L'INCORONAZIONE DI POPPEA
 

 

COMPOSITEUR

Claudio MONTEVERDI
LIBRETTISTE

Giovanni Francesco Busenello
 
ORCHESTRE
Chorus & Orchestra of Sadler’s Wells Opera
CHOEUR

DIRECTION
Raymond Leppard
Poppea
Janet Baker
mezzo-soprano
Nerone
Robert Ferguson
ténor
Ottone
Tom McDonnell
baryton
Ottavia
Katherine Pring
mezzo-soprano
Arnalta
Anne Collins
mezzo-soprano
Seneca
Clifford Grant
basse
Fortuna, Drusilla
Barbara Walker
soprano
Virtu, Minervia
Shirley Chapman
soprano
Amore
Elizabeth Gale
soprano
Lucano
Emile Belcourt
ténor
Valletto
John Brecknock
ténor
Damigella
Iris Saunders
soprano
Liberto
Norman Welsby
baryton
Soldato I
Robin Donald
ténor
Soldato II
John Delaney
ténor
Littore
Anthony Davey
basse

DATE D'ENREGISTREMENT
27 novembre 1971
LIEU D'ENREGISTREMENT
Coliseum Theatre - Londres
ENREGISTREMENT EN CONCERT
oui

EDITEUR
Chandos
DISTRIBUTION
Abeille Musique
DATE DE PRODUCTION
24 juin 2010
NOMBRE DE DISQUES
2
CATEGORIE
AAD

en anglais

Critique de cet enregistrement dans :

"Janet Baker en Poppée ? Drôle d'idée, et révélation de ce document inédit. Rapppelons que l'arrangement du Couronnement réalisé par Leppard était créé et enregistré en 1962 à Glyndebourne, John Pritchard animant une production qui allait grandeement participer à la renaissance de l'œuvre sur les plus grandes scènes lyriques. Leppard dirigea par la suite ledit arrangement (aujourd'hui tant décrié pour ses mutilations et son orchestration) à deux reprises : en 1984 à Glyndebourne (DVD Warner) et en 1971 au SadlerWell's Opera de Londres, en anglais, avec Baker dans le rôle-titre. Contre-emploi, pour cette éminente tragédienne que l'on imagine plus volontiers en Ottavia (elle n'a pourtant jamais chanté ce rôle sur scène)? Curieuse incarnation, en tout cas, grandiloquente et autoritaire, guère sensuelle ni insidieuse.

Autour d'elle, un plateau tout aussi inncertain. Robert Ferguson campe un Néron héroïque, sans nuance ni faille. Un baryton empesé écrase le délicat Ottone (originellement écrit pour alto). Barbara Walker est une Drusilla juvénile et aérienne, à qui Leppard confie néanmoins une scène destinée par Monteverdi à la vieille Nutrice. Clifford Grant impressionne en Seneca, mais laisse sa ligne et ses mots ployer sous le vibrato. Seule l'Arnalta enjouée et materrnelle d'Anne Collins (qui offre une suave berceuse) apporte émotion et vitalité à ces chassés-croisés improbables, que Leppard accompagne sans grande attention aux fluctuations rythmiques des chanteurs. Mise en place imprécise, fausses notes au clavecin et à la harpe : on l'aura compris, seuls les inconditionnels de Janet Baker s'aventureront ici. Au risque d'être déçus par leur idole."

 

 

 

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