COMPOSITEUR
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Claudio MONTEVERDI
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LIBRETTISTE
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Ottavio Rinuccini
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DVD
ENREGISTREMENT
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ÉDITION
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DIRECTION
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ÉDITEUR
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FICHE
DÉTAILLÉE
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1980
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2004
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Roger Norrington
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Pioneer Classics
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Ballet de cour,
représenté le soir du 4 juin 1608 à la cour de
Mantoue, sous le nom de Mascherata
dell'ingrate, durant les fêtes
destinées à célébrer les noces de
l'héritier au trône ducal, Francesco Gonzague, avec
l'infante Marguerite de Savoie.

Le texte est d'Ottavio Rinuccini
(1562 - 1621), poète, membre de la Camerata Bardi.
Lors de la création, le
ballet fut exécuté par deux fois plus de danseurs que
prévu. Parmi eux figuraient le Duc en personne et
l'époux princier ainsi que six chevaliers et huit dames de la
meilleure société de Mantoue. Ils étaient
accompagnés "d'un grand nombre de musiciens avec des
instruments à cordes et à vent", alors que Monteverdi
n'avait prévu que cinq violes, un clavecin et un chitarrone.
Il est probable que les instrumentistes se tenaient les uns
cachés - l'orchestre d'accompagnement -, les autres sur une
estrade dans la salle - l'orchestre du ballet.
Virginia Andreini, qui avait
quelques jours avant remporté un grand succès dans
l'Arianna, y chanta à nouveau avec succès la
plainte de la Dame ingrate.
Le ballet fut également
représenté à Vienne en 1628 et transcrit, sous
une forme probablement remaniée, dans le livre VIII des
Madrigaux guerriers et
amoureux, publié à
Venise en 1638 sous le titre Ballo
delle ingrate in genere rappresentativo.
Synopsis
Le décor fixe
représente l'entrée d'une sombre caverne où l'on
distingue l'ouverture d'un gouffre d'où jaillissent des
flammes rouges. L'opéra s'ouvre sur Amour et Vénus, sur
le devant de la scène. Ils demandent à Pluton de
rappeler des Enfers les âmes des femmes ingrates, celles qui
ont dédaigné l'amour au cours de leur vie, afin
qu'elles servent d'exemple aux autres et les incitent à
l'indulgence envers ceux qui les aiment. Pluton se laisse
fléchir et ordonne aux Ombres de l'enfer (4) de laisser sortir
les Âmes ingrates. Celles-ci, huit Dames et huits cavaliers,
costumés en femmes et portant des masques livides, s'avancent
en marchant à pas lents et naturels à travers les
flammes de l'Enfer, deux à deux, et exécutent une
bellet en huit figures, "de grande douleur exprimée par des
gestes et accompagnée d'une grande quantité
d'instruments qui jouent un air mélancolique et plaintif".
Suit le monologue de Pluton Tornate
al negro chiostro, anime sventurate
("Retournez aux ténèbres, âmes
misérables"), en cinq strophes, dans lequel il exhorte les
Dames à se montrer compatissantes, sous peine de finir en
Enfer. Tandis que les âmes retournent en dansant dans les
fumées de la gueule de l'Enfer, avec des gestes de
détresse, l'une d'elles émet une plainte
désespérée, un adieu à la
lumière.
"Le Ballo delle Ingrate avait donné lieu
à un déploiement de machinerie et de décors
vraiment extraordinaire pour l'époque. Lorsque la toile se
levait, la scène représentait une "bocca d'inferno",
autrement dit, la gueule de l'Enfer. Cette gueule géante avait
des mâchoires immenses qui laissaient apercevoir un
décor tout rougeoyant de lueurs terrifiantes. Et du fond de ce
paysage que les feux de Bengale et la fumée rendaient plus
sinistre encore, sortaient en un ordre très savamment
étudié les ballerines qui s'avançaient d'abord
sur le théâtre saluaient et venaient danser dans la
salle devant les princes et les invités de
marque." (Claudio Monteverdi - Louis
Schneider).
