COMPOSITEUR
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Jean-Baptiste LULLY
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LIBRETTISTE
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Philippe Quinault
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ENREGISTREMENT
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ÉDITION
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DIRECTION
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ÉDITEUR
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NOMBRE
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LANGUE
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FICHE
DÉTAILLÉE
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1994
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1994
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Marc Minkowski
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Erato
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2
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français
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1994
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1999
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Marc Minkowski
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Erato
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1
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français
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1994
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2005
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Marc Minkowski
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Apex
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2
|
français
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Tragédie lyrique en un Prologue et cinq actes,
sur un livret tiré des Métamorphoses d'Ovide,
représenté le 6 janvier 1683 à Versailles, sur
une scène érigée par Carlo Vigarani dans le
manège de la Grande Écurie. Une dizaine de
représentations eurent lieu, auxquelles le roi assista presque
tous les jours. Bérain fut félicité pour les
costumes.
Elle fut reprise au Théâtre du Palais
Royal, à Paris, le 27 avril suivant, avec des décors et
des machines de Bérain, et fut jouée jusqu'au mois de
janvier 1684, avec une interruption due à la mort de la reine
Marie-Thérèse, survenue le 30 juillet. L'opéra
était tellement apprécié des Parisiens qu'il fut
surnommé "l'opéra du peuple".
Lecerf de la Viéville raconte que : Dans
Phaéton, il (Lulli) le (Quinault) renvoya vingt fois changer
des scènes entières, approuvées par
l'Académie Françoise. Quinault faisait Phaéton
dur à l'excès, et qui disait de vraies injures à
Théone (...) Lulli (...) voulut que Quinault fît
Phaéton ambitieux et non brutal.
La scène finale fit grande impression, lorsque
le char et son aurige sont précipités dans une mer en
furie au grand effroi des habitants de la Terre.
Phaëton fut le premier opéra
joué à Avignon en juillet 1687, et choisi pour
l'inauguration de l'Académie royale de musique de Lyon, le 3
janvier 1688. L'attente était telle qu'il fallut accepter des
spectateurs aux répétitions. Le Mercure galant
relate cet enthousiasme :
Le second Opera dont il faut que je vous parle,
n'est pas nouveau , puis que c'est celuy de Phaéton. Je vous
ay déja dit que c'estoit le premier qu'en devoit representer
à Lyon, où l'on a étably une Academie d'Opera.
Il a esté joué pendant tout le Carnaval avec un
succès si extraordinaire, qu'on l'est venu voir de quarante
lieues à la ronde. Les décorations, les voix, les
danses, les habits, tout a répondu à la beauté
de la Musique , et on a beaucoup d'obligation à ceux qui pour
la gloire de leur Patrie ont bien voulu hazarder cette depense. Cet
établissement paroist si solide qu'il n'y a point a douter
qu'il ne subsiste toujours ; et comme tout ce qui se fait dans le
Royaume surpasse tout ce qu'on peut voir de beau , en quelque lieu du
monde que ce soit , les Etrangers qui y entreront du costé de
Lion , seront surpris , et pourront juger par ce magnifique
spectacle, de la grandeur de la France. Le Public ayant
demandé l'Opera de Bellerophon à ceux qui ont fait cet
établissement, ils y font travailler avec autant
d'empressement que de dépense, pour le donner incontinent
apres les Festes de Pasques. L'on assure qu'il y aura encore plus de
magnificence dans cet Opera que dans Phaéton.
Phaëton fut joué quatre fois par
semaine pendant six mois (sauf période pascale) dans la salle
de jeu de Paume, située rue Pizay, louée par
Jean-Pierre Legay et deux associés, le premier ayant obtenu un
privilège de trois ans des héritiers de Lully, le 17
septembre 1687. Une reprise eut lieu dans cette même salle de
décembre 1688 à février 1689 (99
représentations).
