La Guirlande ou
Les Fleurs
enchantées,
opéra-ballet en un acte, sur des paroles de Marmontel,
représenté à l'Académie royale de
musique, le 21 septembre 1751, précédé des
Génies tutélaires,
de Rebel et Francoeur, et de l'acte
des Sauvages, extrait des Indes
galantes. Il n'y eut que quatorze
représentations.
La distribution (un dessus, un
haute-contre, une basse) réunissait : Jélyotte
(Mirtil), Mlle Fel (Zélide), Person (Hilas).
Ballets : Bergers et
Bergères (avec le couple Vestris), Pastres et
Pastourelles.
Reprise à la Cour en 1752
et 1753, associé à Zélindor, roi des Sylphes, de Rebel et Francoeur, et à Pygmalion.
La Guirlande fut reprise à nouveau, dans le cadre de
Fragments, le 20 juillet 1762, avec le Prologue et l’Acte des
Sauvages des Indes
Galantes. Ce qui faisait dire
à Bachaumont : On ne peut
s’empêcher d’être surpris de l’imbécillité
des directeurs, qui vont remettre ce dernier acte (La Guirlande),
bafoué dans son principe, quoiqu’il fut joué par
Geliotte. Quel succès en pouvoir attendre aujourd’hui ?
Il ajoutait : Les Fragments n’ont pas été fort
célébrés aujourd’hui. Il n’y avoit personne. Ils
ont été très mal remis, et joués d’une
façon infâme : des acteurs à faire mal au coeur :
sans Mlle Le Mierre, on n’auroit pu y tenir. Rien de nouveau dans les
danses.
L’Acte de la Guirlande est
ingénieux, mais il finit mal. Il ne mérite pourtant pas
le traitement rigoureux qu’il a toujours essuyé. On ne sait
pourquoi le public l’a si fort mal accueilli cette fois : On ne peut
s’empêcher de citer à ce propos une anecdote
singulière. On a déjà dit que les paroles
étaient du sieur de Marmontel : En 1751, qu’on le jouait, ce
poète eut occasion de prendre un fiacre : c’étoit un
jour d’opéra ; son chemin étoit de passer devant le cul
de sac. Il dit : Cocher (craignant l’embarras) évite le Palais
royal. — Ne craignez, Monsieur, reprit le rustre ingénu, il
n’y a pas trop de tumulte, on donne aujourd’hui la Guirlande.
Argument
:
"Berger et
bergère se sont juré fidélité en tressant
des guirlandes magiques qui ne se faneront qu'à l'incartade de
leur artisan. Myrtil ne résiste pas à Amaryllis ;
Zélide soulève l'imposture en découvrant la
guirlande que son amant a déposée sur l'autel de
Cupidon dans l'espoir qu'elle refleurisse. Amoureuse magnanime, elle
y subtilise la sienne et avoue à Myrtil une trahison qu'elle
n'a pas commise. Comme celui-ci refuse de la condamner, Cupidon sauve
leur amour : les fleurs de la guirlande fanée
s'épanouissent." (Ramifications)
Vienne -
Kammeroper - 29 avril, 3, 6, 8, 10, 13, 15, 17, 20, 22,
24, 27, 29, 31 mai, 3 juin 2008 - dir. Bernhard Klebel - mise en
scène, chorégraphie Giorgio Madia - décors,
costumes Cordelia Matthes - lumières Harry Michlits - avec
Diana Higbee (Zélide), Erik Leidal (Myrtil), Michael
Havlicek (Hylas) - première audition en Autriche
Opéra du
Rhin - Mulhouse - 22, 25 octobre 1983
- Colmar - 3 novembre 1983
- Strasbourg - 22 novembre 1983 - Orchestre symphonique du
Rhin-Mulhouse - Choeurs de l'Opéra du Rhin - dir. Charles
Farncombe - avec Anne-Marie Blanzat (soprano), Duisit, Jean
Nirouet (contre-ténor), Francis Dudziak (ténor),
Bru
Paris - Schola
Cantorum - 22 juin 1903 -
première exécution d'une oeuvre de Rameau au
XXe siècle. C'est pendant cette
représentation qu'un spectateur se leva et proclama
"Vive Rameau, à bas Gluck
!", proclamation reprise par
Debussy dans son Monsieur Croche,
antidilettante.