Représentations :
- Opéra de
Vilnius - 29, 30 septembre, 1er, 2, 7 octobre 2008 -
dir. Darius Stabinskas - mise en scène Gintaras Varnas -
décors Julija Skuratova - avec Edita Bagdonaite, soprano
(Una delle Ingrate),Gintare Skeryte, soprano (Venere), Viktoras
Gerasimovas, soprano (Amore), Nerijus Masevicius - basse
(Plutone)
- Amsterdam - Cultuurpark
Westergasfabriek - 15, 16, 18, 19, 20, 22, 22 septembre
2007 - Les Talens Lyriques - dir. Christophe Rousset - mise en
scène Pierre Audi - décors Chloe Obolensky, Jannis
Kounelis, Patrick Kinmonth - costumes Chloe Obolensky, Patrick
Kinmonth - lumières Jean Kalman - avec Ilse Eerens (Amore),
Sarah Jouffroy (Venere), Giovanni Battista Parodi (Plutone),
Judith van Wanroij (Una delle Ingrate), Anders J. Dahlin (Ombre
d'Inferno), Judith van Wanroij, Gaële Le Roi (Ingrate
insieme)
- Cremone - Teatro Amilcare
Ponchielli - 1er juin 2007 - La Venexiana -
dir. Claudio Cavina
- Théâtre de
Poissy - 2 février 2007 - Ensemble L'Arpeggiata
- dir. Christina Pluhar - avec Nuria Rial, Stéphanie
d'Oustrac, Philippe Jaroussky, Cyril Auvity, Jan van Elsacker,
Joao Fernandes
- Utrecht -
Holland Festival Oude Muziek -
27 août 2006 - Ensemble L'Arpeggiata - dir. Christina Pluhar
-avec Nuria Rial, Stéphanie d’Oustrac, Philippe Jaroussky,
Cyril Auvity, Jan Van Elsacker, João Fernandes, Nicholas
Achten
- Théâtre de
Bruges - 27 juillet 2006 - Ensemble La Venexiana - dir.
& clavecin Claudio Cavina - avec Roberta Mameli, soprano
(Anima Ingrata), Katja de Sarlo, soprano (Amore), Krjesti
Odegaard, mezzo-soprano (Venere), Matteo Bellotto, basse
(Pluton)
- Cité de la
Musique - 22 avril 2006 - Concerto Italiano - dir.
Rinaldo Alessandrini - avec Anna Simboli (Amore), Alena Dantcheva
(Venere), Sergio Foresti (Plutone), Monica Piccinini (Ingrate)
- Festival de
Sablé - 27 août 2005 - Compagnie Il
Ballarino - Ensemble Elyma - dir. Gabriel Garrido
"Véritable "atelier de
théâtralité", le Livre des fameux Madngali
guerrieri e amorosi de Monteverdi exalte la danse, devenue agent
expressif majeur dans l’illustration des affects. C’est ce souci de
célébration chorégraphique qui est au coeur du
projet défendu par Gabriel Garrido et l’ensemble Elyma, avec
la complicité de la compagnie Il Ballarino, subtilement
guidée par Bruna Gondoni. Si un précédent
spectacle dans lequel cette formation italienne était
impliquée m’avait trouvé parfois réticent au
Festival d’Ambronay 2003, la présente production, en revanche,
comble l’ouïe et l’oeil, réussissant une fusion quasi
parfaite de la musique, du verbe et de l’image, au gré de
tableaux stylisés et affinés comme autant
d’épures. Plus en détail, Il Combattimento,
magnétisé, quant au chant, par le testa épique
du baryton Furio Zanasi, tourne à l’apologie du genre
"représentatif", ce vecteur privilégié des
passions dans le baroque naissant. Puis, dans le Ballet des
Ingrates, les intuitions de Garrido et de Ballarino ne font qu’un,
qui jouent sur la plasticité fondamentale de la musique
(nonobstant une rythmique un peu lente) et s’élèvent
jusqu’au symbole. A la fois vision désenchantée et
harmonie des sphères, le drame perçant infime avec
l’adieu à la lumière et à «l’air serein et
pur» d’une des Ingrates (qu’Isabelle Poulenard transforme en
lamento vrillant). Et pour faire bonne mesure avec le
théâtre et la représentation spatiale des
sentiments extrêmes, idée conductrice de ce
Huitième livre, le maître d’oeuvre Garrido a joint aux
Balli quelques perles néo-madrigalesques de la plus belle eau
: l’Altri Canti d’Amor liminaire, tout bruissant de volupté et
de rumeurs militaires, le Lamento de la Ninfa, pris, comme le voulait
Monteverdi, dans le juste « mouvement des émotions de
l’âme », et surtout le nocturne magique "Hor ch’el Ciel e
la Terra", peut-être le chef-d’oeuvre absolu de toute
l’histoire du madrigal."