Phaëton fut repris
régulièrement au Théâtre du Palais Royal
:
On lit dans le Mercure galant de novembre 1692
à cette occasion : Monseigneur passa par Paris à son
retour (*) et alla voir l'Opéra de Phaëton qui n'avait
pas été joué depuis plusieurs années, et
qui parut avec de nouveaux embellissements. Il fut extrèmement
applaudi, tant pour la musique de Mr de Lully dont on ne peut se
lasser, qu'à cause de la magnificence des décorations
et de la beauté des habits.
(*) de Chantilly
- le 12 janvier 1702, avec Mlle Clément
(Astrée) et Dun (Saturne) dans le prologue, Mlle Moreau
(Libie, fille de Mérops), Mlle Desmatins (Théone,
fille de Protée), Chopelet (Phaëton), Mlle Maupin
(Clymène, mère de Phaëton), Dun
(Protée), Desvoyes (Triton), Thévenard (Epaphus),
Hardouin (Mérops), Mlle Clément (Une Egyptienne),
Dun (Un Roi indien), Labbé (Un Roi éthiopien),
Boutelou (Le Soleil), Mlle Dupeyré (Une des Heures),
Desvoyes (La Terre), Courteil (Jupiter) ;
- le 5 janvier 1710, avec Mlle Milon (Astrée)
et Hardouin (Saturne) dans le prologue, Mlle Pestel (Libie), Mlle
Journet (Théone), Cochereau (Phaëton), Mlle Du Jardin
(Clymène), Dun (Protée), Mantienne (Triton),
Thévenard (Epaphus), Hardouin (Mérops), Mlle
d'Hucqueville (Une Egyptienne), Le Mire (Un Roi indien), Perere
(Un Roi éthiopien), Chopelet (Le Soleil), Le Bel (La
Terre), Courteil (Jupiter) ;
- le 11 novembre 1721, avec Mlle Eremans
(Astrée) et Chassé (Saturne) dans le prologue, Mlle
Tulou (Libie), Mlle Antier (Théone), Murayre
(Phaëton), Mlle Lambert (Clymène), Du Bourg
(Protée), Jacier (Triton), Thévenard (Epaphus), Le
Mire (Mérops), Mlle Minier (Une Egyptienne), Mlle Lizarde
(Une des Heures), Dun (L'Automne), Tribou (Le Soleil, puis
Phaëton), Artaut (La Terre), Renard (Jupiter).
Denis-François Tribou fit alors ses débuts, d'abord
dans le rôle du Soleil, puis, compte tenu de son
succès, dans le rôle-titre ; en décembre, Mlle
Le Maure fit également ses débuts dans le rôle
d'Astrée du prologue.
En novembre, lors de la troisième
repréentation, on vit apparaître pour la première
fois dans la loge royale le jeune Louis XV, âgé de onze
ans.
- le 21 décembre 1730, dans une
chorégraphie de Michel Blondy, avec Mlle Petitpas
(Astrée) et Chassé (Saturne) dans le prologue, Mlle
Le Maure (Libie), Mlle Antier (Théone), Tribou
(Phaëton), Mlle Eremans (Clymène), Dun
(Protée), Cuvillier (Triton), Chassé (Epaphus), Dun
(Mérops), Dumast (Le Soleil), Mlle Petitpas (Une Heure),
Mlle Du Tillié (Une Egyptienne), Joly (L'Automne),
Cuvillier (La Terre), Goujet (Jupiter). En février 1731,
Mlle Eremans prit le rôle de Libie, et Mlle Pélissier
celui de Théone ;
- le 13 novembre 1742, Mlle Fel (Astrée) et
Chassé (Saturne) dans le prologue, Le Page (Mérops),
Mlle Eremans (Clymène), Mlle Chevalier (Libie), Mlle Le
Maure (Théone), Jélyotte (Phaëton), Le Page
(Protée), Bérard (Triton), Chassé (Epaphus),
La Tour (Le Soleil), Mlle Fel (Une Heure, une Egyptienne), Alberet
(L'Automne), Cuvillier (La Terre), Person (Jupiter) ;
- en 1753.
