opéra-ballet dans le style français -
1638 - livret seul conservé - partition perdue
Compositeur allemand, figure majeure de la musique
baroque allemande au XVIIe siècle. Né
à Köstritz (Saxe), il fut l'élève, à
Venise, du compositeur italien Giovanni Gabrieli, entre 1609 et 1612.
De 1617 jusqu'à sa mort, il fut maître de chapelle
à Dresde. Pendant la guerre de Trente Ans (1633-1645), il se
retira à la cour de Copenhague. Après une vie
d'errance, il mourut à Dresde en 1672.
Fortement influencé par le compositeur Claudio
Monteverdi lors d'un séjour en Italie, en 1628, Schütz
sut admirablement combiner l'art de la musique italienne (les chœurs
multiples de Venise, l'utilisation de groupes d'instruments et de
groupes vocaux en écho et, bien sûr, l'opéra)
avec la polyphonie allemande de la Renaissance. Son œuvre fut le
point de départ de l'ensemble de la musique religieuse
allemande de l'âge baroque. Parmi ses œuvres vocales les plus
importantes, on trouve les Symphoniae Sacrae (1629, 1647 et
1650), les Kleine geistliche Konzerte (1636 et 1639), des
motets, des oratorios et les trois Passions austères
écrites à la fin de sa vie (1664, 1666, 1668).
Schütz étendit considérablement
l'éventail des formes de la musique sacrée allemande en
y introduisant, au-delà des motets et des messes
traditionnelles, des formes originales comme les grands psaumes, avec
accompagnement instrumental, dans le style vénitien (les
Psaumes de David, 1619), des œuvres de formes combinées
comme les Musikalische Exequien (1636), écrites pour
les funérailles du prince Heinrich Posthumus de Reus, des
œuvres vocales pour solistes utilisant le nouveau style monodique
développé par l'opéra italien (Symphoniae
Sacrae) et des œuvres sacrées narratives, et dramatiques,
comme la Résurrection (1623) et les trois Passions. Son
évolution stylistique au cours de ses quelque soixante
années d'activité, des œuvres modernistes et
somptueuses de son apprentissage vénitien à la
simplicité de ses dernières œuvres, comme le
Magnificat (1671) chanté en allemand, montre bien la
voie qu'allait prendre la musique sacrée allemande au XVIIIe
siècle, pour mener aux magnifiques cantates et passions de
Jean-Sébastien Bach. (Encyclopédie Microsoft
Encarta)