COMPOSITEUR
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Jean-Joseph Cassanéa de MONDONVILLE
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LIBRETTISTE
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Charles-Antoine le Clerc
de la Bruère / Jean-Baptiste Collet de Messine /
Claude-Henri de Fusée de
Voisenon
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DATE
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DIRECTION
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EDITEUR
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NOMBRE
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LANGUE
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FICHE
DETAILLEE
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1997
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Christophe Rousset
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Decca
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3
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français
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Ballet héroïque comportant trois
entrées ayant chacun une histoire indépendante et un
librettiste différent.
Vénus et
Adonis, écrit par par
Jean-Baptiste Collet de Messine, auteur dramatique (1722 - 1787),
composé en 1752 ; Bacchus et
Érigone, par Charles-Antoine
le Clerc de la Bruère, Secrétaire de l'Ambassade de
France à Rome, auteur dramatique et historien (1716 - 1754),
composé en 1747 ; L'Amour et
Psyché, par l'abbé
Claude-Henri de Fusée de Voisenon (*), romancier et
auteur dramatique, académicien (1708 - 1775), composé
en 1758.
(*) Lors de la création, le
livret fut annoncé étant de la plume de Mondonville.
Charles Collé, entre autres, contesta cette paternité
et l'attribua à l'abbé Voisenon qui aurait
souhaité resté anonyme....Il raconte que « le duc
de la Vallière, qui a toujours eu la fureur d'avoir fait les
oeuvres des autres, dit à M. de Montauban : "Je sais que
Mondonville se vante d'être l'auteur des paroles de
Psyché ; mais s'il continue à débiter cette
fable, je dirai partout, moi, que j'en ai fait la
musique."»
Charles Collé critiqua les
textes des entrées : les
paroles du 1er acte sont stupides, c'est un prodige
d'imbécillité... le second acte est bien écrit
et très-lyriquement ; mais le fond en est froid, peu naturel,
et mal tissu.... le style du 3e acte est bien inférieur
à celui de Bacchus et Érigone, mais il est plein de
situations et de chaleur théâtrale ; aussi a-t-il fait,
en dépit de la musique qui ne vaut rien, à ce qu'ils
disent, le plus grand effet.
Les deux premières
entrées sont issues de deux opéras en un acte
écrits antérieurement pour Madame de Pompadour
(*),
auxquels fut ajouté L'Amour et
Psyché. Les trois
entrées sont reliées par le fil ténu des
aventures amoureuses de trois divinité de Paphos, ville
située dans l'île de Chypre, ainsi que le
présente le prologue : Vénus, Bacchus et l'Amour, pour égayer
leur loisir dans l'île de Paphos, résolurent de
célébrer leurs premières amours dans un
séjour si agréable.
(*) voir Bacchus et
Érigone
La première
représentation des Fêtes
de Paphos eut lieu à
l'Académie royale de musique, le 9 mai 1758, avec une
distribution réunissant : Gélin (Mars), Mlle Chevallier
(ou Marie-Jeanne Fesch ?) (Vénus), François Poirier
(Adonis), Marie-Jeanne Lemière (Aglaé), Muguet (une
Voix) dans Vénus et
Adonis, Marie Fel (Érigone),
Henri Larrivée (Bacchus), Jean-Pierre Pillot (Mercure), Person
(Comus) dans Bacchus et
Érigone, Mlle Arnould
(Psyché), Nicolas Gélin (Tisiphone), Mlle
Lemière (l'Amour), Mlle Davaux (Vénus) dans
L'Amour et
Psyché.
Il y eut vingt-neuf
représentations, jusqu'au 18 juillet. Le Mercure nota de
L'Amour et
Psyché : C'est celui qui a le plus réussi ; il est
aussi le mieux fait et le plus intéressant. Au goût de
tous les connaisseurs, il est rendu avec autant de force et
d'agrément de la part du musicien, que de celui du
poète.
C'est d'ailleurs le
troisième acte qui fit l'objet d'une parodie intitulée
Les Amours de
Psyché, mais qui n'eut pas de
succès.