Le 3 décembre 1725, la reine Marie Leszczynska
inaugura ses Concerts de la Reine avec des extraits de
Phaéton, pendant lesquels, selon le Mercure de
France de décembre 1725, on servit des fruits, des
confitures, des glaces et autres rafraîchissements, en
présence du Roi.
Des exécutions eurent lieu également le
18 novembre 1739 au château de Fontainebleau, et le 25 novembre
1739, chez la Reine, à Versailles.
Le prologue fut joué à Versailles, sur le
Théâtre des Petits Appartements, monté dans le
grand escalier des Ambassadeurs, le 23 janvier 1749, avec la duchesse
de Brancas (Astrée), le duc d'Ayen (Saturne).
En province, des exécutions eurent lieu à
Marseille en 1686, puis le 17 mai 1720, en version de concert ;
à Lyon, en 1688, avec des reprises jusqu'en 1710, notamment le
9 avril 1701, pour la venue du duc de Bourgogne, petit-fils de Louis
XIV, dans la salle de la Place Bellecour réparée
après l'effondrement de deux murs en juin 1699 ; à
Rouen, en 1689, dans la salle du jeu de paume des Deux-Maures,
à la suite du privilège obtenu le 15 septembre 1688 par
Bernard Vaultier ; à Lille en 1718 ; à Dijon en 1732.
Ainsi qu'à l'étranger : Bruxelles, au Quai au Foin, en
1696, Gand en 1708, à La Haye, le 15 décembre 1710.
Le 23 janvier 1749, le Prologue fut jouée en
introduction de la pastorale Acis et Galatée, au
théâtre des Petits cabinets de Madame de Pompadour,
logé dans l'escalier des Ambassadeurs, avec la duchesse de
Brancas (Astrée) et le duc d'Ayen (Saturne).
Phaëton suscita plusieurs parodies
sous les noms de Phaëton et Arlequin Phaëton
: la première, une comédie agrémentée de
chansons, de ballets et de machines de Palaprat et Gilliers
(musique), créée le 4 février 1692, à
l'hôtel de Bourgogne ; la seconde, de l'Abbé
Macharti, en un acte en prose & en vaudevilles, donnée sur
le nouveau Théâtre Italien le 11 décembre 1721 ;
la troisième, de Dominique & Romagnesi, aussi en un acte
mêlé de vaudevilles & de divertissements
jouée sur le même théâtre le 22
février 1731 ; la dernière, par Riccoboni,
donnée le 21 janvier 1743.
Phaéton connut plusieurs éditions :
en 1683 par Christophe Ballard, en 1709 par H. de Baussen, par Michel
Charles Le Cène, à Amsterdam (exemplaire sans date
conservé à la Bibliothèque de Toulouse).

Personnages : Phaëton, fils du Soleil et de
Clymène (ténor), Clymène, fille de
l'Océan et de Thétys (soprano), Mérops, roi
d'Egypte, a eu une fille, Libye, d'un premier mariage, puis a
épousé Clymène (basse), Protée, dieu
marin, conducteur des troupeaux de Neptune (baryton-basse),
Théone, fille de Protée (soprano), Libye, fille de
Mérops (soprano), Triton, dieu marin, frère de
Clymène (haute-contre), le Soleil (haute-contre), la
Déeese de la Terre (ténor), Saturne (baryton-basse),
Epaphus, fils de Jupiter et d'Isis (baryton), Jupiter (basse)
Synopsis
détaillé
Prologue
La déesse Astrée, qui a
conservé une tendresse particulière pour les humains,
bien que leur méchanceté l'ait contrainte jadis
à fuir la Terre, appelle de ses voeux le retour de l'Age d'Or.
Saturne l'invite à revenir sur la Terre, où s'annonce
une ère nouvelle de paix et de plaisirs.
