LIVIETTA E TRACOLLO

ou La Contadina astuta (La Fermière rusée)

COMPOSITEUR

Giovanni Battista PERGOLESI
LIBRETTISTE

Tommaso Mariani

ENREGISTREMENT
EDITION
DIRECTION
EDITEUR
NOMBRE
LANGUE
FICHE DETAILLEE
1956

Giuseppe Morelli
Period
1
italien

-
1995
Ennio Gerelli
Fonit Cetra
1
italien
1994
1999
Massimo Zanetti
La Bottega Discantica
1
italien
1996
1997
Sigiswald Kuijken
Accent
1
italien
1996
2009
Sigiswald Kuijken
Accent
1
italien

 DVD
ENREGISTREMENT
ÉDITION
DIRECTION
ÉDITEUR
FICHE DÉTAILLÉE

1986

2002

Sigiswald Kuijken

TDK

2010

2011

Ottavio Dantone

Opus Arte

  

 Intermezzo à deux personnages, représenté en même temps que l'opéra Adriano in Siria, le 25 octobre 1734, au Théâtre San Bartolomeo de Naples.

Cet intermède suscita de nombreuses adaptations, jouées sous des noms divers :

 

Argument (Livietta e Tracollo)

Livietta jette son dévolu sur Tracollo, un brigand dont elle a décidé de se venger pour avoir volé et à moitié tué son frère.

 

Représentations :

 

 

 

 

"Intrigue apparemment simpliste, travestissement burlesque, roueries et allusions triviales, voire obscènes, rien ne manque à Livietta et Tracollo. Bien décidée à se venger de Tracollo, la crapule qui pour le voler a failli tuer son frère, Livietta se déguise en spadassin français. Avec l’aide d’une complice, elle réussit par une ruse à démasquer le malfaiteur. Ses supplications n’y changeront rien : il est promis à la prison et à la potence. Ainsi finit le premier intermède.

Après le deuxième acte d’Adriano in Siria, voici le second. Tracollo a échappé à la peine capitale en feignant d’être fou. Déguisé en astrologue il cherche des pigeons. Mais Livietta le reconnaît et prétend le faire arrêter. Alors que Tracollo se demande comment se débarrasser de cette enragée, elle feint d’être morte. Il commence par se réjouir, puis s’attriste, enfin se lamente. Alors elle reprend vie ; il jure de changer de vie et ils se promettent amour et fidélité.

Ce résumé ne peut évidemment pas donner la moindre idée de la saveur de cet entremets. Manifestement plus inspiré que par l’opéra seria, Ignacio Garcia tire tout le parti possible de l’espace disponible, l’avant-scène devant le rideau, des praticables en bord de fosse, des escaliers qui y descendent et même de l’allée centrale du parterre par laquelle Tracollo et son acolyte font une entrée des plus spectaculaires, le second en Sparafucile balafré et bossu qui essaie de rouler des mécaniques, le premier en souillon obèse berçant un poupon et cachant mal sa barbe derrière un voile. Dans la lumière a giorno du théâtre, la fantaisie des costumes colorés de Patricia Toffolutti ajoute au plaisir. Même le mur en ruine du décor de l’opera seria joue son rôle : Tracollo y prélève un crâne à qu’il interroge. Inutile de dire l’impact de cet effet référentiel !

Dans la peau de ces ennemis qui finissent par s’aimer – mais la quête de Livietta était –elle seulement, et vraiment guidée par l’esprit de famille ? – on applaudit deux interprètes vraiment excellents, par leur abattage vocal et scénique. Tant Monica Bacelli que Carlo Lepore se montrent ébouriffants, de drôlerie, de justesse, d’à propos : donner une telle impression de vie et de naturel, c’est vraiment du grand art ! D’autant que les parties ne sont en rien faciles, Pergolesi n’a pas écrit de la musique au rabais, bien au contraire, et son raffinement malicieux – le rythme chaloupé de l’entrée de Livietta, la déploration de Tracollo – est évidemment à la source de cette vie théâtrale."

 

 

 

 

Livietta e Tracollo

"Nancy Argenta, charmante Livietta, vocalisant joliment"..."le baryton belge Werner van Mechelen en Tracollo, au timbre plaisant et chantant avec musicalité"..."Patrizia Biccire brûle les planches en piquante Serpina, tandis que Donato Di Stefano fait preuve de souplesse vocale" (Opéra International - janvier 1997)

 

 

 

 

 "De Simone a laissé libre cours à son imagination, et a traduit la truculence du langage populaire et l'invention de tout un peuple à son zénith culturel...Valeria Baiano et Silvano Pagliuca ont conjugué dons scéniques et musicaux avec beaucoup de métier." (Opéra International - septembre 1985)

 

 

 

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