L'opéra baroque

Les librettistes des ballets de cour

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Guillaume de Baïf

(1570 ? - 1628 ?)

Ballet de Monsieur le Duc de Vendôme pour le Carrousel (1612)

Fils d'Antoine de Baïf (1532 - 1589), poète, ami de Ronsard, membre de la Pléiade, fondateur de l'Académie de musique et de poésie.

Bois Robert ou Boisrobert

(1592, à Caen - 1662, à Paris)

Ballet des Bacchanales (1623)

Ballet des Fêtes de Junon la Nopcière (1623)

Ballet des Nymphes bocagères de la Forest sacrée (1627)

François Le Métel de Boisrobert, auteur de pièces de théâtre et de poésies. Il fut longtemps le secrétaire de Richelieu. Tallement des Réaux raconte : Une fois qu'il (Louis XIII) avait fait un air qui lui plaisait fort, il envoya quérir Bois-Robert pour lui faire des paroles.

René Bordier

(vers 1580 ? – ap. 1648)

Ballet de la Délivrance de Renaud (1617)

Ballet des Aventures de Tancrède en la Forêt enchantée (1619)

Ballet de Monsieur le Prince (1620)

Ballet d'Apollon (1621)

Ballet de la Reine représentant le Soleil (1621)

Ballet des Bacchanales (1623)

Ballet de la Reine dansé par les Nymphes des Jardins (1624)

Ballet des Voleurs (1624)

Ballet des Fées des Forests de Saint-Germain (1625)

Ballet du Grand Bal de la Douairière de Billebahaut (1626)

Ballet du Sérieux et du Grotesque (1627)

Ballet du Roy ou Vieille Cour ou Ballet des Triomphes (1635)

René Bordier écrivit le livret de dix-sept ballets entre 1615 et 1635, dont le Ballet de monsieur le Prince (1620), le Ballet des Bacchanales (1623), le Grand Bal de la douairière de Billebahaut (1626), Le Sérieux et le Grotesque (1627), le Ballet des Triomphes (1635). Il se flattait d'être en charge de la poésie auprès de Sa Majesté. Pourtant, poète méprisé de ses confrères et ignoré du public, il mourut dans la misère après 1648.

On cite cette anecdote : un jour comme Bordier se plaignoit à Malherbe qu'il n'y avoit des récompenses que pour ceux qui servoient le Roi dans les armées et dans les affaires d'importance, et que l'on étoit trop ingrat à ceux qui excelloient dans les belles-lettres, M. de Malherbe lui répondit que c'étoit faire fort prudemment, et que c'étoit sottise de faire des vers pour en espérer autre récompense que son divertissement, et qu'un bon poete n'étoit pas plus utile ù l'État qu'un bon joueur de quilles.

Étienne Durand

(1586 - 1618)

Ballet de Madame (1615)

Ballet de la Délivrance de Renaud (1617)

Né à Paris dans une famille bourgeoise, Etienne Durand, qui occupa la charge de contrôleur ordinaire des guerres, s'adonna très tôt à l'écriture, avec quelque talent. Ses Méditations, publiées en 1611, forment la majeure partie de son œuvre, qui témoigne d'une certaine liberté d'esprit, dans le sillage de Montaigne. Son inspiration amoureuse, qui n'échappe pas au goût pétrarquisant de son temps, aurait été suscitée par un amour malheureux pour sa cousine Marie de Fourcy. Attaché à la maison de Marie de Médicis, il resta fidèle à celle-ci après le meurtre de Concini et fut accusé de comploter contre Luynes, le favori du roi. Il fut condamné pour cela à être roué vif en place de Grève, le 19 juillet 1618, alors qu'il n'avait que trente-trois ans. (Poésie baroque) - Il participa au Ballet de Madame (1615)

François Hédelin d'Aubignac

(1604 - 1676)

François Hédelin

Ballet de la Reyne représentant la Beauté et ses Nymphes (1618)

Neveu et conseiller du cardinal de Richelieu. Il fut le premier à formuler explicitement les règles du théâtre classique dans La pratique du théâtre, publié en 1657.

Honorat Laugier de Porchères

(1572, à Forcalquier - 1653)

Ballet des Estrangers (1598)

La Camp de la Place royale (1612)

Poète, académicien en 1634, il se prévalait du titre d'intendant des plaisirs nocturnes

François de Malherbe

(1555, à Caen - 1628, à Paris)

Ballet de Madame (1615)

Fils d'un magistrat de Caen, il suivit le duc d'Angoulême, gouverneur de Provence, comme secrétaire. Il resta trente ans en Provence, se maria et vécut à Aix. Il s'attira la protection de Marie de Médicis en lui dédiant une Ode à la reine, lors du passage de celle-ci à Aix en 1600. Henri IV le nomma gentilhomme ordinaire de la Chambre, et il devint poète officiel en 1605, successivement pensionné par Henri IV, la reine-mère et Louis XIII, que ce soit pour faire l'éloge du monarque, rimer des pièces galantes ou participer aux ballets de cour. La mort en duel de son fils Marc-Antoine, en 1627, précéda de peu la sienne.

François Maynard

(1582, Toulouse - 1646, Aurillac)

Ballet de Monsieur le Prince de Condé (1615)

Poète, académicien, disciple de Malherbe, il fréquenta l'Hôtel de Rambouillet.

Jean Desmarets de Saint Sorlin

(1595, à Paris - 1676, à Paris)

Ballet de la Félicité, sur le sujet de l'heureuse naissance de Monseigneur le Dauphin (1639)

Conseiller de Louis XIII, proche de Richelieu, académicien, il écrivit des poèmes et des tragédies, dont Mirame. Après 1645, il écrivit des ouvrages religieux.

Tristan l'Hermite

(1601 - 1655)

Tristan L'Hermite

Ballet de Monsieur ou Ballet des Dandins (1626)

Ballet de Monseigneur frère du Roi ou Ballet de Monsieur (1627)

Ballet des Quatre Monarchies Chrétiennes (1635)

François L'Hermite, sieur du Soliers dit Tristan L'Hermite, poète et dramaturge. Il était entré en 1621 au service de Gaston d'Orléans. Il devint académicien en 1649, et mourut usé par la tuberculose, l'excès de boisson et une vie de débauche.

 

 

 

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