Sophie Arnould, alors
âgée de dix-huit ans, obtint un triomphe dans le
rôle de Psyché. Touchard-Lafosse écrivit :
Une étoile est née ce
soir, elle a un nom, Sophie Arnould. Sa voix de soprano se
prête aux accents les plus doux. Elle n’interprète pas
Psyché, elle est Psyché. Elle ne se contente pas
d’avoir la plus belle voix de soprano, capable d’émouvoir
toute la capitale, elle a aussi le sens de la vérité
dramatique. Quand elle implore son père, son chant
répond à l’intimité de son âme et quand
elle découvre que le monstre cruel est l’amour, la
vérité des accents de sa voix laisse chacun dans une
exaltation sans nom. Ce n’est pas seulement une chanteuse qui est
née, mais une actrice, c’est cette qualité
supplémentaire qui fera que mademoiselle Arnould ne sera pas
une étoile filante.
En 1760, l'Année littéraire écrivait : Mlle Arnould dans le rôle de Psyché a
ravi tous les spectateurs de plaisir et d'admiration. Quelle actrice,
quelle âme, quel pathétique !
L'Ouverture des Fêtes de Paphos fut transcrite pour orgue par Balbastre, qui la joua
plusieurs fois au Concert Spirituel.
Vénus et
Adonis fut représenté
au château de Bellevue, le 27 avril 1752, pour la marquise de
Pompadour. Celle-ci tenait le rôle de Vénus, le vicomte
de Chabot était Adonis, M. de Clermont Mars, Mme de Marchais
Carité.
Érigone, opéra en un acte de La Bruère, fut
jouée le 13, puis le 21 mars 1747 au Théâtre des
Petits Cabinets de Madame de Pompadour, à Versailles, avec
celle-ci dans le rôle d'Érigone, le duc d'Ayen
(Bacchus), la duchesse de Brancas (Antonoé), le marquis de La
Salle (un Suivant de Bacchus), ainsi que le marquis de Courtenvaux et
le marquis de Langeron en danseurs (Sylvains).
Le 24 juin 1760,
L'Amour et
Psyché fut repris dans le
cadre de Fragments, avec Sophie Arnould (Psyché), Gélin
(Tisiphone), Mlle Lemière (l'Amour), Mlle Davaux
(Vénus) ; l'Inconstance, personnage dansant, Suite de
l'Inconstance, Troupe de Démons, Suite de Vénus, Troupe
de Plaisirs, de Ris et de Jeux.
Principaux danseurs : Premier
divertissement : L'Inconstance (Mlle Lany), Démons (Laval) ;
Second divertissement : Grâces (Mlles Demiré, Mescar,
Ray), Plaisirs et Jeux (Béate), Zéphir (Léger),
Flore (Mlle Dumonceau)
L'Amour et
Psyché fut à nouveau
retenu dans des Fragments, avec
l’acte du Bal des Fêtes
Vénitiennes, et celui de
Pygmalion. Bachaumont nota : On ne peut exprimer les acclamations du public
à la vue de mademoiselle Arnoux (Sophie Arnould), qui n’avait
point paru depuis longtemps. Elle est en possession de nous
reproduire Psyché, et d’inspirer l’amour à tous les
coeurs de ceux qui la voient dans cette tragédie.
L'Amour et
Psyché fut joué le 22
octobre 1762, à Fontainebleau, devant le Roi. avec Sophie
Arnould. C'est Papillon de la Ferté, Intendant des Menus
Plaisirs, qui avait eu l'idée de faire jouer Sophie Arnould,
qui avait pourtant demandé à prendre sa retraite.
Le succès fut complet, et Louis XV complimenta
Papillon. Selon ce dernier, les décorations et les
habillements furent jugés admirables, et les ballets n'avaient
rien laissé désirer. Selon
Bachaumont : Le roi en a
été si satisfait, qu’il a demandé à le
revoir.