Acte I
Libye, fille du roi d'Egypte
Mérops, se réfugie dans la solitude. Théone,
fille du dieu Protée, la surprend dans sa retraite. Libye
craint que son père ne l'unisse pas à celui qu'elle
aime. Son destin de future reine d'Egypte lui importe moins que
l'amour d'Epaphus. Elle envie la sérénité avec
laquelle Théone aime Phaéton. Alors que Théone
s'apprête à lui confier ses propres inquiétudes,
Phaéton paraît et Libye se retire. A la recherche de sa
mère, Phaéton ne remarque même pas Théone.
Celle-ci lui reproche sa froideur, regrettant les premiers temps de
leur amour. Arrive la mère de Phaéton, la reine
Clymène. et Théone se retire.
Phaéton redoute qu'Epaphus
n'épouse Libye. Celui-ci deviendrait du coup roi d'Egypte et
Phaéton enrage à l'idée d'être son sujet.
Clymène le rassure c'est bien à lui, Phaéton,
que le roi Mérops accordera sa fille. Mais elle voit dans
l'amour que voue son fils à Théone un obstacle à
ce destin royal. Phaèton proclame qu'il place la gloire
au-dessus de l'amour. Cette résolution comblerait
C]ymène si elle n'avait pas eu vent de sombres
présages. Elle décide donc d'interroger Protée,
le dieu devin.
Protée, au sortir de la mer, se
retire dans une grotte pour s'y reposer. Il compare la tempête
marine aux tourments que cause l'amour. Il convient selon lui
d'éviter l'une et l'autre. Il s'endort.
Clymène demande à son
frère Triton de l'aider à obtenir de Protée,
toujours réticent à dévoiler l'avenir. de
précieuses révélations concernant
Phaéton.
Triton, accompagné d'une troupe
de divinités aquatiques, réveille Protée et
l'enjoint à se divertir. Protèe décline
l'invitation. Triton en vient au fait que Protée fasse
à Clymène des révélations au sujet de
Phaéton. Protée se dérobe en se
métamorphosant en de multiples créatures.
Finalement Protée reprend sa
forme originaire et consent à répondre. L'ambitieuse
Clymène doit trembler. Sa recherche téméraire de
la gloire mènera Phaéton à la mort. Son
père tentera de le sauver, mais le Ciel le punira.
Acte II
Clymène tente de dissuader son
fils de briguer le trône d'Egypte. Phaéton ne veut pas
renoncer. Clymène voit désormais dans l'amour de
Théone l'ultime secours pour éviter à son fils
de connaître un sort fatal. Mais Phaéton refuse de la
rencontrer.
Théone,
désespérée, accuse Phaéton de ne lui
avoir promis l'amour que pour mieux la faire souffrir.
Arrive Libye. Toutes deux
déplorent les douleurs auxquelles l'amour expose. Epaphus
paraît et Théone se retire.
Epaphus est au désespoir. Le roi
a rendu son verdict c'est Phaéton qui épousera Libye.
Les deux amants doivent constater que leur amour est devenu illicite.
Le roi Mérops annonce publiquement qu'il abdique au profit de
Phaéton auquel il promet la main de sa fille. Des
festivités saluent l'événement.
Acte III
Phaéton apprend lui-même
à Théone qu'il va épouser Libre et lui explique
qu'il s'agit là de politique et non de sentiments. Dans son
désespoir. Théone implore la vengeance des
dieux.
Phaèton demande à ses
suivants de consoler Théone lui-même doit se rendre sur
l'autel de la déesse lsis afin de lui rendre l'hommage que la
coutume exige. Fils d'Isis, Epaphus. ne peut tolérer que
Phaéton, après l'avoir privé de Libye et du
trône d'Egypte. ait l'outrecuidance de paraître dans le
temple de sa mere. Dans sa colère. Epaphus met en doute que
Phaéton soit bien le fils du Soleil. Phaéton,
piqué au vif, lui promet de lui en apporter la preuve
incontestable.
Les souverains d'Egypte. Mérops
et Clymène. ainsi que le futur couple royal, se rendent en
cortège au temple d'Isis afin de rendre un fastueux hommage
à la déesse. Epaphus fait irruption, clamant son
indignation. Les portes du temple alors se referment.
