholz - costumes Gabriele Rupprecht - avec Patricia
Andress (Fredegunda), Sara Hershkowitz (Galsuinde), Nadine Lehner
(Bazina), Marc Duffin (Hermenegild), Mihai Zamfir (Landerich),
Seth Keeton (Sigibert), Karsten Küsters (Chilperich)
Munich -
Prinzregententheater - 6 au 14 février 2007 -
Bayreuth - Opéra des
Margraves - 28, 29 septembre 2007 - Neue Hofkapelle,
Munich - dir. Christoph Hammer - mise en scène Tilman Knabe
- décors Wilfried Buchholz - costumes Gabriele Rupprecht -
conseiller dramatique Corinna Tetzel - production du Bavarian
Theaterakademie August Everding, Munich - avec : Dora Pavlikova
(Fredegunda), Tomi Wendt (Chilperich), Bianca Koch (Galsuinde),
Katja Stuber (Bazina), Tomo Matsubara (Hermenegild), Tobias Haaks
(Landerich), Michael Kranebitter (Sigibert) - coproduction
Bayerische Theaterakademie August Everding - Neue Hofkapelle
Munich - Bayersiche Rundfunk