La seconde représentation
eut lieu le 10 novembre. Papillon nota dans son Journal,
qu'elle plut beaucoup, surtout par la décoration du
palais de Vénus, dont le trône, le dais, les colonnnes
intérieures et extérieures, ainsi que tout l'ordre de
l'architecture étaient couvertes de pierreries de
différentes couleurs. Le spectacle fut tellement prisé
que le Roi autorisa les Princes, les Évêques et toute la
Ville à venir jouir du spectacle. Papillon fut couvert de
louanges, même par le Contrôleur général...
et se vit gratifié de 4 000 livres par le duc d'Aumont, qui
était le Premier Gentilhomme de la Chambre alors en
fonctions
Le 4 décembre suivant,
l'abbé de Voisenon fut élu à l'Académie
française.
La BNF conserve un exemplaire de
l'édition de 1758 par Veuve Delormel et Fils, sans le
prologue.
Synopsis
Acte I : Vénus et Adonis
Une forêt
Mars congédie ses guerriers qui se retirent. Il
savoure la vengeance que lui a promise Diane : un monstre va tuer
Adonis qu'aime Vénus. On entend les échos d'une chasse.
Adonis apparaît, et appelle les chasseurs à tuer le
monstre qui trouble la paix de la forêt. Vénus tente de
l'arrêter en lui présentant le danger, mais Adonis est
sûr de vaincre. vénbus confie son inquiétude
à Aglaé. On entend le bruit d'une lutte, puis le choeur
qui se lamente : Malheureux Adonis ! Vénus,
épouvantée, voit Adonis mourant. Adonis meurt dans les
bras de Vénus. En souvenir de leur amour, Vénus
métamorphose Adonis en Anémone. Mars survient et
annonce à Vénus que c'est lui qui a causé la
mort d'Adonis. Vénus réplique qu'elle ne l'oubliera
jamais. Mars est prêt à piétiner l'Anémone
quand l'obscurité se fait, dans un bruit de tonnerre. Jupiter
admoneste Mars qui n'en tien aucun compte, et arrache la fleur.
Jupiter fait alors renaître Adonis et la lumière
revient. Mars se radoucit, Vénus lui pardonne. Mars reporte sa
vengeance sur la Terre où il compte apporter la Guerre. Adonis
et Vénus peuvent à nouveau s'aimer. Vénus convie
sa suite, Grâces, Plaisirs et Jeux, dans le jardin de Flore.
Ballet.
Acte II : Bacchus et Érigone
Dans un bocage, près du palais
d'Érigone
Érigone se lamente : Bacchus ne lui rend pas
l'amour qu'elle lui porte. Mecure vient la rassurer : Jupiter
souhaite son mariage avec Bacchus. Il lui consielle de séduite
Bacchus en réunissant les Plaisirs. On entend les Sylvains
approcher pour célébrer Bacchus. Mercure veut rester
seul avec ce dernier. Bacchus arrive sur un char tiré par les
Sylvains. Comus et les Plaisirs l'accueillent. Mais Bacchus ne
cherche que le repos. Bacchus confie à Mercure que sa gloire
ne le satisfait pas. Mercure et Comus vantent les mérites
d'une enchanteresse dont on aperçoit le palais. Érigone
apparaît, richement parée et accompagnée de ses
Nymphes. Bacchus s'enflamme pour celle qui a les charmes de
Vénus et les traits de l'Amour. Érigone est celle que
Bacchus recherchait pour connaître le bonheur. Bacchus appelle
Ménades et Sylvains à célébrer le
triomphe de l'Amour. Ballet.
Acte III : l'Amour et Psyché
D'un côté, le palais de l'Inconstance,
de l'autre des rochers, dans le fond, la mer
Psyché est sous le coup de la vengeance de
Vénus, car elle est trop belle et plaît à
l'Amour. Tisiphone entreprend de lui montrer qu'Amour la trompe.
