COMPOSITEUR
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Leonardo LEO
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LIBRETTISTE
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Gennarantonio Federico
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ENREGISTREMENT
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ÉDITION
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DIRECTION
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ÉDITEUR
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NOMBRE
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LANGUE
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FICHE
DÉTAILLÉE
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2008
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2010
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Antonio Florio
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Dynamic
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2
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italien
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DVD
ENREGISTREMENT
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ÉDITION
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DIRECTION
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ÉDITEUR
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FICHE
DÉTAILLÉE
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2008
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2009
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Antonio Florio
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Dynamic
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Commedia per musica, sur un livret en trois actes de
Gennarantonio Federico, représenté au Teatro dei
Fiorentini de Naples, durant l'été 1740.
- Livret
(en italien et en anglais)
Représentations
:
- Reggio Emilia - Teatro
Valli - 10, 12 février 2008 - Naples - Salle Mercadante - 16
février 2008 - Cappella della Pieta' dei Turchini - dir.
Antonio Florio - mise en scène Arturo Cirillo -
décors Massimo Bellando Randone - costumes Gianluca
Falaschi - lumières Pasquale Mari, Fiammetta Baldiserri -
avec Francesca Russo Ermolli (Elisa), Maria Grazia Schiavo
(Faustina), Valentina Varriale (Zeza), Maria Ercolano (Luigi
/Alidoro), Giuseppe De Vittorio (Don Marcello), Gianpiero Ruggeri
(Meo), Francesco Morace (Giangrazio) - recréation -
coproduction Fondazione I Teatri di Reggio Emilia, Centro di
Musica Antica Pietà dé Turchini di Napoli e Teatro
Petruzzelli di Bari.

- Opéra Magazine - avril 2008 - 10
février 2008
"Pour ouvrir sa saison 2008,
Reggio Emilia a choisi de proposer, pour la première fois dans
les temps modernes, L'Alidoro de Leonardo Leo (1694-1744), en
coproduction avec La Cappella della Pietà dei Turchini de
Naples et le Teatro Petruzzelli de Bari.
Dans ce répertoire
napolitain du XVIIIe siècle qu’Antonio Florio explore sans
relâche depuis plusieurs années, cette commedia per
musica sur un texte de Gennarantonio Federico, datée de 1740,
marque une étape importante dans l’évolution de l’opera
buffa. Par rapport aux livrets de la période 1700-l720, les
personnages ne s’expriment plus seulement en dialecte napolitain
(maintenu néanmoins pour le couple «
plébéien » et pour les deux « bourgeois
» parvenus, Giangrazio et Marcello), mais également en
italien (très exactement en toscan). Parallèlement,
c’est tout le style musical de l’opera seria qui fait son
entrée, sans que le compositeur perde pour autant de vue le
filon « populaire », en puisant notamment dans le folklore
local.
L’intrigue s’articule autour
de deux thèmes : le travestissement censé faciliter la
conquête amoureuse (Luigi/Alidoro se déguise en femme de
chambre), et l’agnition (dans la tragédie classique, la
reconnaissance d’un personnage après une longue
séparation), qui permet au couple formé par Luigi et
Faustina de couronner une relation au départ compromise par
leurs origines sociales contrastées.
Depuis Le zite 'n galera de
Leonardo Vinci (1722), justement tiré de l’oubli par Antonio
Florio, on connaît les difficultés propres à ce
répertoire éminemment particulier. Elles tiennent aussi
bien à la longueur des ouvrages (quatre heures environ, en
règle générale) qu’aux longs passages en
dialecte et à une forme de comique indirect dont on a perdu
les codes au fil des siècles, reposant sur des «gags
», des allusions érotiques, des jeux de mots et des
invectives pas toujours compréhensibles pour les spectateurs
d’aujourd’hui.
La mise en scène
d’Arturo Cirilio écarte délibérément
toute reconstitution historique et toute actualisation. L’action se
déroule dans un dispositif dépouillé : un
décor unique de Massimo Bellando Randone, auquel de savants
éclainages et quelques accessoires (des sièges, une
table, du linge séchant au soleil) apportent un minimum de
variété. C’est aux acteurs d’imposer le rythme
dramaturgique et de faire sentir la présence du
théâtre, avec des effets puissamment soulignés
(sur ce plan, le meilleur élément de la distribution
est incontestablement l’impayable Giuseppe De Vittorio). Dommage
qu’un mime envahissant vienne régulièrement perturber
le déroulement du spectacle... Les costumes, quant à
eux, ainsi que certaines attitudes, renvoient inévitablement
aux figurines de Capodimonte.
A l’exception de quelques
défaillances du côté des vents, La Cappella della
Pietà dei Turchini se montre techniquement impeccable, mais
Antonio Florio ne peut masquer le caractère discontinu de la
partition qui alterne faiblesses et éclats virtuoses dignes du
meilleur Haendel. Les chanteurs de La Cappella se montrent
égaux à eux-mêmes, avec les qualités et
les défauts qu’on leur connaît depuis longtemps,
notamment à travers leurs disques. Leur premier mérite
est de compenser comme ils le peuvent l’inertie de
l’action."
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