Opera seria en trois actes, sur un livret de Pietro
Metastasio (1698 - 1782), créé - sans grand
succès - au teatro Tordinona, à Rome, le 8 janvier
1735, dans une mise en scène de Marzio Domenico Carafa, et
avec une distribution entièrement masculine, réunissant
notamment les castrats soprano Mariano Nicolini (Aristea), Domenico
Ricci (Megacle), Prior Vanini (Argene), Francesco Bilancioni (Licida)
et Domenico Ricci (Megacle), et le ténor Giovanni Battista
Pinacci (Clistene).
L'oeuvre fut reprise par la troupe Mingotti qui la joua
au Teatro San Giovanni Grisostomo de Venise, en novembre 1738, dans
des décors de Antonio Lolli, et avec Faustina Bordoni dans le
rôle d'Aristea.
Autres reprises en Allemagne - Munich en 1738 -, en
Autriche et au Danemark de 1738 à 1756. Elle connut
également le succès à Londres, au Haymarket, en
1742, avec le castrat Monticelli.
Personnages :
Clistene (Clisthène), roi de Sicyone, père d'Aristea
(ténor) ; Aristea (Aristée), sa fille, amante de
Megacle (soprano); Argene (Argène), noble crétoise, en
habits de bergère sous le nom de Licori, amante de Lisidas
(soprano) ; Lisida (Lisidas), fils supposé du roi de
Crète, ancien amant d'Argene et ami de Megacle (soprano);
Megacle (Mégaclès), jeune Athénien, amant
d'Aristea et ami de Lisidas (soprano) ; Aminta (Aminthe),
précepteur de Lisidas (ténor); Alcandro (Alcandre),
confident de Clistene (mezzo-soprano).
Synopsis
Dans la Grèce antique,
dans la campagne d'Elide. près de la ville d Olympie et du
fleuve Alphée.
Le roi Clisthène a eu deux
jumeaux, Philinte et Aristée. Avant le début de
l'action, on apprend que l'oracle de Delphes a prédit à
Clisthéne qu'il risquait d'être tué par son
propre fils. Pour sauver sa vie, il l'a exposé à la mer
dans ses langes.
Clisthéne a promis de
donner la main de sa fille, la belle Aristée, au vainqueur des
Jeux olympiques. Lisidas arrive de Crète et tombe amoureux
d'elle. Persuadé qu'il est incapable de remporter le concours,
il demande à son fidèle ami Mégaclès d'y
participer à sa place, en empruntant son nom. Dans un premier
temps, Mégaclès accepte. Mais lorsqu'il apprend que le
vainqueur obtiendra la main d'Aristée, il se trouve
confronté à un cruel dilemme, car il est amoureux de la
princesse, qui lui a secrètement juré un amour
éternel ; soit il trahit son meilleur ami, qui lui a
sauvé la vie autrefois, soit il perd la femme de son coeur.
Survient, Argène, ancienne amante de Lisidas, qui s'est enfuit
de Crête déguisée en bergère. Elle confie
à Aristée ses doutes sur la fidélité de
Lisidas, qui se trouvent confirmés lorsqu'elle apprend que
Mégaclès va combattre pour lui. Sous le faux nom de
Lisidas, Mégaclès remporte les jeux. Mais la plus
surprise est Aristée, qui découvre son amant sous les
traits et sous l'identité du vainqueur. Sacrifiant son amour
à l'amitié, Mégaclès avoue la supercherie
à Aristée et choisit de la quitter à jamais,
décidé à se donner la mort. Entre-temps,
Aristée, au comble du désespoir, rejette Lisidas et
avoue son amour pour Mégaclès. Argène s'empresse
de propager la nouvelle de la supercherie et informe Clisthène
personnellement. Le roi exile Lisidas qui, pour se venger, cherche
à le tuer. Il est arrêté et condamné
àmort. On le conduit à l'autel de Jupiter, où il
doit être sacrifié. Pendant ce temps,
Mégaclès, qui a tenté de se suicider en se
jetant dans l'Alphée, a été sauvé. Il
cherche par tous les moyens à épargner la vie de son
ami en prenant sa place, mais il est également