Amour, seul, veut être fidèle à Psyché, et
affronter la vengeance de Vénus. Tisiphone a emmené
Psyché sur un vaisseau, pour l'effrayer. Comme Psyché
résiste, Tisiphone invoque Neptune. Une tempête se
lève et l'obscurité se fait. Le vaisseau se brise,
Psyché se sauve sur un rocher, suivie par Tisiphone. Amour
apparaît et fait cesser la tempête. Tisiphone menace
à nouveau Psyché qui est précipitée
à la mer. Amour décide de la suivre aux Enfers.
Aux Enfers, dans l'obscurité
Tisiphone et les démons tourmentent
Psyché qui se lamente. Une troupe de Furies vient ajouter
à son tourment. Psyché appelle Amour au secours.
Tisiphone la touche de sa baguette pour lui faire perdre sa
beauté. Psyché s'effraye de la réaction de
l'Amour quand il la verra. Amour apparaît, mais ne voit pas les
traits de Psyché dans l'obscurité. Il fait revenir la
lumière. Psyché se croit perdue et tombe
évanouie. Pourtant son pouvoir de séduction sur Amour
n'en est pas diminué.
Le palais de Vénus
Vénus, environnée des Grâces et de
sa Suite, assure Psyché qu'elle ne doit plus craindre sa
vengeance. Elle va retrouver sa beauté et s'unir à
Amour en devenant immortelle. La suite de Vénus
célébre le bonheur de l'amour. Ballet.
"Ballet héroïque, en trois actes
précédés d'un Prologue, donné pour la
premiere fois par l'Académie Royale de Musique, le 9 Mai 1758.
C'est le 173e de nos opéras ; les paroles en sont
des différens auteurs, & la musique de M. Mondonville. Le
Prologue (qui fut supprimé après quelques
représentations à cause que le spectacle devenait trop
long pour l'Eté) offre l'exposition du sujet & justifie le
lieu de la scène : Vénus, Bacchus & l'Amour, que
l'ennui gagne jusque dans Paphos, se proposent d'y
célébrer leurs premiers feux. En conséquence les
Amours de Vénus et d'Adonis, dont les paroles sont de Collet,
remplissent le premier Acte du Ballet ; celles de Bacchus et
d'Erigone (Voyez Erigone), le second ; & Psyché poursuivie
par une Furie, & rendue enfin à l'Amour, est le sujet du
troisième, qui a été parodié au
Théâtre Italien sous le titre des Amours de
Psyché." (de Léris - Dictionnaire des
Théâtres)
"Le "ballet héroïque" Les Fêtes de
Paphos, est formé de trois actes autonomes (Vénus et
Adonis, Bacchus et Erigone et L'Amour et Psyché),
composés respectivement en 1752, en 1747 et en 1758, mais
reliés a posteriori par une thématique bien
générale : l'amour qu'illustre le titre
générique, Les Fêtes de Paphos. Cet ouvrage est
du pur divertissement, qui vise plus à donner du plaisir
qu'à émouvoir (au sens baroque). Niant presque toute
préoccupation dramatique, il magnifie et assume joyeusement sa
propre futilité. C'est le modèle d'un art
décoratif.
Dans leur substance, Les Fêtes de Paphos font
permanente référence aux ouvrages lyriques de
Jean-Philippe Rameau. Mais cette empathie ramiste n'est ni un point
aveugle, ni un paradigme paralysant, mais un référent
universel et indépassable. Le domaine où Mondonville se
distingue de Rameau, c'est l'usage des instruments : sa pensée
(et pas seulement sa réalisation), est orchestrale.
Instrumenter n'est plus seulement colorer, mais permettre aux timbres
instrumentaux de structurer l'espace scriptural et acoustique. Rien
d'étonnant à cela: Mondonville est l'un des inventeurs
de l'orchestre "symphonique" français." (Opéra
International - juillet 1997)
"La série de concerts organisée l'an
passé par le Centre de musique baroque de Versailles a remis
à l'honneur un compositeur oublié. Mondonville fut
pourtant célèbre son temps, puisque sa pastorale
héroïque Titon et l'Aurore devint, lors de la Querelle de
Bouffons en 1752, l'étendard des partisans de la musique
française face aux zélateurs de l'opéra italien.
