OTTONE IN VILLA

COMPOSITEUR

Antonio VIVALDI
LIBRETTISTE

Domenico Lalli
 
ORCHESTRE

L’Arte dell’Arco
CHOEUR

DIRECTION

Federico Guglielmo

Caio Silio

Florin Cezar Ouatu

contre-ténor

Cleonilla

Maria Laura Martorana

soprano

Tullia

Marina Bartoli

soprano

Ottone

Tuva Semmingsen

mezzo-soprano

Decio

Luca Dordolo

ténor

DATE D'ENREGISTREMENT

20 au 22 juin 2008

LIEU D'ENREGISTREMENT

Théâtre Olympique de Vicence - 17e Festival Semaines Musicales au Théâtre Olympique

ENREGISTREMENT EN CONCERT

oui

EDITEUR

Brilliant Classics

DISTRIBUTION

Abeille Musique

DATE DE PRODUCTION

23 septembre 2010

NOMBRE DE DISQUES

2 (+ 1 CD-Rom)

CATEGORIE

DDD

Critique de cet enregistrement dans :

"La restitution méritante de Guuglielmo s'incline sans espoir devant Antonini. Dès les premiers récitatifs s'installe un malaise. Où sont l'action, la vie, l'humour ? L'Arte dell'Arco ne parvient pas davantage à faire sentir l'atmosphère hautement desscriptive des ombres, de l'onde, du vent dans" l'ombre, l'aure", figuration archaïque mais déjà géniale des Saisons. Un atout : le violon virtuose et éloquent de Federico Guglielmo dans " Guarda in quest'occhi ". Le plateau vocal est dominé par l'Ottone de Tuva Semmingsen, plus naïf qu'obtus, et le Tullia frais et agile de Marina Bartoli - actrice certes moins rouée qu'Invernizzi. Le Caio du contre-ténor roumain Florin Cezar Ouatu ne démérite pas. Les accents féminins et les vocalises empressées agacent un peu, mais le petit côté Lee Ragin séduit. Oublions le Decio pénible de Dordolo. Le plus grave est sans doute de transformer Cleonilla en brave fille sans malice."

"La réalisation de Federico Guglielmo chez Brilliant Classics peut sembler... un peu sage. Elle n'affiche, en effet, rien d'extraordinaire ; mais, comme celle du regretté Richard Hickox, elle vaut par son équilibre et sa cohérence. Son seul vrai point faible est un ténor poussif : Luca Dordolo. Il est amusant de constater que le timbre de Tuva Semmingsen, dans le rôle-titre, est très proche de celui de Sonia Prina, sa concurrente chez Naive. Mais si l'émission est ici plus égale, l'interprète est moins virtuose. La Tullia de Marina Bartoli est honorable, Cleonilla bénéficiant de la voix corsée, au vibrato serré, de Maria Laura Martorana.

On pouvait être inquiet de voir Caio Silio confié à un contre-ténor .. sauf que Florin Cezar Ouatu est un artiste intéressant. Son chant accuse certes quelques tensions et l'on se demande s'il fera longtemps carrière à ce régime. Mais, dans son grand air concluant le premier acte, la vocalise est impeccable, et la vélocité impressionnante. Par ailleurs, son engagement dramatique n'est jamais pris en défaut. Sans en jeter plein les oreilles, cette version rend, en définitive, assez bien justice à Ottone in villa. On la réécoutera avec plaisir."

 

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