Les portes du temple s'ouvrent à
nouveau, laissant échapper des flammes et des furies qui
sèment la terreur parmi l'assemblée. Mais
Phaéton s'obstine, Il somme sa mère de confirmer qu'il
est bien le fils du Soleil. Clymène en fait le serment. Des
vents descendent des nuages pour conduire Phaéton au palais du
Soleil.
Acte IV
Les saisons et les heures du jour
rendent hommage au Soleil. Celui-ci se réjouit de la visite
imminente de son fils.
Phaèton est accueilli par des
chants et des danses. Le Soleil s'étonnant de l'air triste de
son fils, Phaéton explique qu'on a mis son origine en doute et
conjure son père de la légitimer. Le Soleil acquiesce
à sa demande et fait le serment, prenant le Stxx à
témoin, qu'il accordera à son fils ce qu'il exigera
pour faire connaître au monde son orieine solaire.
Phaéton demande à conduire le char de son père,
dont la course éclaire l'Univers. Le Soleil, consterné,
lui décrit le péril mortel auquel il s'exposerait
immanquablement mais Phaéton est inflexible. Le Soleil,
lié par son serment, doit s'exécuter.
Acte V
La nuit s'achève et
Phaéton, qui a pris place sur le char du Soleil,
s'élève à l'horizon. Clymène
exulte.
Epaphus, éperdu de dépit,
implore Jupiter et Isis, ses parents, de le venger.
Libye rencontre Epaphus et son chagrin
s'exaspère. Epaphus lui laisse espérer une volte-face
du destin.
Mérops et Clymène ainsi
que les peuples du Nil acclament Phaéton, le nouveau Soleil
qui éclaire le monde.
Théone invite les manifestations
de joie à se changer en plaintes funèbres car son
père, le clairvoyant Protée, lui a
révélé la chute imminente de
Phaéton.
Phaéton a perdu la
maîtrise du char du Soleil qui menace d'embraser la Terre. La
déesse de la Terre conjure Jupiter d'intervenir. Tous
redoutent une effroyable catastrophe.
Jupiter apparaît qui frappe le
char solaire de sa foudre. Phaéton périt dans sa
chute.
(livret Erato)
Représentations :
- Saarbrucken - Saarländisches
Staatstheater - 11, 17, 29
décembre 2010, 5, 13, 22 janvier, 6, 26 février, 27,
30 mars 2011 - dir. George Petrou - mise en scène
Christopher Alden - décors Marsha Ginsberg - costumes Doey
Lüthi - scénographie: Marsha Ginsberg - chef de choeur
Jaume Miranda - avec Johan Christensson (Phaëton), Sofia
Fomina (Théone), Tereza Andrasi (Libye), Judith Braun
(Clymène), Stefan Röttig (Epaphus), Hiroshi Matsui
(Mérops/Saturne), François-Nicolas Geslot (Le
Soleil/La Déesse de la Terre), Algirdas Drevinskas
(Triton), Guido Baehr / Olafur Sigurdarson
(Protée/Jupiter), Elizabeth Wiles (Astrée/Une des
Heures/Une Bergère Égyptienne) - nouvelle production
- Opéra de
Lyon - 20, 26, 31 mai, 1er et 6 juin
1993 - Les Musiciens du Louvre - Choeur Sagittarius (dir Michel
Laplénie) - Centre chorégraphique national de Caen -
dir. Marc Minkowski - mise en scène et chorégraphie
Karine Saporta - décors Jean Bauer - costumes Sylvie
Skinazi - avec Jennifer Smith (Théone), Véronique
Gens (Libye), Virginie Pochon (Astrée), Rachel Yakar
(Clymène), Florence Couderc (Une Bergère), Howard
Crook (Phaëton), Jean-Paul Fouchécourt (La
Déesse de la Terre), Philippe Huttenlocher (Mérops),
Gérard Théruel (Epaphus)
- Opéra International - mai 1993 - Le
mythe de Phaéton
- Kassel - 1985 -
mise en scène Herbert Wernicke
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