arrêté. Le moment de l'exécution est imminent
lorsque Argéne demande de mourir à la place de celui
qu'elle aime. Mais Clisthène refuse également. La jeune
fille montre le bijou que Lisidas lui a donné en gage de son
amour. Clisthène reconnaît aussitôt le bijou qui
pendait au cou de son fils, abandonné dans ses langes
après la prédiction de l'oracle. Lisidas n'est autre
que Philinte, le frère jumeau d'Aristée, fils
légitime du roi Clisthéne. Celui-ci pardonne à
tous; Lisidas épouse Argène tandis qu'Aristée se
marie avec Mégaclès. (Tout l'opéra - Kobbé)
Jesi, Teatro V Moriconi
- 8, 10 septembre 2011 - dir. Alessandro de Marchi -
mise en scène Italo Nunziata - décors Luigi Scoglio
- costumes Ruggero Vitrani - lumières Patrick Latronica -
avec Sofia Soloviy (Megacle), Jennifer Rivera (Licida), Lyubov
Petrova (Aristea), Raúl Giménez (Clistene), Antonio
Lozano (Aminta)
Vienne - Theater an der
Wien - 24 février 2011 - version de concert -
Academia Montis Regalis - dir. Alessandro de Marchi - avec Jeffrey
Francis (Clistene), Jennifer Rivera (Licidas), Olga Pasichnyk
(Megacle), Raffaella Milanesi (Aristea), Ann-Beth Solvang
(Argene), Martin Oro (Alcandro), Markus Brutscher
(Aminta)
Naples - Teatro San
Carlo - 21, 23, 25, 27, 29
janvier 2011 - dir. Corrado Rovaris - mise en scène Roberto
De Simone - décors Mauro Carosi - costumes Odette Nicoletti
- chef de choeur Salvatore Caputo, Stefania Rinaldi - avec
Francesco Marsiglia (Clistene), Maria Grazia Schiavo (Aristea),
Raffaella Milanesi (Argene), Laura Polverelli (Licida), Annamaria
Dell'Oste (Megacle), Rosa Bove (Alcandro), Mark Milhofer (Aminta),
Fabrizio Von Arx (Pergolesi) - nouvelle production
Jesi - Teatro
Moriconi - 10, 12 septembre 2010 - Accademia Bizantina -
dir. Ottavio Dantone - mise en scène Italo Nunziata -
costumes Ruggero Vitrani - avec Olga Pasichnyk (Megacle),
Mary-Ellen Nesi (Licida), Ruth Rosique (Argene), Manuela Custer
(Alcandro), Stefano Ferrari (Aminta)
Festival d'Innsbrück
- Tiroler Landestheater - 8, 10, 12 août 2010 -
Academia Montis Regalis - dir. Alessandro de Marchi - mise en
scène Alexander Schulin - décors, costumes Alfred
Peter - avec Raffaella Milanesi (Aristea), Ann-Beth Solvang
(Argene), Olga Pasichnyk (Megacle), Jennifer Rivera (Licida),
Martin Oro (Alcandro), Jeffrey Francis (Clistene), Markus
Brutscher (Aminta) - nouvelle production
"Ce chef d’œuvre de Pergolese
fut hué lors de la première à Rome car le jeune
compositeur, en digne représentant de l’Ecole de Naples, avait
remplacé les airs de bravoure destinés aux castrats2
par des arie mettant en valeur les sentiments, les passions et les
conflits intérieurs des personnages du meilleur livret de
Métastase, mis en musique par plus de cinquante compositeurs,
en particulier en 1734 par Vivaldi.
Le ressort principal de cet
opera seria non dénué d’humour repose sur le conflit
entre amour et amitié (en référence au mythe
classique : Oreste et Pylade, Achille et Patrocle etc.)3. Pergolese a
respecté le rythme haletant de cette action aux
rebondissements incessants. Les longs récitatifs
accompagnés par le clavecin, deux violoncelles, une basse
continue, une harpe et deux théorbes passent comme
l’éclair. Les arie annoncent déjà la musique
préromantique par leur adéquation aux passions
exprimées. Les modulations hardies abondent, le style varie
sans cesse. Bref, un opéra éblouissant de la
première à la dernière note auprès duquel
La Serva padrona fait figure de bluette.