- Regensburg -
Reischsaal - Journées de Musique Ancienne de
Regensburg - 16 mai 2005 - La Venexiana - dir. Claudio Cavina -
avec Roberta Mameli (Anima ingrata), Alena Dantcheva (Amore),
Kiersti Odegaard (Venere), Matteo Bellotto (Plutone), Roberta
Mameli, Giuseppe Maletto, Sandro Naglia, Paolo Borgonovo (Ombre de
Inferno)
- Varsovie - Opéra de
Chambre de Varsovie -
1er octobre 2004 - Musicae Antiquae Collegium
Varsoviense - dir. Wladyslaw Kloziewicz - avec Urszula Jankowska (Amore), Dorota
Lachowicz (Venere), Grzegorz Zychowicz (Plutone), - Bernard
Pyrzyk, Jerzy Knetig, Zdzislaw Kordyjalik, Slawomir Jurczak (Ombre
d'Inferno), Marta Boberska, Joanna Matraszek, Dorota Caalek, Ewa
Mikulska (Anime Ingrate)
- Vienne - Kammeroper
- 19, 21, 24, 26, 28 février, 2, 4, 6, 9, 11,
13, 16, 18, 20, 23 mars 2004 - dir. Lorenz Duftschmid - mise en
scène Philipp Harnoncourt - décors Maxi Tschunko -
costumes Tanja Hausner - lumières Lukas Kaltenbäck
- Stadsschouwburg Haarlem
- 22 janvier 2003 - De Nieuwe Opera Academie - Ensemble
baroque du Conservatoire d'Amsterdam - dir. Fred Jacobs - mise en
scène Javier López Piñón - avec
Hanneke de Wit, Ilse Eerens
- Seattle - Early Music
Guild - 2002 - avec Terri Richter, soprano (Amore)
- Vérone - Teatro
Filarmonico - 1995 - dir. Sergio Vartolo - mise en
sscène, décors et costumes Pier Luigi Pier'Alli -
chorégraphie Antonella Agati
- Festival de La Chaise Dieu
- 27 août 1995 - dir. Sergio Vartolo
- Angers -
Théâtre Musical
- 29 janvier 1989 - dir. Jean-François Monot - mise
en scène Yvan Rialland - décors et costumes Michel
Guyon - avec Sylvie Sullé, Nicolas Ischerwood, Jean-Louis
Calvani
"Les chanteurs étaient
remisés dans la fosse d'orchestre, on avait disposé sur
la scène un certain nombre de personnages de cour, aux
costumes somptueux, aux lents déplacements absolument
arbitraires et gratuits...Musicalement, Sylvie Sullé en
Vénus était seule à soutenir
l'intérêt : un très beau timbre, une
réelle musicalité, une douceur sans apprêts qui
convenait parfaitement à la poésie de Monteverdi."
(Opéra International - mars 1989)
- Atelier Lyrique du Rhin -
Strasbourg - 4, 5, 8, 11
février 1983 - Mulhouse - 18, 20
mai 1983 - Colmar - 31 mai 1983 - Les Arts Florissants - dir.
William Christie - mise en scène Pierre Barrat -
décors et costumes Elisabeth Neumuller -
chorégraphie Barbara Pearce - lumières :
Marie-Noël Rio - avec Agnès Mellon (Amore),
Guillemette Laurens (Venere), François Fauché /
Antoine Sicot (Plutone), Jill Feldmann (Una delle Ingrate),
Barbara Borden, Sigrid Lee, Dominique Visse (Ingrate), Etienne
Lestringant, Philippe Cantor, Michel Laplénie, Vincent
Darras, James Tucker
- Festival de
Besançon - 1982 - dir.
William Christie - mise en scène et chorégraphie
Shirley Wynne - avec François Roux
- Bologne - Teatro
Comunale - 1967 - dir. Aldo
Ceccato - mise en scène Aldo Trionfo - scénographie
Emanuele Luzzati - chorégraphie Carlo Faraboni
- Chicago - 16, 19 novembre 1955 - dir. Nicola Rescigno -
mise en scène Gerald L. Ritholz - costumes Robert Fletcher
- maître des choeurs - Michael Lepore - chorégraphie
Ruth Page - avec Ebe Stignani (Venus), Teresa Stich-Randall
(Amore), Kenneth Smith (Pluto)
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