Intermezzo à deux personnages,
représenté en même temps que l'opéra
Adriano in Siria, le 25 octobre 1734, au Théâtre
San Bartolomeo de Naples.
Cet intermède suscita de nombreuses adaptations,
jouées sous des noms divers :
Il ladro finto pazzo, au Teatro Regio de
Milan, en 1739 ;
Il finto pazzo, sur un texte revu par Carlo
Goldoni, au teatro San Samuele de Venise, en mai 1741 ; repris, en
1742, à Venise, avec des airs de Chiarini sous le titre
Amor fa l’uomo cieco ;
Il Tracollo, au teatro San Moisè de
Venise, à l'automne 1744;
Livietta, au San Moisè de Venise,
durant le carnaval 1746 ;
La finta polacca, à Rome, le 2
février 1748 ;
Il ladro convertito per amore, à
Venise, en 1750 ;
Tracollo, medico ignorante, à
l'Académie royale de Paris, le 1er septembre 1753, suivi du
Médecin du village, avec Pietro Manelli (Tracollo,
médecin ignorant), Anna Tonelli (Livie, jeune fille qui
s'est sauvée de la maison de son père), Giuseppe
Cosimo, basse (Sulpice, apothicaire), Nérine,
bergère (rôle muet) ;
Le Charlatan, parodie de Tracollo, medico
ignorante.
Argument (Livietta e
Tracollo)
Livietta jette son dévolu sur Tracollo, un
brigand dont elle a décidé de se venger pour avoir
volé et à moitié tué son
frère.
Représentations :
Jesi - Festival
- 10, 12 juin 2010 - Ensemble de l’Accademia Bizantina - dir.
Ottavio Dantone - mise en scène Ignacio García - en
intermède d'Adriano in Siria
Bologne - Teatro
Communale - 29, 30 juillet
2010 - dir. Nicola Marasco - mise en scène Stefania
Panighini - avec Mattia Campetti, Mariangela Sicilia
Jesi - Festival
- 10, 12 juin 2010 - Ensemble de l’Accademia Bizantina - dir.
Ottavio Dantone - mise en scène Ignacio García -
décors Zulima Memba del Olmo - costumes : Patricia
Toffolutti - lumières Ignacio Garcia et Fabrizio Gobbi -
avec Monica Bacelli (Livietta), Carlo Lepore (Tracollo)
Forum Opera
"Intrigue apparemment
simpliste, travestissement burlesque, roueries et allusions
triviales, voire obscènes, rien ne manque à Livietta et
Tracollo. Bien décidée à se venger de Tracollo,
la crapule qui pour le voler a failli tuer son frère, Livietta
se déguise en spadassin français. Avec l’aide d’une
complice, elle réussit par une ruse à démasquer
le malfaiteur. Ses supplications n’y changeront rien : il est promis
à la prison et à la potence. Ainsi finit le premier
intermède.
Après le
deuxième acte d’Adriano in Siria, voici le second. Tracollo a
échappé à la peine capitale en feignant
d’être fou. Déguisé en astrologue il cherche des
pigeons. Mais Livietta le reconnaît et prétend le faire
arrêter. Alors que Tracollo se demande comment se
débarrasser de cette enragée, elle feint d’être
morte. Il commence par se réjouir, puis s’attriste, enfin se
lamente. Alors elle reprend vie ; il jure de changer de vie et ils se
promettent amour et fidélité.
Ce résumé ne
peut évidemment pas donner la moindre idée de la saveur
de cet entremets. Manifestement plus inspiré que par
l’opéra seria, Ignacio Garcia tire tout le parti possible de
l’espace disponible, l’avant-scène devant le rideau, des
praticables en bord de fosse, des escaliers qui y descendent et
même de l’allée centrale du parterre par laquelle
Tracollo et son acolyte font une entrée des plus
spectaculaires, le second en Sparafucile balafré et bossu qui
essaie de rouler des mécaniques, le premier en souillon
obèse berçant un poupon et cachant mal sa barbe
derrière un voile. Dans la lumière a giorno du
théâtre, la fantaisie des costumes colorés de
Patricia Toffolutti ajoute au plaisir. Même le mur en ruine du
décor de l’opera seria joue son rôle : Tracollo y
prélève un crâne à qu’il interroge.
Inutile de dire l’impact de cet effet référentiel !
Dans la peau de ces ennemis
qui finissent par s’aimer – mais la quête de Livietta
était –elle seulement, et vraiment guidée par l’esprit
de famille ? – on applaudit deux interprètes vraiment
excellents, par leur abattage vocal et scénique. Tant Monica
Bacelli que Carlo Lepore se montrent ébouriffants, de
drôlerie, de justesse, d’à propos : donner une telle
impression de vie et de naturel, c’est vraiment du grand art !
D’autant que les parties ne sont en rien faciles, Pergolesi n’a pas
écrit de la musique au rabais, bien au contraire, et son
raffinement malicieux – le rythme chaloupé de l’entrée
de Livietta, la déploration de Tracollo – est
évidemment à la source de cette vie
théâtrale."
Prague - Kolowrat
Theatre - 24 septembre
2005
Palma de
Mallorca- Capella de La Misericordia - 15, 16,
17 avril 2005 - Solistes et Orchestre de Chambre de la
Fundació Teatre Principal de Palma
Nice - Eglise Saint Martin
- Saint Augustin - 8 et 10 février 2002 - dir.
Gilbert Bezzina - avec Isabelle Poulenard, Philippe Cantor
Bruxelles - La Monnaie -
Lunatheater - 12, 13, 14, 16, 17, 19, 20, 21, 22 et 23
novembre 1996 - La Petite Bande - dir. Sigiswald Kuijken - mise en
scène Feruccio Soleri - avec Nancy Argenta
(Livietta), Werner van Mechelen (Tracollo), Enrico Maggi
(Faccenda), Marie Kuijken (Fulvia)
"Nancy Argenta, charmante
Livietta, vocalisant joliment"..."le baryton belge Werner van
Mechelen en Tracollo, au timbre plaisant et chantant avec
musicalité"..."Patrizia Biccire brûle les planches en
piquante Serpina, tandis que Donato Di Stefano fait preuve de
souplesse vocale" (Opéra International - janvier
1997)
Opéra de
Longbeach - 1994 - dir. Laurence Gilgore - mise en
scène David Schweizer - décors Eugenie Krager, Adam
Silverman - avec Patricia Prunty (Livietta), John Atkins
(Tracollo)
Florence - Teatro
Comunale - 3 novembre 1987 - mise en scène
Roberto De Simone - avec R. Colosimo (Livietta), Pietro Spagnoli
(Tracollo)
Mai Musical
Florentin - 14, 16, 18 juin 1985 - dir. Marcello Panni
- mise en scène Roberto De Simone - décors Mauro
Carosi - costumes Odette Nicoletti - avec Valeria Baiano
(Livietta), Silvano Pagliuca (Tracollo), Virgillio Villani
(Faccenda), Rino Marcelli (Fulvia)
"De Simone a
laissé libre cours à son imagination, et a traduit la
truculence du langage populaire et l'invention de tout un peuple
à son zénith culturel...Valeria Baiano et Silvano
Pagliuca ont conjugué dons scéniques et musicaux avec
beaucoup de métier." (Opéra International - septembre
1985)
Sienne - 1946 -
mise en scène Ines Alfani Tellini - décors et
costumes Franco Zeffirelli