Cet éblouissement, nous
le devons aussi au magnifique travail d’équipe d’Alfred Peter,
d’Alexander Schulin, des sept interprètes et du chef
Alessandro de Marchi qui adhère entièrement à
l’esprit de l’œuvre et sait le communiquer aux exécutants.
Le beau décor d’Alfred
Peter, aux éclairages subtils et efficaces, représente
la salle de réception d’un palais classique vue en
perspective. Les nombreuses ouvertures facilitent les entrées
et les sorties. D’étroits passages à la cour et au
jardin, invisibles depuis la salle, permettent l’intrusion de
châssis peints insolites, souvent humoristiques : ainsi, durant
la scène de bergerie, quatre têtes gigantesques de
moutons portant un numéro d’identification agrafé aux
oreilles apparaissent successivement en perspective, en
commençant par le fond. Des nuages peints descendent peu
à peu des cintres, assombrissant l’atmosphère. Quand
l’action, jusque là relativement sereine, parvient à
son point de rupture (duo final de l’acte 1 « Ne giorni tuoi
felici ricordati di me » où Megacle renonce à
épouser Aristea au profit de son ami Licida), l’ensemble du
décor se met à tourner de façon presque
imperceptible, suggérant l’état intérieur des
personnages dont tous les repères viennent de
disparaître. Il ne retrouvera sa place première qu’au
moment du happy end après avoir connu des moments de folie.
Le livret, qui ne souffrirait
pas d’une représentation purement théâtrale, est
d’une telle richesse qu’il ne nécessite aucune relecture.
Alexander Schulin a eu la sagesse et l’intelligence de tout mettre en
œuvre pour le valoriser. Sa mise en scène, très
inventive et mouvementée, permet au public de suivre
aisément l’action, pourtant fort complexe. Le réalisme
psychologique de la direction d’acteurs met en valeur la
complexité des personnages, l’intensité de leur
passion, de leur souffrance et de leurs conflits intérieurs.
Il montre clairement que l’épreuve décisive que
subissent les quatre jeunes gens livrés à la tourmente,
et dont ils sortent victorieux, symbolise le passage de l’adolescence
à l’âge adulte. Il porte le plus grand soin à
l’interprétation des récitatifs, qui tiennent une place
particulièrement importante dans cette œuvre et qu’Alessandro
de Marchi enchaîne directement aux airs, créant ainsi
l’illusion d’une musique continue. La collaboration chef/metteur en
scène apparaît particulièrement étroite
dans le choix des tempi, qui confèrent au spectacle son rythme
haletant.
Les chanteurs font preuve d’un
grand professionnalisme, tant scénique que vocal. Jennifer
Rivera interprète avec brio un Licida totalement immature,
incapable de résister à ses pulsions et inconscient du
drame qu’il déclenche en demandant à son ami Megacle de
participer aux jeux olympiques sous sa propre identité. La
voix jeune, vibrante, le timbre chaleureux aux couleurs claires,
l’excellente technique mise au service du jeu d’acteur en font un
personnage écervelé mais attachant. Petit défaut
à corriger : les bras qui virevoltent sans contrôle. A
l’inverse, le Megacle d’Olga Pasichnyk (que nous plaçons en
tête du palmarès) frappe dès l’abord par son
esprit de décision, sa maturité et sa force
intérieure. La cantatrice nous fait immédiatement
oublier qu’elle est femme. Elle assume avec brio toutes les
difficultés d’un rôle dramatique dont les airs
vocalisants sont souvent très tendus. Le timbre est
corsé mais lumineux.
Raffaella Milanesi incarne
Aristea, sa partenaire, autre personnage clef de l’histoire. Elle
sait conférer une grande autorité à son
personnage qui ne s’avoue jamais vaincu. Son timbre doré de
soprano lyrique se marie à merveille avec celui d’Olga
Pasichnyk. La mezzo Ann-Beth Solvang, au timbre cuivré et
à la voix plus ample, est une Argene impressionnante, aux
nombreuses facettes. D’apparence résignée au
début, elle ne tarde pas à laisser éclater sa
jalousie, puis son désir de vengeance quand elle constate que
Licida lui préfère Aristea.
