TESEO

COMPOSITEUR

Georg Friedrich HAENDEL
LIBRETTISTE

Nicolas Haym, d'après Philippe Quinault
 
ORCHESTRE

Staatsorchester Stuttgart
CHOEUR

DIRECTION

Konrad Junghänel

Teseo

Franco Fagioli

contre-ténor

Medea

Helene Schneiderman

mezzo-soprano

Agilea

Jutta Böhnert

soprano

Egeo

Kai Wessel

contre-ténor

Clizia

Olga Polyakova

soprano

Arcane

Matthias Rexroth

contre-ténor

Prêtre de Minerve

Mark Munkittrick

baryton

DATE D'ENREGISTREMENT

2 - 14 mai 2009

LIEU D'ENREGISTREMENT

Stuttgart - Staatsoper

ENREGISTREMENT EN CONCERT

oui

EDITEUR

Carus

DISTRIBUTION

Distrart

DATE DE PRODUCTION

27 novembre 2009

NOMBRE DE DISQUES

3

CATEGORIE

DDD

Critique de cet enregistrement :

"Tardivement redécouvert, le troisième opéra londonien de Haendel (1712) est l'un des moins enregistrés. Il faut dire que l'oeuvre déconcerte. De par son livret, tout d'abord, le seul du répertoire handélien à être divisé en cinq actes : traduit du Thésée (1674) de Quinault, mais privé des divertissements servant d'ossature à la tragédie lyrique, il avoue son inanité, avec ses deux rôles surnuméraires (Clizia et Arcane) et une situation qui n'évolue pas (Médée se voit contrainte à éructer pendant trois actes). La dramaturgie seria n'étant pas ici de mise, la loi de l'"air de sortie" n'est pas respectée et le même personnage se voit souvent amené à chanter plusieurs airs successifs, qui conservent le petit format de l'ariette française. Si la ligne vocale paraît encore anguleuse (le bel canto de Haendel n'atteindra sa plénitude qu'à partir d'Amadigi, en 1715), la parure orchestrale en est plus colorée que dans la plupart des opéras à venir et les bois (particulièrement le hautbois, associé à Médée) y sont employés de façon inventive.

L'ouvrage exige donc beaucoup de soins pour livrer tous ses effets - ce dont téémoigne, par défaut, cette production, qu'on se gardera de comparer terme à terme à celle, flamboyante, de Minkowski (Erato, 1992, qui pâtit seulement d'un montage asphyxiant). Faisons la part du direct : en studio, on aurait sans doute corrigé bien des décalages et autres cadences grotesques. La direction de Junghanel gaagnerait à plus de largeur, de générosité, mais, telle quelle, sonne naturelle dans les récits (moins survitaminés que chez Minkowski), probante en ce qui regarde les tempos. Néanmoins, le studio ne suffirait pas à conférer caractère et sensualité à un orchestre médiocre, comme à des solistes, qui vont de l'inacceptable (Polyakova) au simplement correct (Schneiderman ne chante pas mal mais où sont les couleurs, les passions de Médée ?). Faisons exception pour Fagioli, timbre terni, diction peu convaincante mais tessiture impressionnnante, qui réussit quelques beaux éclats (" S'armi il lato ,,) - et se voit restituer, ainsi qu'Arcane, un air coupé par Minkowski (en revanche, nombre de da capo passent à la trappe). Au détriment de Teseo, parent pauvre de la discographie, la preuve est à nouveau faite : une soirée passable ne fait pas un disque nécessaire."

 

 

retour page d'accueil