Il fut peu à peu oublié, voire
déconsidéré, au siècle suivant.
Félix Clément, dans les Musiciens
célèbres (1868), le présente comme
"dépourvu de génie, (...) doué de plus
d'activité que d'inspiration" et auteur d'"oeuvres
médiocres". Plus juste, Edmond Lemaître, auteur du texte
de présentation français, vante l'imagination et la
sûreté technique de Mondonville sans nier que "la
légèreté est la caractéristique
dominante" des Fêtes de Paphos. Graham Sadler, son homologue
anglais, assure que Mondonville aurait été un
compositeur de cinéma.
Ces commentaires donnent une image assez exacte de
ces Fêtes de Paphos, à vrai dire bien inégales et
essentiellement divertissantes. Assoupi depuis plus de deux
siècles, ce ballet héroïque a été
réveillé en juin dernier à Versailles et
aussitôt enregistré. Il se compose de trois actes
indépendants, n'était un unanime triomphe de l'amour
concluant chaque partie. Le deuxième acte, Bacchus et Erigone,
a d'ailleurs été composé avant les deux autres,
en 1747. Puis sont venus Vénus et Adonis, l'actuel premier
acte, on 1752, et I 'Amour et Psyché, le troisième, en
1758.
Mondonville arrange quelque peu ces trois musiques
et les fait précéder par un prologue, disparu depuis.
Si l'ouvrage intégral ne fut jamais repris jusqu'à nos
jours, les trois actes séparés ont connu diverses
fortunes. Paradoxalement, le plus goûté était le
deuxième, pourtant le plus faible, proche de l'insignifiance
à force de futilité. Le premier renferme en revanche
une étourdissante ouverture, typique de son auteur, par
ailleurs, violoniste virtuose : une humeur contrastée. de
trépignants crescendos, des fusées de doubles croches
aux violons, de nombreuses notes répétées
(à la Rameau). Le langoureux air de Vénus "Laissons de
mon amour" introduit par les bassons mérite aussi,
malgré sa brièveté, d'être sorti de
l'oubli." (Le Monde de la Musique - juillet/août 1997)
Représentations :
- Versailles - 11 juin 1996 - Journées Mondonville -
version de concert - Choeur de Chambre Accentus (dir. Laurence
Équilbey) - Les Talens Lyriques - dir. Christophe Rousset -
avec Agnès Mellon (Psyché), Véronique Gens
(Vénus, Vénus), Jean-Paul Fouchécourt
(Adonis, Mercure, Olivier Lallouette (Mars, Bacchus, , Sandrine
Piau (Aglae, Érigone, Amour), James Oxley (une Voix), Peter
Harvey (Comus, Tisiphone)
"Dans ce registre, Mondonville
montre un savoir-faire qui est la marque d'un vrai homme de
théâtre. sans doute l"intérêt
fléchit-il un brin à l'acte II, mais la musique se
refait une santé à l'acte III, où l'auteur joue
en expert du décor scénique, attentif au bonheur du
chant comme aux enjeux d el'action dramatique"
(Diapason - septembre 1996)
"Le plateau de solistes a été
dominé par Véronique Gens (sa grande classe
pâtissant toutefois d'un certain, et inhabituel, manque
d'engagement), et surtout par Agnès Mellon. Grâce
à une déclamation aussi précise que
sincère, et à une présence dramatique simple et
jamais affectée, elle a toujours été
bouleversante, donnant une gravité émotionnelle
à une musique par trop légère. Se sont
également distingués Jean-Paul Fouchécourt,
Sandrine Piau, ainsi que les barytons Olivier Lallouette et Peter
Harvey. Sans doute défavorisé par la fort sèche
acoustique de la fosse de l'Opéra Gabriel, l'orchestre Les
Talens Lyriques n'a pas brillé par son
homogénéité et par sa justesse." (Opéra
International - septembre 1996)
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