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(Compagnie L'Eventail)


Compagnie L'Eventail - présentation complète
Classica - juillet/août 2004 - 11 mai 2004 "Lever de rideau du Festival du Printemps des Arts avec le Ballet de l’Amour malade de Jean-Baptiste Lully. Sous sa dénomination de « ballet de cour », l’oeuvre s’articule autour de dix divertissements entrecoupés de passages dialogués. A partir d’une partition incomplète et de très peu d’indications chorégraphiques, le trio Massé-Cuiller-Tavernier offre un moment cohérent et de toute beauté. En grande forme, la Compagnie de danse baroque L’Eventail comble nos attentes visuelles, occupant l’espace scénique avec une vitalité et un talent jusqu’à présent inégalés. Des costumes somptueux, une mise en scène et des décors aux perspectives versaillaises participent à la magie et à l’harmonie d’ensemble tandis que dans la fosse, le chef Cuiller mène ses musiciens d’un geste souple, enchaînant les tempos avec justesse, donnant le change aux mouvements du plateau. Certes, les attaques imprécises sont à regretter, mais l’ensemble Stradivaria possède un son à lui, une homogénéité orchestrale qui supplée à cette faiblesse. Côté chanteurs, l’avis peut être nuancé. Si le baryton Jean-Baptiste Dumora a une fois de plus prouvé son aisance dans le répertoire français (tant au niveau du style que de la technique et de la diction), Marie-Louise Duthoit (émission trop légère) et Anne Baquet (problèmes de justesse et de prononciation) étaient ici bien en reste. C’est dommage, mais il en faudrait plus pour gâcher l’ambiance créée sur les planches. On saluera donc essentiellement cette belle prestation chorégraphique que l’on espère voir tourner un bon bout de temps."