Les trois autres personnages
sont eux aussi parfaitement caractérisés. Par contraste
avec les voix féminines, celles des deux ténors
(mozartiens) de la distribution, Markus Brutscher et Jeffrey Francis,
paraissent graves et l’on s’étonne de leurs aigus percutants.
Le premier interprète avec humour et finesse le rôle
d’Aminta, précepteur de Licida, qui est complètement
débordé par la situation. Le second incarne un Clistene
hableur, voire grotesque, qui se transforme tout au long de l’œuvre
et, mis en face de ses responsabilités, reconnaît ses
erreurs et fait acte d’humilité. Enfin le contre-ténor
Martin Oro est un Alcandro (le confident du roi) raffiné,
amusant, tout en douceur. Ses aigus et son medium ont cet aspect
flûté des voix masculines aigues qui n’utilisent pas les
résonnances de poitrine.
Quant à Alessandro De
Marchi, sa filiation avec René Jacobs saute aux yeux.
Même enthousiasme pour la partition, même rapport quasi
« mediumnique » avec les interprètes, même
capacité à galvaniser son orchestre Academia Montis
Regalis, et avec lui l’ensemble du public, beaux phrasés,
accents expressifs, mise en valeur des sonorités propre
à l’orchestre baroque, ornementation coulant de
source."
Opéra Magazine - octobre 2010 - 8
août 2010
"Le remplacement de
René Jacobs par Alessandro De wlarchi à sa direction
artistiique marque un tournant notable du Festival «Festwochen
der Alten JMusik», souligné lors de son ouverture
solennelle, le 8 août, dans le cadre enchanteur du
château d'Ambras, par le président de la
République autrichienne. Dans la continuité pourtant,
De Marchi étant depuis longtemps associé à
Jacobs et la manifestation continuant sur le prinncipe de deux
productions scéniques par an d'opéras méconnus
du répertoire ancien.
Ce nouveau départ a
été très brillamment réussi avec
L'Olimpiade de Pergolesi. On connaît le livret de
Métastase grâce aux traductions musicales qu'en ont
offert, entre autres, Vivaldi et Galuppi. De fait, sa qualité
est exceptionnelle, tant du point de vue dramatique que par
l'écriture même. S'appuyant sur Hérodote, mais
jouant aussi de références implicites au
théâtre antique, il se démarque pourtant
résolument du seria «héroïque», avec
dieux et machines, pour jouer d'abord sur les relations
psychologiques des quatre personnages principaux, impliqués
dans des conflits intérieurs où ·Métastase
n'a jamais peut-être été plus «
cornélien ».
De cette intrigue à
nombreux rebondissements, on rappellera seulement qu'elle repose sur
le fait que Megacle, amant d'Aristea, accepte
inconsidérément de combattre sous le nom de son ami
Licida pour les jeux Olympiques dont celle-ci est le prix, sans qu'il
le sache : il trahira donc nécessairement ou son ami, ou son
amante. Sur cette base, Métastase a construit son action avec
une habileté consommée, mainteenant jusqu'au bout un
suspense haletant et multipliant les grandes scènes
dramatiques.
Pergolesi a embrayé sur
ce texte d'une façon tout à fait étonnante,
servi malgré lui par les circonstances : pas de chœurs
à Rome, où l'œuvre a été
créée en 1735 ; des moyens réduits ; seulement
des castrats et un ténor dans la distribution ... D'où
une concentration très forte sur le drame, sans aucun effet de
fastueuse scénographie « baroque », anticipant sur
une conception plus «moderne» de l'opéra, où
il ne s'agit pas seulement de mettre en musique la palette des
affetti, mais d'abord de construire une acction puissante. Dans la
rivalité opposant alors Venise et Naples, Pergolesi a pris le
contre-pied de la pyrotechnie vivaldienne (L'Olimpiade de ce dernier
a été créée à Venise en 1734,
après le Caldara initial, donné à Vienne en 1733
: un étonnant triplé en trois années ... ) pour
développer des récitatifs d'une surrprenante
fluidité et des airs difficiles certes, mais sans
virtuosité excessive.
