IL TEUZZONE

COMPOSITEUR

Antonio VIVALDI
LIBRETTISTE

Apostolo Zeno
 
ORCHESTRE
Orchestra dell'Opera Barocca di Guastalla
CHOEUR

DIRECTION
Sandro Volta

Troncone
Mauro Pagano
ténor
Teuzzone
Maurizia Barazzoni
soprano
Zidiana
Fernanda Piccini
alto
Zelinda
Susanna Bortolanei
alto
Cino
Angelo Manzotti
sopraniste
Sivenio
Marcello Lippi
basse
Egaro
Andrea Favari
basse
Argonte
Mauro Pagano
ténor

DATE D'ENREGISTREMENT
1996
LIEU D'ENREGISTREMENT
Teatro Communale "Ruggeri" - Guastalla - Italie
ENREGISTREMENT EN CONCERT

EDITEUR
Brilliant Classics
DISTRIBUTION
Abeille Musique
DATE DE PRODUCTION
26 avril 2007
NOMBRE DE DISQUES
3
CATEGORIE
DDD

Critique de cet enregistrement dans :

"Pudiquement ignoré lors de sa sortie chez Tactus (1996), ce Teuzzone par Sandro Volta réussit l’exploit de rester, apres tant d'enregisirements modestement servis, la plus mauvaise restitution d’un opéra de Vivaldi jamais proposée. La distribution calamiteuse et la faiblesse insigne du plateau instrumental rendent désespérée toute tentative d’appréciation sereine de cet étrange livret d’Apostolo Zeno, dont l’action pittoresque se situe dans la Chine antique.

Avec Il Teuzzone, son premier opéra donné à la cour de Mantoue en 1719, le Rosso fait le bilan de son ” premier style vénitien “ en pillant sans vergogne ses oeuvres précédentes, réduit l’accompagnement des airs aux seules cordes (rien à voir avec Tito Manlio, acte fondateur de son nouveau langage conçu quelques mois plus tard), mise stratégiquement sur l’exotisme alla moda pour faire oublier l’indigence des moyens. Pari risqué... mais entièrement réussi. Teuzzone est un des opéras qui tient le mieux la route — même scéniquement —, comme peut en juger le mélomane aux nerfs solides, à même de découvrir derrière ce qu’il entend ce qu’un Alessandrini pourrait en faire. Volta, lui, triche. Aucun des instruments obligés colorant les airs, complaisamment ajoutés à la trame originale, n’est authentique. A réserver aux inconditionnels."

"Alors que se répandait en Europe la mode de la chinoiserie artistique – Voltaire n’y échappa pas, ainsi que les grands porcelainiers et ébénistes –, Vivaldi en fut de sa contribution avec Il Teuzzone de 1719. Certes, l’exotisme donne lieu à d’hilarantes absurdités, à commencer par les noms des protagonistes (Troncone, Argonte, Teuzzone, Zidiana, Zelinda, Sivenio, Egaro et Cino !), dans des situations dramatico-bouffonnes dans lesquelles la Chine n’a de chinois que le nom. En réalité, le sujet oriental est uniquement prétexte à grand spectacle, mais aussi à infiniment de belle musique.

Plusieurs airs, de vrais petits bijoux, sont ornés de la sonorité de tel ou tel instrument additionnel : deux flûtes pour l’un, mandoline pour l’autre, basson (un extraordinaire morceau de bravoure dans lequel le baryton et le basson jouent, sans aucun accompagnement, à l’unisson de bout en bout !), timbales, diverses cordes concertantes, cordes solo en sourdine sur pizzicati (quel effet extraordinaire…), hautbois et trompettes etc. Ce déluge d’airs, de mélodies, de thèmes, d’inventions, de surprises et d’instrumentations géniales – il y aurait assez de matière pour écrire quarante concertos –, est un vrai bonheur. À quand ce chef-d’œuvre sur scène ?"

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