Serenata composée pour le mariage, en 1690, du
nouveau prince électeur Johann Wilhelm avec Anna Maria Luisa,
la fille du duc Cosme III de Médicis.
"...Pérennisant les récitatifs
vénitiens fantastiquement ornés (ceux de Mercure !),
mais les séparant nettement des arias (quelques da capo,
diverses danses, des lamentos, dont le superbe "Lungi dai nostri
cor", des berceuses pastorales, des ariosos en une partie), il se
plie aussi au goût germanique pour les vents, traités
comme instruments mélodiques (hautbois, flûtes, basson).
Le tout donne une partition foisonnante, parfois facile mais
incontestablement expérimentale, sur un prétexte
mythologique un peu nunuche : ayant perdu son carquois, Amour le
cherche à travers le monde ; il le retrouve à la cour
de Düsseldorf, employeur de Moratelli..." (Diapason -
décembre 2002)
"Il n'y a pas d'intrigue dramatique, l'histoire
tournant autour d'une charmante métaphore dans laquelle Amour
recherche son carquois de flèches perdu, aidé de
Mercure. N'étant ni en Afrique, ni en Asie, ni en
Amérique ni en Europe, les flèches symbolisant
respectivement la grâce, la majesté, la beauté et
l'innocence sont finalement retrouvées, avec l'aide d'Echo, en
la personne de la future mariée. La plupart des courts arias
appartiennent au style léger et mélodieux bien connu
des arias comiques des opéras italiens de la fin du
XVIIe siècle bien qu'Amour ait également une
émouvante composante faussement pathétique et qu'il y
ait un nombre assez divertissant de personnages lugubres pour
l'Afrique." (Goldberg - mars
2003)