Après son fiasco
initial, dû à des circonstanccs matérielles
défavorablcs, mais sans doute aussi à l'audace de ce
traitement inédit, L'Olimpiade de Pergolesi a survécu
par ses airs repris en pasticcio. Mais il faut restituer l'œuvre dans
sa continuité pour apprécier son génie, dans ce
qui constitue peut-être le sommet de la courte production
scénique du compositeur. On en avait eu une idée par
quelques versions de concert (en tournée en 1996 par Les Arts
Florissants, en 2003 à Beaune avec Ottavio Dantone ... ), ou
par l'unique enregistrement disponible (dir. Marco Armiliato,
Arkadia, 1993) qui n'avait pas suscité l'enthousiasme. Le
nôtre a été total à Innsbruck. Parce
qu'Alexander Schulin, avec une direction d'acteurs poussée, a
eu la sagesse de ne pas chercher l'excentricité, mais a
dessiné avec finesse le profil et l'évolution de ses
héros. Parce qu'il a su équilibrer la dimension
tragique, souvent bouleversante, avec une bonne composante d'humour.
Parce qu'il a su tenir ainsi constamment notre attention - et notre
émotion - dans ces quelque trois heures quarante de musique,
sans un instant d'ennui, ni même de baisse de tension. Parce
qu'il a été servi au mieux par les beaux costumes et
l'habile décor, bien éclairé, d'Alfred Peter,
ouvrant sur un cadre architectural inspiré du
Théâtre Farnèse de Parme, mais placé sur
plateau tournant et dévoilant progressivement son revers,
comme se dévoile l'humanité de personnages qui peuvent
paraître d'abord de convention ...
Parce que le plateau est
superbe et sans failles, de l'Aristea confirmée de Raffaella
Milanesi à la puisssante, chaleureuse et tragique Argene de la
jeune Ann-Beth Solvang. Parce que Markus Brutscher donne au
rôle secondaire d'Aminta, une qualité de superbe
ténor mozartien. Parce que l'éblouissant Megacle d'Olga
Pasichnyk, dont nous connaissions déjà les talents
scéniques, trouve ici sa pleine mesure. Enfin parce que le
maître d'œuvre et une impeccable Academia Montis Regalis nous
ont donné une haute démonstration de style, dont on
pourra juger à l'enregistrement (un CD est
prévu)."
Festival de Beaune - Cour
des Hospices - 26 juillet
2003 - version de concert - recréation en première
française - Accademia Bizantina - dir. Ottavio Dantone -
avec Anna Bonitatibus, mezzosoprano (Licida), Gemma Bertagnoli,
soprano (Aristea), Rosanna Savoia, soprano (Argene), Masha
Carrera, soprano (Megacle), Sonia Prina, contralto (Alcandra),
Stefano Ferrari, ténor (Clistene), Mark Milhofer,
ténor (Aminta)
Parme - Teatro
Regio - 18, 19 janvier 2003 -
Modène - 24, 26 janvier 2003 - Plaisance (Piacenza) - 2 février 2003 - Reggio Emilia -
28 février, 2 mars 2003 - version revue par Francesco
Degrada et Claudio Toscani - dir. Ottavio Dantone - mise en
scène Italo Nunziata - décors Edoardo Sanchi -
costumes Ruggero Vitrani - avec Stefano Ferrari / Mirko Guadagnini
(Clistene), Gemma Bertagnolli / Roberta Invernizzi (Aristea),
Rosanna Savoia/Stefania Donzelli (Argene), Anna Bonitatibus /
Marcella Orsatti Talamanca (Licida), Patrizia Biccirè /
Masha Carrera (Megacle), Mark Milhofer (Aminta), Sonia Prina /
Marina De Liso (Alcandro)
Montpellier - Opéra Berlioz - 8 mars 1996 - Opéra de Nice - 9 mars 1996 -
Toulouse - Halle aux Grains - 12 mars 1996 - Paris - Théâtre du Châtelet
- 30 mars 1996 - version de
concert - Les Arts Florissants - dir. William Christie - avec
Laurent Naouri, Patricia Petibon, Véronique Gens, Armand
Gavrilides, Yann Beuron, Paul Agnew, Karl Daymond